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BASEBALL. Pour les amateurs de baseball, le nom de Miguel Cienfuegos n’est certes pas aussi connu que celui de Steve Green. La nouvelle acquisition du Brock pourrait toutefois vite devenir la coqueluche des partisans de l’équipe… s’il débarque un jour à Drummondville.
Appartenant aux Pirates de Saint-Jean-sur-Richelieu, Cienfuegos a été réclamé par le Brock lors du récent repêchage d’expansion de la Ligue de baseball majeur du Québec (LBMQ). Ne cachant pas son ambition de faire le saut dans les rangs professionnels dès 2021, le jeune lanceur gaucher qui évolue également comme voltigeur n’écarte toutefois pas l’option drummondvilloise dans le futur.
«Je suis fier et excité d’appartenir au Brock. C’est un moment spécial et magique de faire partie d’une nouvelle organisation. Mon but est de jouer dans la Ligue Frontier la saison prochaine, mais si ce projet ne fonctionne pas, je suis ouvert à tout. Le Brock est au courant de mes plans, mais ils m’ont choisi quand même», a affirmé Cienfuegos en entrevue téléphonique.
En février prochain, le talentueux athlète de 23 ans aura l’occasion de démontrer son savoir-faire aux dirigeants des Aigles de Trois-Rivières et des Capitales de Québec lors d’une journée d’essais à Montréal. «Les deux équipes veulent me voir lancer. Mon objectif, c’est de signer un contrat. Je veux monter les échelons du baseball professionnel», a-t-il expliqué sans détour.
Reconnu tant pour son bras canon au monticule que sa puissance au bâton, Miguel Cienfuegos se décrit comme un joueur débordant de confiance et d’énergie sur le terrain.
«Je suis un gars d’équipe. J’aime mes coéquipiers, j’aime les fans… J’aime le monde qui aime le baseball! Je suis une personne positive qui aime ça avoir du fun», a-t-il laissé entendre.
Né à Montréal de parents originaires du Panama, Miguel Cienfuegos a grandi à Laval, où il a découvert le baseball. «Plus jeune, je jouais au soccer, mais je suis vite tombé en amour avec le baseball. D’année en année, j’ai grimpé les échelons et j’ai vu l’impact que j’avais. J’ai vu que j’avais du potentiel dans ce sport, même si j’étais souvent parmi les négligés.»
À l’issue de son passage au sein de l’Académie de baseball du Canada, en 2017, Cienfuegos a été recruté par les Raiders de Northwest Florida State, une équipe de la première division du réseau collégial américain (NCAA). L’espoir professionnel a attiré l’attention de quelques recruteurs, dont ceux des Reds de Cincinnati et des Mariners de Seattle, sans toutefois être repêché par une équipe des ligues majeures.
«Je me vois d’abord comme un lanceur. Dans la NCAA, j’ai été utilisé plus souvent au champ droit. J’ai eu moins de visibilité au monticule. Maintenant, je veux faire ma place comme lanceur dans la Ligue Frontier», a fait savoir celui dont les tirs peuvent dépasser les 90 milles par heure.
Après sa dernière saison dans le circuit junior élite du Québec, en 2019, Miguel Cienfuegos a décidé de faire une croix sur le baseball. Déménagé à Windsor, en Ontario, on l’a alors invité à diriger une équipe mineure.
«Coacher des jeunes m’a vite redonné la passion du jeu. Je m’ennuyais d’être sur un terrain et de jouer. J’ai recommencé à m’entraîner et ça m’a ouvert les yeux : j’ai encore la passion du baseball», a-t-il raconté.
Avant de conclure l’entretien, Miguel Cienfuegos a tenu à transmettre ses salutations aux partisans drummondvillois. «J’espère simplement avoir amené un sourire dans leur journée!», a-t-il lancé en guise de conclusion.
Junior élite (Pirates de Laval)
NCAA (Northwest Florida State College)
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GRÈVE. Faisant face à une stagnation concernant leurs négociations salariales, les employés de GEA Farm Technologies ont décidé d’entamer des moyens de pression et de tenir une ligne de piquetage, mercredi après-midi, sur le trottoir près de l’entreprise située sur le boulevard Saint-Joseph, secteur Saint-Nicéphore.
Toujours sans convention collective depuis le 31 mars 2019, les travailleurs de l’usine spécialisée en systèmes agricoles ont refusé à 88,2% l’offre ferme proposée par leurs supérieurs, le 17 juin dernier. À ce moment, un vote mis en place pour la tenue de moyens de pression a passé à 80,6%. Au moins une centaine d’employés sont attendus sur le trottoir, demain.
Ceux-ci profiteront du moment pour déléguer un représentant de soir puisque GEA a interdit les votes de ce genre sur les quarts de travail après le vote de grève. Par ailleurs, une entente collective sur les clauses normatives (principalement les transferts et abolitions de postes) a été convenue en février dernier au terme de dures négociations.
Cette proposition, mise sur la table le 26 mai 2020, prévoyait une augmentation de 1,25% en 2019, suivi d’un gel salarial pour 2020, d’une autre augmentation de 2% en 2021 et de 2,5% pour 2022 et 2023.
Du côté des travailleurs, ceux-ci veulent maintenir leurs hausses salariales autour de 2,5 à 3% et de continuer à négocier sur un plan de trois ans au lieu de cinq.
«C’était comme ça chez GEA depuis des années. En 2019, l’entreprise a fait des profits records et veut nous verser que 1,25%. C’est inacceptable. Pour le gel salarial, ils ont justifié cela par l’effet de la COVID-19. Mais quand on regarde GEA sur les sites de bourse, on prévoit que le marché va stagner ou diminuer légèrement. On n’est pas fou, car on voit qu’il y a une certaine baisse, mais pas au point de geler nos salaires. Et 2% pour 2021, ce n’est pas la normalité, ici», a déclaré le représentant du regroupement des travailleurs, Richard Poulin.
Pour l’instant, aucun autre moyen de pression n’est prévu au calendrier, mais M. Poulin ne ferme pas la porte à changer son fusil d’épaule.
«On va voir le résultat de tout ça et comment l’employeur va se comporter. Les effets vont se voir un petit peu plus tard et si jamais ça ne fonctionne pas, il va falloir qu’on fasse peut-être d’autres échelons».
Joint par L’Express, la direction de GEA Farm Technologies n’a pas voulu commenter l’affaire sur la place publique.
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MÉTÉO. Le niveau de la rivière Saint-François est toujours à la hausse, ce qui force des citoyens du secteur Saint-Nicéphore, à Drummondville, d’évacuer leur domicile par prévention.
Les résidents domiciliés entre les numéros civiques 600 et 1560 du chemin de la Longue Pointe sont priés de se rendre dans un endroit sécuritaire.
L’Organisation municipale de sécurité civile de Drummondville (OMSCD) est passée de la phase «veille» à la phase «alerte» dans ce secteur puisqu’un embâcle s’est formé sur la rivière, provoquant une augmentation du débit et du niveau d’eau de la Saint-François.
Une fois que les citoyens concernés auront évacué leur domicile et qu’ils seront en sécurité, ils devront en informer l’OMSCD au 819 478-6572.
Saint-Charles
Les résidents concernés sont invités à consulter le Guide d’information en cas d’inondation du Service de sécurité incendie et sécurité civile pour s’assurer de poser les bons gestes afin de protéger leur résidence.
L’OMSCD recommande également de préparer ou de compléter une trousse d’urgence 72 heures pour être prêts à faire face à toute éventualité.
La Ville de Drummondville tiendra des mises à jour régulières sur son site web, sa page Facebook et son compte Twitter.
(Vidéo prise à partir du chemin de la Longue Pointe : Gracieuseté – Diane Dumas)
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BASEBALL. Le Brock semble pour ainsi dire indétrônable. Pour une quatrième fois en cinq ans, la formation drummondvilloise est championne des séries éliminatoires.
En signant un éclatant triomphe de 9-0 sur le Polycor de Charlesbourg, dimanche, devant une foule comblée d’avance au stade Jacques-Desautels, le Brock a remporté la finale de la Ligue de baseball senior majeur BB de Québec (LBSMQ) en cinq matchs. Il s’agit d’un deuxième championnat consécutif pour la troupe de Mathieu Audet, qui avait auparavant régné sur la Ligue de baseball senior BB de la Vallée-des-forts en 2015 et en 2016.
«Ce championnat a une saveur particulière parce que c’est notre plus belle équipe de baseball depuis les débuts de notre organisation. Notre chimie d’équipe est impeccable. Dans la chambre, jamais quelqu’un n’a haussé le ton ou remis un coéquipier en question. C’est ce qui distingue notre équipe. On est une quinzaine de gars du Centre-du-Québec. On est très unis», a lancé Mathieu Audet au milieu des célébrations.
«De gagner ce championnat devant nos partisans, c’est aussi très spécial. Il y avait beaucoup de jeunes dans les gradins aujourd’hui. Ça fait chaud au cœur. Ça démontre que le baseball est bien vivant à Drummondville», a poursuivi le joueur-entraîneur du Brock.
Après avoir pris les devants 2-0 dès leur premier tour au bâton, les Drummondvillois ont mis le match hors de portée de leurs rivaux grâce à une poussée de six points en quatrième manche. Il s’en est ensuite fallu de peu pour que la rencontre prenne fin en raison de l’écart de points, mais le Polycor est parvenu à éviter cet affront. La défensive du Brock a mis fin à la série avec un double jeu alors que les coussins étaient remplis.
«Je pense que notre victoire in extremis dans le match numéro quatre a été difficile à avaler pour eux. Ils étaient à une prise de créer l’égalité 2-2 dans la série. Moralement, ça leur a fait mal», a fait valoir Audet.
En offensive, Jean-Christophe Bergeron et Hugo Cyrenne ont produit chacun deux points. Mathieu Audet, Marco Roy et Dave St-Jacques ont réussi chacun deux coups sûrs en plus de produire un point. Michael Zgorzelski et Samuel Guilbert ont également poussé un coéquipier au marbre.«On n’a pas nécessairement joué notre meilleur match. C’était une partie émotive et il y avait de la fatigue mentale et physique. Nos points n’ont pas tous été chics, mais on a été très agressifs sur les sentiers», a affirmé Audet.
«Ce n’est pas nécessairement les joueurs qu’on pensait qui ont performé dans cette finale a-t-il ajouté. C’est vraiment un concept d’équipe qui nous a permis de lever le trophée. Tout le monde a contribué à cette victoire. C’est ça la beauté de notre équipe. On pourrait faire quatre alignements différents et on resterait dominants.»
Auteur d’un match complet de sept manches, le partant Yannick Breton a limité les frappeurs adverses à seulement quatre coups sûrs et un but sur balles. Le gaucher de 28 ans a réalisé cinq retraits au bâton en plus d’atteindre trois frappeurs. Pour l’ex-lanceur du Big Bill de Coaticook, il s’agissait d’un deuxième départ en cinq l’espace de cinq jours.
«Breton varie beaucoup la vitesse de ses lancers. Sa balle bouge énormément. Il déstabilise beaucoup les frappeurs adverses. Ils ont de la difficulté à avoir un bon timing pour frapper la balle. Son autre grande force, c’est sa force de caractère. Entre chaque manche, il me disait qu’il voulait revenir sur le terrain», a raconté Mathieu Audet.
Durant les deux premières manches, le Polycor s’est fait menaçant, laissant toutefois cinq hommes sur les buts. «Ça aurait pu prendre une tournure différente. L’adversaire aurait pu reprendre vie, mais Breton a haussé son jeu d’un cran pour fermer la porte. Ce fut un tournant dans ce match», a souligné Audet.
Au monticule, le gaucher Maxime Beaulieu a permis huit points mérités sur huit coups sûrs et un but sur balles en trois manches et deux tiers de travail. En relève, le droitier Julien Chaput a accordé un point sur cinq coups sûrs et trois buts sur balles en deux manches et un tiers.
Le Polycor était privé des services de son lanceur numéro un, Philippe Seyer-Lamontage. Ce dernier a été suspendu en raison d’un incident survenu lors du quatrième match.
En incluant la saison régulière et les séries éliminatoires, le Brock montre une fiche de 52 victoires en 63 parties au cours des deux dernières années. Malgré cette nette domination, Mathieu Audet a confirmé que l’équipe sera de retour au sein de la LBSMQ la saison prochaine. Pour l’instant, le retour de Drummondville au sein de la Ligue de baseball majeur du Québec (LBMQ) ne fait donc pas partie des plans.
«On a eu de l’opposition en séries ces deux dernières années, alors je pense que c’est notre place. Je regarde attentivement les séries du senior élite. On n’est pas à ce niveau. Il faudrait changer la moitié de notre équipe et on perdrait notre nature locale. Notre objectif, c’est de nous amuser, d’être une belle vitrine pour le baseball local et de nous impliquer dans notre communauté. Je ne suis pas nécessairement fermé à la LBMQ, mais pour l’instant, notre place est ici», a expliqué Mathieu Audet.
Le projet de rénovation du stade Jacques-Desautels, qui est étroitement lié à l’organisation des Jeux du Québec en 2022, pourrait toutefois changer la donne. Éventuellement, Drummondville pourrait-elle même imiter Trois-Rivières et Québec en accueillant une équipe professionnelle de la Ligue Can-Am?
«C’est un beau rêve. C’est sûr que ça prend des actionnaires, des commanditaires et un appui des différents paliers gouvernementaux. Mais avec de nouvelles infrastructures, il n’y a rien qui dit qu’on ne peut pas le faire», a conclu Mathieu Audet.
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