durée : 00:01:58 - **Ce matin, cap sur une commune du Val\-d’Oise, sur la rive gauche de l’Oise, à 30 kilomètres au nord\-ouest de Paris, nous sommes à Éragny qui fait partie de la ville nouvelle de Cergy\-Pontoise, Éragny qu’on appelle aussi souvent Éragny\-sur\-Oise, pourquoi ?**
Parce qu’existe aussi Éragny\-sur\-Epte dans les Hauts\-de\-France comme on dit maintenant, l’Epte étant une rivière qui marque la limite entre la Normandie et l’Île\-de\-France. Notre Éragny en Île\-de\-France domine l’Oise, sur une falaise exposée au nord. Tout a commencé par un petit village alors appelé Ériginy. Il prend son essor avec Jean puis François d’Alesso, gouverneur général des Antilles, dont les biens seront confisqués sous la Révolution. Mais arrive au XIXe siècle à Éragny une autre forte personnalité : Bernardin de Saint\-Pierre. Il est l’auteur du célèbre roman Paul et Virginie, qui se situe à l’Île Maurice. Le village n’a encore que cinq cents habitants à la fin du XIXe mais le chemin de fer, une carrière et une papeterie vont le revivifier avant le développement propre à la ville nouvelle. Et en moins de vingt ans, on s’approchera de 20 000 habitants.
**Des habitants qui s’appelle comment ? Et au passage d’où vient d’ailleurs le nom d’Éragny.**
Eh bien tout simplement des Éragniens. Quant au nom de la ville, ce sont les premiers habitants regroupés autour de la fontaine gallo\-romaine qui ont donné ce nom au lieu, appartenant à un certain Herennus, d’après l’Abbé Lebeuf. Et, pour revenir à Bernardin\-de\-Saint\-Pierre, qui passa au Presbytère les dix dernières années de sa vie, la présence de ce grand voyageur, botaniste, écrivain, est valorisante parce que somme toute ce fut un des premiers à s’occuper de la conservation de la nature. Éragny peut par ailleurs être fier qu’un paquebot porte le nom de cet écrivain, parce qu’il fait indirectement voyager la ville dans le monde entier.