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La semaine dernière, des dirigeants de l’opposition congolaise et des représentants des principales Églises du pays se sont rendus à Bujumbura à l’invitation du président burundais Évariste Ndayishimiye, qui occupe actuellement la présidence de l’Union africaine. L'initiative de Ndayishimiye a permis de reporter les manifestations qui devaient avoir lieu, mais la question reste posée : est-ce que l’opposition peut réellement empêcher le président Félix Tshisekedi de modifier la Constitution et de prolonger son mandat ?
Bonjour et bienvenue dans ce 27e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, une capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Ce podcast analyse chaque semaine un sujet d’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 10 juillet 2026. Je suis Jason Stearns, conseiller stratégique chez Ebuteli.
Pour de nombreux Congolais, la situation actuelle leur semble familière. Le pays entre dans une pĂ©riode de contestation politique qui rappelle celle de 2015-2018. Ă€ l’époque, le prĂ©sident Joseph Kabila Ă©tait restĂ© au pouvoir au-delĂ de la fin de son mandat constitutionnel en retardant les Ă©lections et en s’appuyant sur des manĹ“uvres juridiques et institutionnelles pour prolonger son règne. En rĂ©ponse, une coalition d’une ampleur inhabituelle s’était formĂ©e. Des organisations de la sociĂ©tĂ© civile, des mouvements citoyens tels que LUCHA et Filimbi, des partis d’opposition et, surtout, l’Église catholique ont mobilisĂ© des centaines de milliers de Congolais lors de manifestations Ă travers tout le pays. Cette coalition a jouĂ© un rĂ´le dĂ©cisif pour maintenir la pression en faveur des Ă©lections et, finalement, garantir la première passation pacifique du pouvoir prĂ©sidentiel de l’histoire du pays.Â
Aujourd’hui, une nouvelle coalition prend forme. L’opposition s’est unie sous la bannière de la Coalition Article 64 (C64). L’Église catholique s’est une nouvelle fois imposée comme un acteur politique central, s’opposant publiquement à la révision constitutionnelle et mettant en garde contre toute tentative visant à supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels.
Pour autant, ces similitudes ne doivent pas occulter les différences.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Ebuteli et le Groupe d'étude sur le CongoLa semaine dernière, des dirigeants de l’opposition congolaise et des représentants des principales Églises du pays se sont rendus à Bujumbura à l’invitation du président burundais Évariste Ndayishimiye, qui occupe actuellement la présidence de l’Union africaine. L'initiative de Ndayishimiye a permis de reporter les manifestations qui devaient avoir lieu, mais la question reste posée : est-ce que l’opposition peut réellement empêcher le président Félix Tshisekedi de modifier la Constitution et de prolonger son mandat ?
Bonjour et bienvenue dans ce 27e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, une capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Ce podcast analyse chaque semaine un sujet d’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 10 juillet 2026. Je suis Jason Stearns, conseiller stratégique chez Ebuteli.
Pour de nombreux Congolais, la situation actuelle leur semble familière. Le pays entre dans une pĂ©riode de contestation politique qui rappelle celle de 2015-2018. Ă€ l’époque, le prĂ©sident Joseph Kabila Ă©tait restĂ© au pouvoir au-delĂ de la fin de son mandat constitutionnel en retardant les Ă©lections et en s’appuyant sur des manĹ“uvres juridiques et institutionnelles pour prolonger son règne. En rĂ©ponse, une coalition d’une ampleur inhabituelle s’était formĂ©e. Des organisations de la sociĂ©tĂ© civile, des mouvements citoyens tels que LUCHA et Filimbi, des partis d’opposition et, surtout, l’Église catholique ont mobilisĂ© des centaines de milliers de Congolais lors de manifestations Ă travers tout le pays. Cette coalition a jouĂ© un rĂ´le dĂ©cisif pour maintenir la pression en faveur des Ă©lections et, finalement, garantir la première passation pacifique du pouvoir prĂ©sidentiel de l’histoire du pays.Â
Aujourd’hui, une nouvelle coalition prend forme. L’opposition s’est unie sous la bannière de la Coalition Article 64 (C64). L’Église catholique s’est une nouvelle fois imposée comme un acteur politique central, s’opposant publiquement à la révision constitutionnelle et mettant en garde contre toute tentative visant à supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels.
Pour autant, ces similitudes ne doivent pas occulter les différences.
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