Les oubliés d’oncle Jo, à la découverte ou redécouverte d’artistes laissés sur le chemin de l’oubli...
THE ONLY ONE
Avec trois albums en trois ans, la carrière de The Only Ones est expéditive. Ces anglais produisent un rock classique, matinée de punk, de power pop et de hard rock. Au chant Peter Perrett allie le physique de Mick Jagger à la voix de Lou Reed, mais dans une version plus décadente et torturée...
Héritiers d’une certaine vision du psychédélisme et du glam rock dispensé par T. REX ou BOWIE, les Anglais étaient trop intelligents et lettrés pour être punk, mais c’est pourtant là qu’ils étaient étiquetés. Par facilité peut-être, même si ce n’était pas une complète erreur.
Mus à la fois par une sauvagerie semi-contrôlée et un romantisme décadent et glamour, que le crématorium noir du gothique et le charmant hard-rock perçant de SUEDE suivraient très attentivement, ils étaient finalement proches des travaux signés TELEVISION, WIRE, MAGAZINE, BUZZCOCKS, Johnny THUNDERS (qu’ils accompagnaient parfois sur scène) formant cette vague 'art punk', proposant une musique qui n’est pas devenue embarrassante quarante années plus tard, à mi-chemin du power pop et du new wave.