durée : 00:01:52 - **Cette fois ci, on part en direction de Melun, dans la Seine\-et\-Marne, à 40 kilomètres au sud\-est de Paris, dans un méandre de la Seine, à la convergence de petites vallées, à Vaux\-le\-Pénil, Vaux orthographié, v a u x, c’est le pluriel de val ?**
Exactement, et vous l’avez fort bien dit, Vaux\-le\-Pénil, à proximité des plateaux de la Brie, se trouve légèrement vallonné, grâce d’abord bien sûr à la vallée imposante de la Seine, mais aussi grâce à des petites rivières comme l’Almont, affluent de la Seine sur sa rive droite et qui s’y à Melun, ou comme la Noue, également affluent de la Seine, fort court puisqu’il ne dépasse pas 7 km, mais suffisant pour marquer le relief. Au départ, la commune prend le nom de Vaulx, avec un x, premier pluriel de val, précisément Vaulx\-à\-Pény, selon cette ancienne formule aujourd’hui fautive, vaulx à quelqu’un, Pény étant en fait le nom du propriétaire du château médiéval de 1050 à 1530\. Ce nom même de Pény, qui allait devenir pénil, est aussi curieusement associé à un relief, puisque il est issu d’un temple élevé en l’honneur de Jupiter, qu’on appelait Jupiter Penninus, en se référant aux Alpes dites pennines, temple installé au confluent des trois vallées sur une petite colline. On est évidemment assez loin d’un pic des Alpes !
**Ce qui ne paraît pas évident, de fait quand on ne vit pas à Vaux\-le\-Pénil, c’est le nom qu’en porte les habitants ? Pas les Alpins ?**
Le gentilé – c’est ainsi qu’on appelle le nom spécifique des habitants d’une ville – est de fait impossible à deviner, ce sont les Pénivauxoix, en un mot. Qui ont su accueillir de belles personnalités en leur château, d’abord une citadelle protégeant Melun, puis un château reconstruit sous la Renaissance, où s’installa Joffre au moment de la Bataille de la Marne. Et pendant un temps, il abrita aussi un musée consacré au surréalisme grâce à Pierre Argilet, dans le sillage d’un Pénivauxois de quelques jours aux superrrrbes moustaches. Vous devinez qui ?
**Salvador Dali ?**
Tout juste !