Les oubliés d’oncle Jo, à la découverte ou redécouverte d’artistes laissés sur le chemin de l’oubli... Chaque jeudi, à 17h45
SOCIAL DISTORTION
Au fil de son histoire mouvementée, le groupe de Mike Ness s'est forgé une solide réputation aux côtés de ses congénères de la scène punk rock californienne des années 1980 (Bad Religion, Black Flag, entre autres) avec une dizaine d'albums, naviguant entre punk hardcore et punk teinté de rock-country.
En 1978, Mike Ness, chanteur et guitariste, invite son ami Dennis Danell à rejoindre le groupe de rock qu'il vient de former à Fullerton en Californie. La complicité du duo (qui restera la force créative du groupe sur deux décennies) évince d'autres membres qui ne feront que passer au cours des premières années.
Lorsque sort un premier album, en 1983, Social Distortion est un quatuor qui comprend Brent Liles à la basse et Derek O'Brien à la batterie. Le disque permet à la réputation du groupe de dépasser les frontières californiennes. Mais l'addiction à l'héroïne du chanteur Mike Ness, devenue problématique, contraint « Social D » à une pause de quelques années.
En 1988, Social Distortion revient, signé sur le label Epic. L'album Prison Bound sort, marqué par un virage musical : au punk-rock originel et nerveux, le groupe a ajouté des influences country et rockabilly. La popularité du groupe en est franchement accrue.
En 1996, c'est pourtant cette popularité qui fait que le groupe peut se permettre de revenir au son plus mordant de ses débuts sur l'album White Light, White Heat, White Trash. Après Live At the Roxy (1998), le groupe fait une nouvelle pause. D'une part avec une échappée en solo du chanteur, puis malheureusement avec le décès (due à une rupture d'anévrisme) de l'autre membre fondateur, Denis Daniell, en février 2000.