Le 21 octobre 2024, au petit matin, le Club Lepic Abbesses Pétanque (CLAP) était délogé du lieu qu’il occupait depuis plus de cinquante ans, sur ordre de la préfecture. Après des mois de lutte (et la constitution d’une ZAD) pour tenter d’inverser le cours des choses, les membres de l’association sportive ont été contraints par les forces de l’ordre de céder le terrain à l’hôtel huppé voisin, qui a obtenu la gestion de cette parcelle sur décision de la mairie de Paris. Le propriétaire de l’hôtel s’est empressé d’investir les lieux, d’y planter son drapeau (au nom du « jardin Junot »), d’y ouvrir un passage vers son établissement, de détruire la buvette du club de pétanque (ces deux interventions sans autorisation), de déménager les coupes, les photos, les affaires personnelles et les souvenirs des anciens occupants. Depuis juillet, nous essayions de comprendre pourquoi la mairie avait pris une décision aussi injuste et impopulaire, quitte à se mettre à dos ses administrés dans un des quartiers les plus emblématiques de Paris. Et quitte à affaiblir les pieux discours sur le sport qui ont accompagné les Jeux olympiques. En termes d’image, il nous semblait qu'elle avait tout à perdre. Nous avons mené notre petite enquête et rencontré différents protagonistes de cette histoire. Aujourd’hui, il est temps de partager quelques-uns de ces moments de lutte, d’espoir et de colère. Avant de pouvoir vous raconter toute l’histoire…
Nadia et Pauline
ps : Selon le CIO, les trois « valeurs olympiques » sont l’« excellence », le « respect » et l’« amitié », tandis que la Charte olympique définit l’olympisme comme une incitation à « encourager l'effort », à « préserver la dignité humaine » et à « développer l’harmonie ».
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