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L'hétéronormativité qui consiste à considérer l'hétérosexualité et la cis-identité comme étant la norme est un concept qui a un impact important sur la vie des personnes LGBTQ+ en général, mais en particulier sur celles qui appartiennent à des minorités. Les personnes LGBTQ+ noires sont souvent confrontées à des formes spécifiques de discrimination et d'oppression en raison de l'intersection de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre et de leur appartenance à une minorité raciale. L'intersectionnalité est une approche qui reconnaît que les différentes identités et formes d'oppression (telles que le sexe, la couleur de peau, la classe sociale, l'orientation sexuelle, etc.) se chevauchent et interagissent pour façonner l'expérience vécue par les individus.
Dans les communautés noires, il existe souvent une forte pression pour se conformer aux normes de genre et d'orientation sexuelle hétéronormatives, ce qui peut conduire à la stigmatisation et à l'exclusion des personnes LGBTQ+. Il est important de comprendre l'impact de l'hétéronormativité sur les personnes LGBTQ+ noires et de travailler à la création de communautés inclusives qui reconnaissent la diversité des identités et des expériences de chacun. Cela implique de lutter contre la stigmatisation et la discrimination envers les personnes LGBTQ+ noires, de promouvoir l'éducation et la sensibilisation à la diversité des identités de genre et d'orientation sexuelle, et de travailler à l'élimination des barrières structurelles qui entravent l'égalité des chances pour tous.
Jennyfer, Rébecca et Yocaste partagent avec nous leurs expériences.
Le sexe est une partie intégrante de la vie humaine et il est important de comprendre comment il affecte notre vie quotidienne et nos relations. Notre rapport au sexe est influencé par de nombreux facteurs tels que notre éducation, nos expériences de vie, notre culture, notre environnement social, nos croyances religieuses et nos orientations sexuelles. L'éducation sexuelle que nous avons reçue que soit à l'école ou à la maison peut jouer un rôle important dans la façon dont nous percevons le sexe et la sexualité.
Il est important de discuter de la manière dont les individus construisent leur rapport au sexe, y compris les attitudes, les croyances, les comportements et les expériences sexuelles. Cela peut aider à comprendre comment les relations intimes se développent, ainsi que les problèmes liés au sexe et les défis auxquels les individus peuvent être confrontés.
Pour en parler, Marcy docteur en médecine reconvertie sur les questions autour du sexe qui partage son approche qui lui a permis de s'affranchir des injonctions de notre société.
Art, Yuri et Bueno avec Marcy, explorent les différentes dimensions du rapport au sexe, les facteurs qui influencent notre relation au sexe, ainsi que les conséquences de cette relation sur notre vie quotidienne et nos relations.
Instagram invitée : @MarcyPondi
Image illustrée par @dream1.day inspirée de @sirblondin
La société classifie tout pour sa compréhension. Malheureusement cela peut engendrer des discriminations dès lors que les LGBT ne s'identifient pas dans les cases dans lesquelles elles sont attendues mais surtout lorsqu'il existe des ambivalences.
Se dire bi est peut être la façon de vivre sa sexualité qui suscite le plus de curiosités, parce qu'elle chamboule les classifications. Les bi se revendiquent pourtant une plénitude en variant leurs relations. Fred et Lirlaine nous parlent de leur identité avec leur propre définition aux micros de Art, Yuri et Bueno.
Quand Alan et Quentin, deux jeunes bruxellois, d'origine congolaise, se rencontrent, une conjonction exceptionnelle de facteurs favorables se dressent devant eux. L'évidence d'une forte affinité sentimentale: deux âme-sœurs. L'amour se fait très vite un chemin dans leur vie. Comme une implosion, ce même amour qui provoque à oser tout et les rend capable de tout; même leur coming-out jusqu'ici très redouté et repoussé à tout propos. Ils vont affronter leur famille et ami(e)s; Chacun voulant se délester de la charge mentale qu'est le coming-out marquant ainsi un renouveau pour la vie qu'ils se souhaitent. Cela sans compter, sur les attentes de leur famille et de celles de la communauté afro surtout après avoir exposé leur couple sur les réseaux sociaux.
L'amour noir étant très peu représenté dans la société, comment se construire à deux quand on est gay ? Le rejet devient une constante avec laquelle il faut vivre dans un monde ou être gay noir est un double engagement. Alan et Quentin racontent leur histoire si attachante et avec beaucoup de sincérité aux micros de Art, Yuri et Bueno.
Depuis plusieurs semaines, Art, Yuri & Bueno tentent de donner de la voix aux personnes LGBTQ+ noires. Au travers des 4 derniers épisodes, vous avez entendu ces trois ombres interviewer Thierry, Karon, Scott, Candice et bien d'autres.
Mais connaissez vous vraiment nos ombres préférées ?
Art, Yuri & Bueno, se livrent à vous dans cet épisode Bonus.
Un vrai moment d'amitié et de partage vous attend et vous permettra de connaître les dessous de ce podcast né dans le cadre des space sur Twitter.
Scott et Candice, jeunes femmes noires vivant en France portent sur elles les projets dans lesquels elles sont attendues en tant que femme par leur famille, respectivement haïtienne et ivoirienne mais plus généralement par la société. Quand elles s'engagent dans une voie "autre" afin de réconcilier leur féminité et leur sexualité avec leur identité, elles se dressent comme des déviantes. Elles redéfinissent à leur manière une identité lesbienne noire. En effet, le lesbianisme va au delà d'une simple orientation sexuelle. Il intègre un combat, engagé, féministe. Etre une femme, noire définit déjà une intersectionnalité à laquelle s'ajoute leur sexualité. Comment se construire en tant que lesbienne quand on cumule les "minorités"?
Quand on parle de santé mentale on aborde très peu ou avec peu de justesse celle des personnes
LGBT. L'acceptation ou non des autres de sa différence marque une étape importante de la
construction d'une personne LGBT. L'expression de cette différence est perçue comme une déviance
de l'ordre social hétéronormé établi qui empêche de comprendre la diversité afin de créer la
pluralité. Le rejet, s'ajoutant aux questions d'identité nombreuses dont sont déjà confrontées les
LBGT, impacte leur santé mentale. Comment Keila, jeune femme transgenre, ivoirienne et
Makoumèze jeune lesbienne guyanaise se sont construites en tant que femme LGBT noire?
Comment ont elles été impactées mentalement?
Cet épisode évoque la thématique du suicide si cela vous met mal à l'aise n'hésitez pas à arrêter la
lecture et à réécouter plus tard avec une personne de confiance. Voici quelles instances avec une
écoute psychologique permanente : KAZ'AVENIR LGBT (Guyane); Ass. Guyanaise de prévention du
suicide (Guyane); SOS suicide (France); Centre LGBT de votre région; UNAFAM; Collectif psy noires
(gratuit même en Afrique tous les lundi de 21h-22h : 08 05 35 59 97); Hope Trans (Côte d'Ivoire);
Alternatives CI (Côte d'Ivoire); Alternatives-Cameroun (Cameroun).Ces appels sont totalement
gratuits et anonymes.
Le coming out constitue définitivement une étape importante dans l’identité sexuelle du LGBT. Les questions : doit on le faire ? À qui ? Se posent inévitablement. Entre injonction sociétale ou phase terminale de l'acceptation de sa sexualité nos ombres nous racontent leur expérience.
Le thème abordé dans cet épisode permet de mettre en évidence la perception de l'homosexualité dans la culture africaine. En effet, l'homosexualité a toujours été identifiée comme un "produit de société" importé de l'occident. L'histoire nous montre qu'elle a été longtemps présente en Afrique et bien avant la colonisation et l'arrivée des religions.
A travers cet épisode et grâce à nos Ombres du jour nous allons discuter des différents aspects de l'homosexualité en Afrique, d'hier et d'aujourd'hui.
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Art, Bueno et Yuri ont décidé de faire entendre des voix trop souvent étouffées : celles des personnes LGBTQ+ noires, au-delà des lieux d’échange comme les Spaces sur X, où se mêlent et se…
Le podcast s’est imposé comme une nécessité, un espace de parole libre et politique, pensé pour visibiliser des vécus que l’on maintient trop souvent en marge.
Une ombre n’est pas seulement une absence de lumière, c’est un lieu d’effacement.
C’est là que l’on relègue encore des personnes homosexuelles, contraintes de vivre leurs relations, leurs vérités et leurs désirs dans l’invisibilité.
Privées de droits, de reconnaissance et d’une existence pleine, elles évoluent dans des zones que la société préfère ne pas éclairer.
Ce podcast existe pour éclairer ces zones, refuser l’effacement et transformer l’ombre en lieu de lutte, de mémoire et de prise de pouvoir.