L'invention de l'Europe par les langues et les cultures (2023-2024) - Peter Sloterdijk

L'invention de l'Europe par les langues et les cultures (2023-2024) - Peter Sloterdijk

By Collège de FranceEducationCourses
Download on the App Store

L'invention de l'Europe par les langues et les cultures (2023-2024) - Peter Sloterdijk episodes

  • 09 - Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe : L'objet de haine : De l'hostilité à l'Occident à la leukophobie (2)

    Peter Sloterdijk

    L'invention de l'Europe par les langues et les cultures

    Collège de France

    Année 2023-2024

    09 - Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe : L'objet de haine : De l'hostilité à l'Occident à la leukophobie (2)

    Peter Sloterdijk

    Recteur de l'université des Arts et du Design de Karlsruhe, professeur invité du Collège de France

    Olivier Mannoni

    Traducteur

    29 min
  • 08 - Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe : L'objet de haine : De l'hostilité à l'Occident à la leukophobie (1)

    Peter Sloterdijk

    L'invention de l'Europe par les langues et les cultures

    Collège de France

    Année 2023-2024

    08 - Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe : L'objet de haine : De l'hostilité à l'Occident à la leukophobie (1)

    Peter Sloterdijk

    Recteur de l'université des Arts et du Design de Karlsruhe, professeur invité du Collège de France

    Résumé

    La leçon de conclusion opère une sélection dans l'immense littérature qui se consacre – sans attendre le XIXe siècle – à la critique de l'Europe dans la vision des non-Européens ou des anti-Européens.

    Nous trouvons un premier type de réflexion extérieure sur l'« essence » de l'Europe – conçue comme un complexe de peuplades germaniques et romanes – dans la construction d'une opposition inconciliable entre « la Russie et l'Europe » dans la pensée du cofondateur du mouvement panslaviste, Nikolaï J. Danilevski. Dans le portrait que brosse Danilevski (publié à Saint-Petersbourg en 1871), l'Europe présente trois traits essentiels qui la différencient, à son détriment, de son vis-à-vis russe : la cruauté guerrière, la désunion des partis, la déformation mensongère du christianisme vrai par les confessions occidentales. Les idées de Danilevski ont retrouvé une importance politique ces derniers temps, depuis que Vladimir Poutine les revendique pour ses conceptions d'un « espace eurasien » anti-occidental.

    L'essayiste brésilien et poète Oskar de Adrade présente un deuxième type de réflexion critique à l'égard de l'Europe dans son Manifeste anthropophagique de 1928 ; l'auteur y développe l'idée que la culture colonisée doit « dévorer » le colonisateur au lieu de se laisser consommer par lui. Un troisième type de confrontation avec la théorie et la pratique européennes apparaît dans le projet présenté par le philosophe camerounais Achille Mbembe d'une Critique de la raison nègre, Paris, 2013. Ce texte, dont le titre reprend de manière parodique l'idée kantienne de la « critique », illustre de manière impressionnante le fait que la perception de l'Europe ne peut pas s'arrêter à la réflexion extérieure, mais – au-delà du stade de l'appropriation ou de la « vaccination » anthropophagique – conduit à un déploiement des potentiels d'autocritique que détient la rationalité européenne. Avec la thèse hyperbolique du « devenir-nègre du monde » formulée par Mbembe, celui-ci tente de montrer comment l'économie capitaliste mondiale produit une globalisation de la conditio nigra.

    Perspective : Au-delà de l'impérialisme et du déclinisme : Une Europe décentrée à l'ère des métamorphoses, qui s'éloigne

    40 min
  • Séminaire - Robert Pogue Harrison : In Conversation with Peter Sloterdijk (En dialogue avec Peter Sloterdijk)

    Peter Sloterdijk

    L'invention de l'Europe par les langues et les cultures

    Collège de France

    Année 2023-2024

    Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe

    Séminaire - Robert Pogue Harrison : In Conversation with Peter Sloterdijk (En dialogue avec Peter Sloterdijk)

    Robert Pogue Harrison

    Professor, Stanford University

    Résumé

    I will be responding to Sloterdijk's leçon at the Collège de France, posing a question about what it means to take possession of the earth, and a question about the modern citizen's obligations in the era of globalization.

    Robert Pogue Harrison

    M. Robert Pogue Harrison est professeur de littératures française et italienne à l'université de Stanford et essayiste. Il est membre de l'American Academy of Arts and Sciences depuis 2007. En 2013, il a été décoré chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres de la République française.

    51 min
  • 07 - Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe : Les globes, les bateaux, les fils superflus

    Peter Sloterdijk

    L'invention de l'Europe par les langues et les cultures

    Collège de France

    Année 2023-2024

    07 - Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe : Les globes, les bateaux, les fils superflus

    Peter Sloterdijk

    Recteur de l'université des Arts et du Design de Karlsruhe, professeur invité du Collège de France

    Résumé

    Le point de départ des réflexions qui suivent nous est fourni par les thèses du théoricien des médias et de la culture Friedrich Kittler, selon lesquelles le poète Homère a été le fondateur de l'innovation culturelle révolutionnaire qu'a constituée la notation des voyelles dans l'écriture grecque ancienne. La capacité à restituer les voyelles par écrit serait selon lui la véritable naissance de l'Europe à partir de l'esprit de la grammatologie.

    Cette interprétation a été tout récemment réfutée par le germaniste et historien de la culture Klaus Theweleit, à l'aide d'une déduction spéculative de la notation des voyelles à partir de l'esprit de la navigation sur l'Égée.

    Sur fond de querelle hermétique des savants, on éclairera dans cette leçon quelques aspects de la mondialisation anglophone, francophone et hispanophone au commencement de la révolution numérique de l'ère Gutenberg.

    1 hr 2 min
  • Séminaire - Gilles Kepel : « Allez et enflammez le monde » du livre des extensions

    Peter Sloterdijk

    L'invention de l'Europe par les langues et les cultures

    Collège de France

    Année 2023-2024

    Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe

    Séminaire - Gilles Kepel : « Allez et enflammez le monde » du livre des extensions

    Gilles Kepel

    Membre honoraire senior de l'Institut universitaire de France depuis 2010 et professeur des universités, Gilles Kepel est spécialiste de la sociologie politique et religieuse du Moyen-Orient contemporain. Il consacre également ses travaux à l'anthropologie politique des populations d'origine musulmane en France.

    1 hr 3 min
  • 06 - Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe : « Allez et enflammez le monde » du livre des extensions

    Peter Sloterdijk

    L'invention de l'Europe par les langues et les cultures

    Collège de France

    Année 2023-2024

    06 - Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe : « Allez et enflammez le monde » du livre des extensions

    Peter Sloterdijk

    Recteur de l'université des Arts et du Design de Karlsruhe, professeur invité du Collège de France

    Résumé

    On peut établir un parallèle stratégique et spirituel entre la maxime attribuée à Ignace de Loyola, « Allez et enflammez le monde ! » et la devise de Philippe II d'Espagne, Orbis non sufficit (« Le monde ne suffit pas »). Les deux expressions marquent des aspects de ce que l'historien suisse Jacob Burckhardt avait décrit en 1860 sous le titre apparemment neutre La découverte du monde et de l'homme et de ce que les penseurs ultérieurs de l'histoire ont désigné comme la « prise du monde » émanant de l'Europe.

    Alors que la marche progressive de l'exploration, de la cartographie, du travail de mission et de l'occupation impériale de nombreuses régions de la terre par les agents des nations maritimes de l'Europe a marqué l'« histoire du monde » des XVIe et XVIIe siècles, c'est à partir du Moyen Âge tardif, et de manière amplifiée à partir du XVIIe siècle, qu'ont débuté l'exploration et l'exploitation de la terre par l'industrie minière européenne et ses filiales transatlantiques.

    C'est dans ce contexte que l'on peut expliquer comment il faudrait comprendre la formule exprimée par le président français Emanuel Macron à l'automne 2022, « la fin de l'abondance ». L'introduction au Décaméron de Giovanni Boccaccio, dit Boccace – le livre qui fonde la littérature européenne de la nouvelle et du roman – relate la mort en masse des habitants de Florence après l'arrivée de la peste en 1348-1349. Elle inaugure une ère de sensibilité démographique sur le sol européen. Après que la « peste noire » a éliminé près d'un tiers des populations, la survie des personnes vivant au sein de communautés données devient une question politique à part entière. Entre le XVe et le XIXe siècle, la discipline de la démographie devient un élément essentiel de l'art de gouverner en Europe. Le populationnisme se mue en facteur prépolitique de la politique des États-nations en devenir, dans la mesure où il pousse en avant l'énorme supériorité démographique de l'Europe comme agent de ses prétentions.

    Dans son livre Fils et puissance mondiale, Gunnar Heinsohn tente de montrer comment les effets des politiques populationnistes menées dans les nations dominantes de l'Europe ont conduit à une exportation explosive de la population, phénomène qui ne pouvait que s'exprimer par le colonialisme des pays émetteurs.

    L'entrée de l'Europe dans l'ère du remord postcolonial implique le renversement de la dynamique démographique sur la planète. Ce que l'érudit indo-américain Chakrabarty a appelé La provincialisation de l'Europe (2015) désigne pour l'essentiel l'apaisement de l'ancien foyer d'agitation du monde – accompagné d'excédents de natalité polémogènes dans d'anciennes régions périphériques du monde.

    54 min
  • Séminaire - Martin Meyer : The Misery of Every Philosophy of History / La misère de toute philosophie de l'histoire

    Peter Sloterdijk

    L'invention de l'Europe par les langues et les cultures

    Collège de France

    Année 2023-2024

    Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe

    Séminaire - Martin Meyer : The Misery of Every Philosophy of History / La misère de toute philosophie de l'histoire

    Martin Meyer (né en 1951) est journaliste, publiciste et auteur. À partir de 1974, il a été rédacteur en chef de la rubrique reportages de la Neue Zürcher Zeitung et de 1992 à fin 2015, il en a été le patron. Il a étudié l'histoire, la littérature allemande et la philosophie à l'université de Zurich et a obtenu son doctorat en 1976 avec une thèse sur Schiller et le romantisme allemand. D'autres livres ont suivi sur Ernst Jünger, sur le thème de la fin de l'histoire, sur les journaux intimes de Thomas Mann et sur la guerre des valeurs. Dernièrement, sont parus aux éditions Carl Hanser : « Piranesis Zukunft. Essays zu Literatur und Kunst » (L'avenir de Piranèse. Essais sur la littérature et l'art, 2009) ainsi que la grande monographie « Albert Camus – Die Freiheit leben » (Albert Camus – Vivre la liberté, 2013), le livre « Gerade gestern. Vom allmählichen Verschwinden des Gewohnten » (Juste hier. Sur la disparition progressive du familier, 2018) ainsi que le recueil d'entretiens avec Rüdiger Safranski et Michael Krüger « Klassiker ! » (Classique, 2019). En 2003, Meyer a reçu le prestigieux Prix européen de l'essai de la Fondation Charles Veillon. Meyer est, entre autres, membre correspondant de la Deutsche Akademie für Sprache und Dichtung (Académie allemande de langue et de poésie) et membre de la Zürcher Gelehrten Gesellschaft (Société savante de Zurich). À partir de 2008, il est délégué, et depuis 2013, président du comité directeur de l'Institut suisse pour la recherche internationale. En 2011, il a reçu le titre de docteur honoris causa de l'université de Saint-Gall pour son travail journalistique et scientifique. En 2014, il a reçu le prix Cythère et en 2016 le prix Ludwig Börne.

    1 hr 2 min
  • 05 - Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe : Dire vrai sur soi-même : Le livre des aveux

    Peter Sloterdijk

    L'invention de l'Europe par les langues et les cultures

    Collège de France

    Année 2023-2024

    05 - Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe : Dire vrai sur soi-même : Le livre des aveux

    Peter Sloterdijk

    Recteur de l'université des Arts et du Design de Karlsruhe, professeur invité du Collège de France

    Résumé

    On compte, parmi les particularités de la culture européenne, la pratique du « dire vrai sur soi-même », exercée depuis le premier christianisme dans les cercles savants. De ce point de vue, il est justifié de qualifier l'Europe de continent autobiographique, et même de continent des aveux. À titre de paradigme, on mentionnera dans cette leçon des auteurs comme Augustin, Pétrarque et Rousseau. L'élément caractéristique de la physionomie de la culture européenne est que les aveux ne sont pas faits privatim et pro domo, mais aussi au nom de l'espèce humaine dans son ensemble. Si l'Europe est devenue la patrie de la psychologie, c'est aussi parce que les moralistes français des XVIIe et XVIIIe siècles, avec leur doctrine de l'amour propre qui pénètre tout, avaient mis en marche la conversion des confessionnaux en scènes littéraires. Aux XIXe et XXe siècles, l'art de l'auto-accusation s'étend pour devenir une critique de la culture. Désormais, ce sont surtout les poètes et les philosophes qui avouent, par délégation de leurs contemporains, les manquements et les aberrations de la civilisation occidentale dans son ensemble.

    53 min
  • Séminaire - Johann Chapoutot : L'histoire a priori : Les leçons d'Oswald Spengler

    Peter Sloterdijk

    L'invention de l'Europe par les langues et les cultures

    Collège de France

    Année 2023-2024

    Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe

    Séminaire - Johann Chapoutot : L'histoire a priori : Les leçons d'Oswald Spengler

    Johann Chapoutot

    Professeur d'histoire contemporaine à la Faculté des lettres de Sorbonne Université

    Johann Chapoutot

    Johann Chapoutot est professeur d'histoire contemporaine à Sorbonne Université. Spécialiste de l'histoire du nazisme, de l'Allemagne et de la modernité occidentale, il est l'auteur de dix ouvrages traduits dans quinze langues et distingué par dix prix nationaux et étrangers.

    Ancien élève de l'ENS (1998), agrégé d'histoire (2001), diplômé de l'IEP de Paris (2002), il est docteur des universités Paris-I et TU Berlin (2006), habilité à diriger les recherches (Paris-I, 2013), membre honoraire de l'IUF (2011-2016). Il a été maître de conférences à l'université Grenoble Alpes (2008-2014), puis professeur à la Sorbonne Nouvelle (Paris-III, 2014-2016) avant d'être élu à Paris-Sorbonne (désormais Sorbonne Université, 2016).

    Ses recherches portent sur la modernité occidentale sur le terrain allemand. Une thèse de doctorat et une HDR lui ont permis d'explorer le rapport nazi au temps (Le Nazisme et l'Antiquité, Paris, PUF, 2008, rééd. 2012, traduit en six langues), puis la culture normative nazie (La Loi du sang, Paris, Gallimard, 2014, rééd. 2020, traduit en sept langues ; La Révolution culturelle nazie, Paris, Gallimard, 2017, rééd. 2022, traduit en cinq langues).

    Des travaux ultérieurs lui ont permis d'explorer la période post-1945 (Libres d'obéir. Le management, du nazisme à aujourd'hui, Paris, Gallimard, 2020, traduit en dix langues) ainsi que la période pré-1914 (projet en cours). Dans deux ouvrages publiés en 2021 (Le Grand Récit, Paris, PUF, 2021, traduit en deux langues ; Les 100 mots de l'histoire, Paris, PUF, Que sais-je ?, 2021, traduit en une langue étrangère), il explore les enjeux historiographiques et épistémologiques de l'écriture de l'histoire contemporaine, singulièrement en histoire culturelle du politique.

    Il a, parallèlement à environ deux cents publications en nom propre, dirigé l'Histoire de la France contemporaine, publiée aux éditions du Seuil entre 2012 et 2023, un projet de quinze ans qui a mobilisé onze autrices et auteurs.

    52 min
  • 04 - Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe : L'histoire a priori : Les leçons d'Oswald Spengler

    Peter Sloterdijk

    L'invention de l'Europe par les langues et les cultures

    Collège de France

    Année 2023-2024

    04 - Le continent sans qualités : des marque-pages dans le livre de l'Europe : L'histoire a priori : Les leçons d'Oswald Spengler

    Peter Sloterdijk

    Recteur de l'université des Arts et du Design de Karlsruhe, professeur invité du Collège de France

    Résumé

    Avec la parution du premier tome de la monumentale étude de Spengler Le Déclin de l'Occident – Esquisse d'une morphologie de l'histoire universelle (Der Untergang des Abendlandes. Umrisse einer Morphologie der Weltgeschichte, aux éditions munichoises C. H. Beck Verlag, en 1917), les tentatives menées par les historiens et philosophes européens pour définir « l'essence » de leur propre époque ont atteint un nouveau palier. En employant la « méthode morphologique », qu'il affirme avoir tirée de l'étude des considérations de Goethe en sciences de la nature, l'auteur estime être en mesure de représenter pour la première fois les processus historiques sous une forme non seulement rétrospective, mais aussi prospective.

    L'immense écho que suscita cette œuvre donne en quelque sorte un profil philosophique aux secousses que la Première Guerre mondiale avait imprimées aux nations européennes.

    À l'ombre des débats sur Spengler s'est déployée une réalité chargée d'une ironie amère : une futurologie à habillage scientifique a débouché sur le déclinisme érudit. La théorie de la décadence » ne se présentait plus seulement comme une récrimination relevant de la critique culturelle, telle qu'elle était devenue épidémique à partir du XIXe siècle, – récrimination portant sur le matérialisme croissant, la décivilisation en marche, la désagrégation de la famille, le refoulement de la religion chrétienne, etc. – mais comme une prétendue vision sur un processus de civilisation chargé des caractéristiques d'une loi fatale et suprapersonnelle. Ce que l'on continuait à appeler « l'Occident » – souvent avec un pathos guerrier – se révèle être le foyer d'un changement de climat mental fatidique :

    Ce qu'était l'ancienne Europe devient alors un théâtre d'opérations de guerre pour les formations rhétoriques intenses : y manœuvrent, outre le progressisme révolutionnaire des mouvements d'inspiration marxiste, aussi bien le pessimisme héroïque d'une pensée portant des traits préfascistes que l'aristocratisme artificiel de la Révolution conservatrice.

    Nota bene : Alors qu'après 1945 l'Allemagne s'est plutôt vouée à une trajectoire fondée sur l'optimisme culturel, des fragments de l'impulsion donnée par Spengler ont acquis un droit de cité persistant dans les divers modes du déclinisme (exemple actuel : le roman de Michel Houellebecq Soumission).

    1 hr 9 min

About L'invention de l'Europe par les langues et les cultures (2023-2024) - Peter Sloterdijk

From the publisher's feed

La chaire annuelle L'invention de l'Europe par les langues et les cultures a été créée en partenariat avec le ministère de la Culture (Délégation générale à la langue française et aux langues de…