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L’impact environnemental de l’IA fait couler beaucoup d’encre et pas forcément celle des stylos les mieux informés. Le salon One-to-One B.Better est « le nouveau rendez-vous d’affaires One to One à destination des décideurs et fournisseurs engagés pour un business durable et responsable ». Afin d’introduire ce nouvel événement, Visionary Marketing a interviewé Thomas Husson de Forrester, qui fait partie du comité éditorial du salon. Avec lui, nous nous sommes posé la question de l’impact environnemental de l’IA. Voici un résumé de nos échanges que vous retrouverez in extenso dans le podcast associé à ce billet.
L’IA est un sujet qui fait couler beaucoup d’encre. Mais la vraie question est celle de ses cas d’usage.
La vraie question est celle des cas d’usage de l’IA.
Effectivement, il y a une empreinte carbone et une consommation de ressources en eau importante. On sait que le digital a un impact sur l’environnement.
Microsoft a annoncé il y a peu de temps avoir eu une augmentation de 30 % de ses émissions de carbone sur la période 2020-2023, et a reconnu qu’une bonne partie de cette augmentation était liée à l’explosion de l’IA. Moins du fait de l’usage des données que de la construction même de ces data centers.
Mais la vraie question, c’est pour quoi faire ? Si c’est pour faire des vidéos, des fake news et passer son temps à poser des questions à ChatGPT alors qu’une réponse peut être obtenue facilement avec des outils non IA moins gourmand, cela va poser problème.
La bonne nouvelle, c’est qu’il y a pléthore de cas où l’IA peut se mettre au service de l’environnement.
Le digital au sens large, c’est-à-dire toute l’infrastructure et l’usage liés à la technologie digitale, représentent de 3 à 4 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre. L’industrie aérienne pèse environ 3,5 %*, donc le digital est significatif.
NDLR* Le chatbot d’Ekimetrics que nous présentons ci-après indique que le transport aérien est uniquement responsable de 2,4 % des émissions de gaz à effet de serre. Sur l’impact environnemental du digital, nous avons donné des indications plus précises dans ce billet.
Mais les tendances vont se confirmer.
Si on regarde la consommation des data centers aux États-Unis, on estime que la consommation électrique des data centers va tripler d’ici à 2030 pour représenter grosso modo 7,5 % du total. L’augmentation est indéniable.
Toutefois, c’est le hardware qui consomme le plus, c’est à peu près 80 % de l’empreinte*, et aller renouveler son smartphone tous les 10 mois est une mauvaise idée.
NDLR* Nos sources indiquent plutôt 70 % environ, mais l’ordre de grandeur est respecté.
Quand l’IA va inciter consommateurs et entreprises à acheter plus d’objets numériques, plus d’ordinateurs, plus de smartphones, plus de serveurs, c’est là que nous verrons son véritable impact environnemental.
L’enjeu, c’est d’aller vers des SML, des Small Language Models. C’est-à-dire qu’au lieu d’avoir un modèle avec des milliards de milliards de paramètres pour une requête toute simple, ce qui consomme énormément et n’a pas forcément un intérêt systématique, on ira vers des modèles plus spécifiques à une fonction, un métier, un usage. Cela permettra d’optimiser réellement la consommation d’énergie.
L’IA, dans son acception la plus large, est au service de l’environnement depuis longtemps.
Et ensuite, il y a après tous les cas d’usage spécifiques à l’environnement, ce qui est encore autre chose.
En utilisant des données satellitaires ou des capteurs au sol et des algorithmes de type machine learning, on peut affiner les prédictions environnementales. On peut également mieux détecter à l’avance les évolutions des feux de forêt, par exemple.
Il y a quelques applications concrètes, par exemple en Californie. Ces technologies ont été utilisées par le département de protection Cal Fire. Cela leur permet de détecter plus rapidement les départs de feux, et d’anticiper leur propagation. Cela permet aussi de mieux affecter des ressources aux sinistres.
Ce sont des mesures palliatives, mais le potentiel de l’IA est assez exceptionnel dans ce domaine.
La question maintenant est de savoir quels moyens nous allons mettre sur ces cas d’usage. Et également, qui les met et comment on collabore pour pouvoir les déployer.
C’est encore une fois une question de volonté et de décision politique.
Pour s’inscrire à one to one B.Better, cliquer sur le bouton suivant.
The post L’IA, une menace pour l’environnement ? appeared first on Marketing and Innovation.
By Visionary MarketingL’impact environnemental de l’IA fait couler beaucoup d’encre et pas forcément celle des stylos les mieux informés. Le salon One-to-One B.Better est « le nouveau rendez-vous d’affaires One to One à destination des décideurs et fournisseurs engagés pour un business durable et responsable ». Afin d’introduire ce nouvel événement, Visionary Marketing a interviewé Thomas Husson de Forrester, qui fait partie du comité éditorial du salon. Avec lui, nous nous sommes posé la question de l’impact environnemental de l’IA. Voici un résumé de nos échanges que vous retrouverez in extenso dans le podcast associé à ce billet.
L’IA est un sujet qui fait couler beaucoup d’encre. Mais la vraie question est celle de ses cas d’usage.
La vraie question est celle des cas d’usage de l’IA.
Effectivement, il y a une empreinte carbone et une consommation de ressources en eau importante. On sait que le digital a un impact sur l’environnement.
Microsoft a annoncé il y a peu de temps avoir eu une augmentation de 30 % de ses émissions de carbone sur la période 2020-2023, et a reconnu qu’une bonne partie de cette augmentation était liée à l’explosion de l’IA. Moins du fait de l’usage des données que de la construction même de ces data centers.
Mais la vraie question, c’est pour quoi faire ? Si c’est pour faire des vidéos, des fake news et passer son temps à poser des questions à ChatGPT alors qu’une réponse peut être obtenue facilement avec des outils non IA moins gourmand, cela va poser problème.
La bonne nouvelle, c’est qu’il y a pléthore de cas où l’IA peut se mettre au service de l’environnement.
Le digital au sens large, c’est-à-dire toute l’infrastructure et l’usage liés à la technologie digitale, représentent de 3 à 4 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre. L’industrie aérienne pèse environ 3,5 %*, donc le digital est significatif.
NDLR* Le chatbot d’Ekimetrics que nous présentons ci-après indique que le transport aérien est uniquement responsable de 2,4 % des émissions de gaz à effet de serre. Sur l’impact environnemental du digital, nous avons donné des indications plus précises dans ce billet.
Mais les tendances vont se confirmer.
Si on regarde la consommation des data centers aux États-Unis, on estime que la consommation électrique des data centers va tripler d’ici à 2030 pour représenter grosso modo 7,5 % du total. L’augmentation est indéniable.
Toutefois, c’est le hardware qui consomme le plus, c’est à peu près 80 % de l’empreinte*, et aller renouveler son smartphone tous les 10 mois est une mauvaise idée.
NDLR* Nos sources indiquent plutôt 70 % environ, mais l’ordre de grandeur est respecté.
Quand l’IA va inciter consommateurs et entreprises à acheter plus d’objets numériques, plus d’ordinateurs, plus de smartphones, plus de serveurs, c’est là que nous verrons son véritable impact environnemental.
L’enjeu, c’est d’aller vers des SML, des Small Language Models. C’est-à-dire qu’au lieu d’avoir un modèle avec des milliards de milliards de paramètres pour une requête toute simple, ce qui consomme énormément et n’a pas forcément un intérêt systématique, on ira vers des modèles plus spécifiques à une fonction, un métier, un usage. Cela permettra d’optimiser réellement la consommation d’énergie.
L’IA, dans son acception la plus large, est au service de l’environnement depuis longtemps.
Et ensuite, il y a après tous les cas d’usage spécifiques à l’environnement, ce qui est encore autre chose.
En utilisant des données satellitaires ou des capteurs au sol et des algorithmes de type machine learning, on peut affiner les prédictions environnementales. On peut également mieux détecter à l’avance les évolutions des feux de forêt, par exemple.
Il y a quelques applications concrètes, par exemple en Californie. Ces technologies ont été utilisées par le département de protection Cal Fire. Cela leur permet de détecter plus rapidement les départs de feux, et d’anticiper leur propagation. Cela permet aussi de mieux affecter des ressources aux sinistres.
Ce sont des mesures palliatives, mais le potentiel de l’IA est assez exceptionnel dans ce domaine.
La question maintenant est de savoir quels moyens nous allons mettre sur ces cas d’usage. Et également, qui les met et comment on collabore pour pouvoir les déployer.
C’est encore une fois une question de volonté et de décision politique.
Pour s’inscrire à one to one B.Better, cliquer sur le bouton suivant.
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