Les Poésies d’Héloïse

Les Poésies d’Héloïse

By HéloïseKids & Family
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Les Poésies d’Héloïse episodes

  • Sortir de la cage

    Fermer les yeux

    Et revoir ton visage
    Tout près de mes yeux
    Sur cette plage

    Sentir sous mes pieds

    Le sable fin
    Prendre ta main la baiser
    Parfum des embruns

    Ta main ton visage

    Jolis paysages
    Souvenirs de cette plage
    Sortir de la Cage

    Texte et Illustration de Charlotte Hamel.

    2 min
  • Bien placés, bien choisis

    Bien placés, bien choisis,

    Quelques mots font une poésie
    Les mots, il suffit qu'on les aime
    Pour écrire un poème.
    On sait pas toujours ce qu'on dit
    Lorsque naît la poésie
    Faut ensuite rechercher le thème
    Pour intituler le poème
    Mais d'autres fois, on pleure, on rit
    En écrivant la poésie
    Ça a toujours kèkchose d'extrême
    Un poème

    Raymond Queneau

    1 min
  • La petite Lampe

    J’allume à ma fenêtre une petite lampe,

    une petite lampe bleue comme mon cœur
    afin que tous les mots qui traînent dans la nuit

    – les mots perdus, les mots blessés,

    les mots ivres de clair de lune,
    les mots amoureux de la brume,
    les bons mots, les mauvais mots,
    les petits et les gros mots,
    les mots qui volent, qui rampent,
    les mots qui luisent,
    les mots qui chantent,
    les obscurs,
    les délaissés –

    afin que tous les mots de la nuit

    sachent qu’il y a ici, au bord du ciel,
    la maison d’un poète
    qui est prêt à les accueillir
    pour les bercer, les réchauffer,
    les serrer contre son cœur.

    Jean Joubert

    2 min
  • Le Loup et l’Agneau

    La raison du plus fort est toujours la meilleure :

    Nous l'allons montrer tout à l'heure.
    Un Agneau se désaltérait
    Dans le courant d'une onde pure.
    Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
    Et que la faim en ces lieux attirait.
    Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
    Dit cet animal plein de rage :
    Tu seras châtié de ta témérité.
    — Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté
    Ne se mette pas en colère ;
    Mais plutôt qu'elle considère
    Que je me vas désaltérant
    Dans le courant,
    Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,
    Et que par conséquent, en aucune façon,
    Je ne puis troubler sa boisson.
    — Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
    Et je sais que de moi tu médis l'an passé.
    — Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?
    Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère.
    — Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
    — Je n'en ai point.
    — C'est donc quelqu'un des tiens :
    Car vous ne m'épargnez guère,
    Vous, vos bergers, et vos chiens.
    On me l'a dit : il faut que je me venge.
    Là-dessus, au fond des forêts
    Le Loup l'emporte, et puis le mange,
    Sans autre forme de procès.

    Jean de La Fontaine, 1668

    2 min
  • À quoi ça sert, un Poème ?

    À quoi ça sert, un poème ?

    Ça sert à jouer des mots comme on joue de la guitare, de la flûte ou du piano.
    Ça sert à faire savoir qu’on est gai ou qu’on est triste, ou bien d’humeur fantaisiste.
    Ça remplace quelques larmes, ça fait rire ou ça désarme.
    Ça sert à parler de soi, ou bien de n’importe quoi.
    C’est un voyage intérieur, un moyen d’ouvrir son coeur.
    À quoi ça sert, un poème?
    Au fond, ça ne sert à rien,
    mais ça rend la vie plus belle, comme un tour de magicien, un sourire, un arc-en-ciel.
    À quoi ça sert, un poème?
    Ça sert à dire « Je t’aime ».

    Henriette Major

    2 min
  • Printemps

    Poème de Victor Hugo

    Tout est lumière, tout est joie.

    L'araignée au pied diligent
    Attache aux tulipes de soie
    Les rondes dentelles d'argent.

    La frissonnante libellule

    Mire les globes de ses yeux
    Dans l'étang splendide où pullule
    Tout un monde mystérieux.

    La rose semble, rajeunie,

    S'accoupler au bouton vermeil
    L'oiseau chante plein d'harmonie
    Dans les rameaux pleins de soleil.

    Sous les bois, où tout bruit s'émousse,

    Le faon craintif joue en rêvant :
    Dans les verts écrins de la mousse,
    Luit le scarabée, or vivant.

    La lune au jour est tiède et pâle

    Comme un joyeux convalescent;
    Tendre, elle ouvre ses yeux d'opale
    D'où la douceur du ciel descend !

    Tout vit et se pose avec grâce,

    Le rayon sur le seuil ouvert,
    L'ombre qui fuit sur l'eau qui passe,
    Le ciel bleu sur le coteau vert !

    La plaine brille, heureuse et pure;

    Le bois jase ; l'herbe fleurit.
    - Homme ! ne crains rien ! la nature
    Sait le grand secret, et sourit.

    2 min
  • Le Printemps

    Poème de Victor Hugo

    Tout est mystère, tout est gras.

    La licorne au pied diligent
    Attache aux boutiques d’en bas
    Les rondes dentelles d'argent.

    La dégoutante sorcière Gudule

    Mire les globes de ses yeux
    Dans l'étang sordide où pullule
    Tout un monde très crasseux.

    La chose semble, rabougrie,

    S'accoupler à l’espadon vermeil
    L'oiseau chante plein de folie
    Dans un bateau avec Popeye.

    Sous les pois, où tous les fruits poussent,

    Le paon craintif joue en rotant :
    Dans les vers luisants de la mousse,
    Vit le scarabée, bon vivant.

    La plume au jour est sans escale

    Comme un heureux adolescent ;
    Tendre, elle chante dans une chorale
    D'où une odeur de pied descend !

    Tout luit et se dose avec crasse,

    Le poisson sur le seuil ouvert,
    L'ombre qui fuit sur l'eau qui passe,
    Le ciel bleu sur le poteau vert !

    La truite brille, heureuse et pure;

    Le thon jase ; l'herbe fleurit.
    - Saumon ! ne crains rien ! la nature
    Sait le grand secret du requin gris.

    2 min
  • Le Centenaire

    Poème de Louis Delorme

    C’était un arbre centenaire

    Qui ne comptait plus les années :
    Il disait : « À quoi bon s’en faire,
    Je suis mûr pour la cheminée !
    Des feuilles, j’en ai bien trop lu,
    Que pourrais-je savoir de plus,
    Si je passe un printemps encore
    Auprès des autres sycomores ? »

    Alors il a laissé le froid

    Engourdir lentement ses veines
    Et mettre à vif toutes ses peines
    Et clouer ses branches en croix ;
    Heureux d’aimer, mais las de vivre,
    Pour la toute dernière fois
    Il a fleuri dans le grand bois
    Des milliers de perles de givre.

    1 min
  • Libre

    Poème de Claudie Becques

    S’enfuir pour ne garder que les bons souvenirs…

    Quand les premiers frimas se posent sur le cœur,
    Mieux vaut suivre l’instinct des oiseaux migrateurs
    Et déployer ses ailes, décider de partir.

    Choisir de s’exiler pour ne pas déranger…

    Mieux vaut quitter la meute et n’être point fardeau,
    Etre loup solitaire et non chien de traîneau,
    Quand au milieu des siens, on se sent étranger.

    Sur la pointe des pieds, tirer sa révérence

    En se félicitant d’avoir eu tant de chance,
    Dans un dernier regard emporter le meilleur.

    Ne pas se retourner, éviter les regrets,

    N’emporter avec soi que moments de bonheur,
    Aller, sourire aux lèvres, heureux et libéré.

    https://www.facebook.com/Claudie-Becques-1844483248919787/

    2 min

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