Cette étude montre d'abord, à partir du Psaume 2, que l'opposition du monde contre Dieu et son Oint est à la fois profonde, concertée et vaine. Les nations aspirent à l'indépendance vis-à-vis de Dieu, s'allient dans une rébellion commune et s'agitent avec intensité, mais pour rien. Leur tumulte, aussi bruyant soit-il, est marqué par la futilité : leurs projets sont destinés à l'échec face à la souveraineté divine. Ce refus de l'autorité de Dieu se manifeste autant dans les cœurs individuels que dans les structures politiques et culturelles. Le psaume révèle ainsi que, avant même d'être coupable, la rébellion humaine est surtout inutile, incapable d'entraver le dessein du Roi établi par Dieu. La seconde partie montre comment cette vérité se déploie concrètement dans la vie et le ministère de Jésus (Matthieu 4 ; Jean 4 ; Luc 4). L'opposition religieuse des pharisiens, la persécution politique d'Hérode et le rejet personnel des Nazaréens contraignent Jésus à changer de lieu, mais jamais de mission. Chaque résistance humaine devient un instrument d'accomplissement prophétique : de Bethléem à l'Égypte, de Nazareth à Capernaüm, Dieu fait avancer son plan à travers l'hostilité. Ce schéma culmine à la croix, où l'attaque la plus violente de Satan devient la victoire suprême de Dieu. Ce que l'ennemi croyait être un échec définitif est le moyen même par lequel Dieu triomphe. Ainsi, la méditation conclut que la résistance ne doit pas être crainte : en Christ, nous sommes plus que vainqueurs, car Dieu accomplit sa gloire non malgré l'opposition, mais à travers elle. https://www.espoir95.net