Lorsque le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a déclaré : « La maison, c’est moi. », la comparaison est restée en tête de Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement à IG Gestion de patrimoine. Un casino, c’est vraiment la maison, parce que les mathématiques favorisent de manière structurelle le casino. Or, le Trésor américain joue plutôt les rôles d’émetteur, de débiteur, d’agent de refinancement, de régulateur et, occasionnellement, d’acheteur, ce qui n’a rien à voir avec celui d’un croupier. Ainsi, peu importe le rôle, l’objectif est le même : environ trente mille milliards de dollars de titres de créance du gouvernement doivent se retrouver entre les mains, à savoir au bilan, de quelqu’un d’autre. Pierre-Benoît explique pourquoi le Trésor a bien plus besoin du marché que le marché a besoin du Trésor, pourquoi le programme de rachat ne réglera pas le véritable problème et pourquoi le marché obligataire parie que Bessent perdra.