Ce passage retrace l’enfance et la jeunesse spirituelle de Cheikhoul Khadim, marquées dès les premières années par une disposition exceptionnelle à la solitude, à la pudeur, à la rigueur morale et à la quête du savoir. Très tôt, il se distingua de ses pairs par son calme, son détachement des jeux et des plaisirs ordinaires, ainsi que par une patience et une maturité hors du commun.À l’école coranique, il manifesta une grande assiduité dans l’étude, une mémoire remarquable et une endurance rare dans l’acquisition des sciences religieuses. Animé d’une soif profonde de connaissance, il approfondit les disciplines du fiqh, de la grammaire, de la logique, de la philologie et de l’exégèse, allant jusqu’à rechercher auprès de savants venus de Mauritanie les enseignements qui n’étaient pas encore pleinement diffusés dans son milieu.Cette quête le conduisit à parfaire sa formation auprès d’un grand érudit, grâce auquel il surpassa rapidement les hommes de sa génération, aussi bien dans les sciences apparentes que dans les sciences spirituelles. Malgré les moqueries, le mépris et les incompréhensions de son entourage, il demeura ferme dans sa voie d’ascèse, de droiture et de perfection morale.Avant même l’âge de vingt ans, le Cheikh avait déjà maîtrisé l’essentiel des sciences religieuses et s’était distingué par une conduite exemplaire, annonçant déjà la grandeur spirituelle qui marquerait toute sa vie.