En 2025, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, il y a eu plus de décès en France que de naissances. C’est désormais la migration qui compense ce déclin démographique. Une situation qui ne concerne pas seulement la France mais de plus en plus de territoires en Europe, et ce de manière très inégale.
Ce déclin entraîne des conséquences importantes : départ des jeunes, vieillissement de la population, hausse de la pauvreté, fragilisation des services publics et vacance immobilière, qui marque durablement les territoires.
Faut-il s’inquiéter de ce déclin ? Peut-on, et doit-on, chercher à l’inverser ? Quelles politiques publiques pourraient redonner un souffle à ces territoires en difficulté, sans pour autant nier les aspirations des habitants ou les réalités économiques ?
Selon Yoan Miot, professeur à l’École d’Urbanisme de Paris (Université Gustave Eiffel) et chercheur au laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (LATTS), il s’agit d’un nouveau régime démographique auquel il faut s’adapter plutôt que de tenter d’inverser à tout prix. Les politiques publiques évoluent déjà en ce sens, souvent à l’échelle locale : adaptation de la taille des villes, démolition de logements vacants, revalorisation des centres et nouveaux usages des espaces abandonnés.
Cet épisode réalisé par Léa Marchal et diffusé sur euradio a été produit par Europod, en coopération avec ESPON, un programme financé par l'Union européenne qui fait le lien entre la recherche et les politiques.