Les Matins Jazz

Les Matins Jazz

By Laure Albernhe et Mathieu BeaudouMusic
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Les Matins Jazz episodes

  • Un titre posthume de Jazz Master pour Harold Mabern?
    Il le mériterait, en tout cas. C'est aussi ce que pense le centre culturel Harlem Cultural Archives, qui appelle la communauté jazz à se mobiliser autour d’une pétition en ligne. Il faut dire que le pianiste qui nous a quittés en 2019 présente toutes les qualités pour se voir attribuer ce prix par le National Endowment for Arts, avec sa centaine d'enregistrements en tant que sideman des plus grands mais aussi en tant que leader et enseignant peu conventionnel : "Quand vous vous impliquez dans le jazz, (…) être musicien vous apprendra à prendre des décisions dans la vie réelle."
    A part ça, dans ces Matins Jazz, on s'intéresse au sort de ces salariés américains d'Amazon qui cherchent à se syndiquer en Alabama, on attend avec impatience la nouvelle saison de la série "Genius" autour d'Aretha Franklin, on revit le chouette moment live passé hier dans Déli Express avec le pianiste Omar Sosa, et on découvre l'une des pianistes japonaises au programme de l'East Coast Jazz Fest qui occupe Jazzlive toute la semaine.
    19 min
  • Des réparations sonnantes et trébuchantes à Evanston
    La petite ville d'Evanston située sur les bords du lac Michigan aux Etats-Unis souhaite mettre en place des réparations financières concrètes à sa communauté africaine-américaine. Ce geste reconnaît les conséquences économiques directes de l’esclavage et  la ségrégation raciale sur les populations noires. La mairie souhaite donc apporter un support financier d’aide au logement. On en parle dans ces Matins Jazz, où on évoque aussi le forum en ligne proposé par l'Unesco à l'occasion de la Journée Internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.
    On se souvient du pianiste Freddie Green et de la bande originale qu'il a composée pour la pièce et le film The Connection. On s'inquiète pour les problèmes que connaït le club new yorkais le Smalls, mais on se réjouit de pouvoir revivre toute la semaine l'East Coast Jazz Festival.
    14 min
  • Des réparations sonnantes et trébuchantes à Evanston
    La petite ville d'Evanston située sur les bords du lac Michigan aux Etats-Unis souhaite mettre en place des réparations financières concrètes à sa communauté africaine-américaine. Ce geste reconnaît les conséquences économiques directes de l’esclavage et  la ségrégation raciale sur les populations noires. La mairie souhaite donc apporter un support financier d’aide au logement. On en parle dans ces Matins Jazz, où on évoque aussi le forum en ligne proposé par l'Unesco à l'occasion de la Journée Internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.
    On se souvient du pianiste Freddie Green et de la bande originale qu'il a composée pour la pièce et le film The Connection. On s'inquiète pour les problèmes que connaït le club new yorkais le Smalls, mais on se réjouit de pouvoir revivre toute la semaine l'East Coast Jazz Festival.
    19 min
  • Parabéns, Eliane Elias!
    J’ai vraiment eu beaucoup de chance quand j'ai commencé. J’ai eu l’opportunité de travailler avec certains des plus grands compositeurs qui ont créé la bossa nova. Quand j’avais 17 ans j’étais entourée par Jobim, je travaillais avec Vinícius de Moraes et Baden Powell, des gens qui partagaient une vision de la vie qui était simplementincroyable. J’accompagnais le guitariste Toquinho et Carlos Lyra, qui était aussi un formidable compositeur. J’évoluais dans ce milieu, en étant témoin de la création de tant de musique.
    Il y a eu cette scène et tout ce que j’ai préparé moi-même en tant que jeune musicienne, pour devenir pianiste de jazz avec, avec des influences multiples en étudiant des pianistes comme Art Tatum, Bud Powell, Bill Evans, Oscar Peterson, même Keith Jarrett et Herbie Hancock. Je veux dire que c’est une partie de moi, le jazz,  mais l’autre partie, c'est la musique brésilienne  qui fait partie de mon ADN, j’ai grandi avec elle."
    Aujourd'hui, on fête les 61 ans de la pianiste et chanteuse Eliane Elias, qui se souvient de ses jeunes années brésiliennes. On se prépare aussi ce week-end, pour une nuit blanche de jazz avec l'East Coast Festival, on salue le bassiste des Headhunters Paul Jackson, dont on vient d'apprendre la disparition, et enfin, on essaye d'en savoir davantage sur le projet opératique de Wayne Shorter avec Esperanza Spalding.
    14 min
  • Little Louis, l'enfance résiliente de Louis Armstrong
    A l'occasion du 50e anniversaire de la disparition de Louis Armstrong (qui va correspondre à quelques semaines près au 120e anniversaire de sa naissance), les éditions Le mot et le reste ont la bonne idée de rééditer le roman de Claire Julliard sorti il y un an, juste avant le premier confinement. Dans ce "roman vrai", l'écrivaine donne la parole à l'homme vieillissant qui revient sur les premières années d'un Little Louis formidablement résilient.
    Dans les Matins Jazz aujourd'hui, on fête aussi le 70e anniversaire du guitariste américain Bill Frisell, on écoute le journaliste Augustin Trapenard donner un motif musical à l'improvisation de Samuel Strouk, et on accueille comme tous les jeudis le rédacteur en chef du magazine d'art L'Œil, Fabien Simode.
    17 min
  • Indomptable Mae West, qui a imposé Duke Ellington à l'écran
    La comédienne Mae West n'a jamais fait que ce qu'elle a voulu, et elle a toujours su imposer ses choix à l'industrie hollywoodienne qui n'a jamais pu faire pression sur elle. Lorsque la Paramount a voulu l'embaucher, elle a dicté ses conditions et ses émoluments : le salaire du dirigeant augmenté d'un euro. Grande admiratrice de Duke Ellington, elle a imposé le pianiste à l'écran dans le film Belle of the Nineties. Malgrél es résistances liées à la ségrégation raciale, elle est arrivée à ses fins. Comme toujours. Cette femme libre est au cœur du documentaire "Mae West, une star sulfureuse", à voir sur Arte jusqu'au 5 avril.
    Dans ces Matins Jazz, on entend aussi Spike Lee, heureux et impatient de présider le jury du prochain Festival de Cannes, on s'intéresse à la campagne artistique lancée par l'Académie des Oscars, on prend date pour les concerts en streaming proposés dès ce week-end par l'Espace Sorano à Vincennes, et on revit celui que nous offert le pianiste Guy Mintus depuis son studio à Tel Aviv.
    14 min
  • Le "Regard Noir" de la comédienne Aïssa Maïga
    "J’ai eu un Oscar, un Emmy Award, deux Tony Awards. J’ai joué à Broadway, Off Broadway, à la télé, au cinéma. Ma carrière est sans doute comparable à celle de Meryl Streep, Julianne Moore ou Sigourney Weaver. Elles ont le même parcours mais je suis loin derrière elle pour ce qui est du salaire ou des opportunités de travail. Très loin derrière elles. Je dois décrocher mon téléphone et on me dit : “Vous êtes une Meryl Streep noire. On vous adore. Personne ne vous arrive à la cheville.” “Ah oui? personne ne m’arrive à la cheville? Alors payez-moi à ma juste valeur!”" déclare l'actrice africaine-américaine Viola Davis, dans le film d'Aïssa Maïga et Isabelle Siméoni, "Regard noir". Ce regard, les deux réalisatrices le portent sur un monde du cinéma où le taux de mélanine est inversement proportionnel au nombre d'opportunités. Elles ont rencontré des acteurs et des actrices noir.e.s de France, d'Angleterre, du Brésil et des Etats-Unis, qui, chacun rapportent leur expérience dans le monde propfessionnel… C'est un film intelligemment fait à découvrir dès ce soir sur Canal+.
    A l'opposé de ce doc avec de nombreux intervenants, "Living With Imperfection" est un film qui nous fait rentrer dans la pensée et dans l'intimité d'un pianiste rare et seul à l'écran, un documentaire non pas "sur" Ran Blake, mais "avec" Ran Blake, à découvrir aujourd'hui et demain dans le cadre du festival "Cinéma du réel".
    Enfin, dans ces Matins Jazz, on lit ensemble une tribune publiée dans le quotidien Le Monde par l’ancien premier ministre, président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, Jean-Marc Ayrault : « La mémoire de l’esclavage et de la colonisation n’est pas une autoflagellation mais un processus sain et nécessaire »
    11 min
  • L'influence des solos de Max Roach sur le flow du rappeur Notorious BIG
    Mort à 24 ans après avoir enregistré deux albums studio seulement (dont un sortira juste après sa mort), Christopher Wallace, alias Notorious B.I.G., s’est hissé au rang de légende du rap. Le documentaire "Biggie : I got a story to tell" disponible sur Netflix revient sur le parcours fulgurant de ce jeune homme surdoué, qui avait fréquenté lorsqu’il était tout jeune Donald Harrison Jr. Le saxophoniste de jazz explique que lorsqu’il était jeune musicien dans le quartier où vivait BIG à Clinton Hill (NYC), il a voulu l’aider comme il avait été aidé lui-même par ses aînés, en lui transmettant sa passion du jazz : “Je voulais mettre BIG au jazz, tellement il était doué (…) Ensemble, on a travaillé à appliquer l’équivalent de la caisse claire dans le bebop dans le rythme d’un texte de rap. On a écouté Max Roach avec Clifford Brown. Max a une façon très mélodieuse de jouer de la batterie. Il transforme le rythme en mélodie. Si on ralentit un peu et qu'on ajoute des paroles, on remarque que Notorious B.I.G. accentuait ces notes et ces rimes d’une façon qui fait ressortir les qualités subtiles d’un solo de bebop. C’est incroyable.”
    Dans ces Matins Jazz, on vit la folle et tragique aventure du compositeur de musiques de films Michel Magne, au cœur de la formidable BDstrong> "Les amants d'Hérouville - Une histoire vraie" (Ed. Delcourt), on découvre le titanesque projet du contrebassiste new yorkais William Parker et on découvre des figures oubliées de l'abolitionnisme dans le magazine Géo.
    12 min
  • Des archives qui tournent la tête à la Nouvelle Orléans!
    C'est une mine d'infos et de curiosités, de quoi occuper nos longues soirées de couvre-feu et autres week-ends confinés : le New Orleans Jazz Museum met sa collection en ligne et en accès libre. 13 765 documents, en tout, dont de nombreuses photos et même des enregistrements, à découvrir là et là.
    br />A part ça, c'est demain le début du 23e Printemps des Poètes, ce soir sur France 5 la diffusion du spectacle chorégraphique "La Ronde" de Boris Charmatz… On se penche sur les 318 personnalités proposées par le gouvernement pour illustrer la diversité de la France, on se souvient du bon temps des cassettes audio (bye bye à leur inventeur) et on s'intéresse à la démarche de l'économiste africaine-américaine Nina Banks. Tout ça, c'est dans le podcast :-)
    15 min
  • Les photos de Jean Depara et la rumba de Franco à Kinshasa
    Dans les années 50, le chanteur zaïrois Franco a invité le photographe Jean Depara à le suivre dans les boîtes et les clubs musicaux de Kinshasa, où il a très élégamment documenté l'avènement de la rumba congolaise. Ces photos, on peut les voir à la galerie Magnin-A, à Paris, dans le cadre d'une carte blanche offerte à Omar Victor Diop. L'exposiion "Héritage" est à visiter jusqu'au 8 mai. 
    On parle d'art, donc, comme tous les jeudis dans les Matins Jazz, et notamment entre 8h et 9h avec le rédacteur en chef du magazine L'Œil, Fabien Simode.
    Mais en ce 11 mars 2021, on célèbre aussi le génial bandonéoniste argentin Astor Piazzolla à l'occasion du centenaire de sa naissance, en écoutant des extraits des confidences que sa fille a enregistrées et qu'on peut entendre dans le formidable documentaire "Astor Piazzolla, tango nuevo" à voir sur la plateforme d'Arte. Et on salue le courage du pianiste italien Stefano Bollani pour avoir enregistré son dernier album sur scène, album de tango (avec une étonnante version de "Libertango") à Buenos Aires, où le tango est presque une religion! "El Chakracanta" sort le 26 mars.
    17 min

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