L'annonce aux bergers, avec les anges, est clairement surnaturelle et miraculeuse. Mais lorsque vous regardez la naissance elle-même, vous remarquez quelque chose de frappant : il n'y a absolument rien de surnaturel. Et en effet, ce qui frappe dans Luc 2.1 7, c'est l'absence totale de spectaculaire. Un édit de César Auguste : rien de miraculeux. Un recensement : une simple mesure administrative. Joseph monte à Bethléem : logique, il doit s'inscrire. Il emmène Marie : normal, il ne peut la laisser seule, exposée à la calomnie et à l'abus. Ils parcourent près de 150 km : un voyage épuisant, mais ordinaire. Et pendant qu'ils étaient là, le temps d'accoucher arriva : le terme normal d'une grossesse. Puis : « Elle enfanta son fils premier-né, l'emmaillota et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie. » Une crèche : rien d'héroïque, rien de mystique. Juste un endroit disponible. Voilà les faits. Une histoire simple. Rien de palpitant. Rien qui ne puisse s'expliquer par des causes humaines ordinaires. Et pourtant, dit Luc, c'est ainsi que Jésus est né. Mais nous ne sommes pas des « circonstentialistes », qui pensent que chaque circonstance n'est que le produit d'une autre. Luc 2.1 7 n'est pas toute l'histoire. Ce n'est pas l'explication ultime. L'Écriture nous enseigne à regarder au delà des circonstances, vers une cause plus grande, plus profonde. Nous allons donc dans les coulisses de la nuit de Noël pour voir trois causes derrière les circonstances.