LP STORY

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LP STORY episodes

  • La Superbe
    Le changement dans la continuité, ce pourrait être un résumé du cinquième album de Benjamin Biolay. Changement de maison de disque car c’est sur le label Naïve que sort La Superbe le 19 octobre 2009 et continuité avec un spectre musical aussi large que sur le précédent album, Trash Yéyé.
    Voire deux fois plus large puisque La Superbe est un double album qui s’ouvre de façon magistrale sur le titre éponyme. Ce dernier fut proposé en téléchargement gratuit sur le site du chanteur et appuyé par un clip en plan séquence mettant en scène Biolay et Marie-Agnès Gillot, danseuse étoile à l’Opéra de Paris.
    Enregistré à Bruxelles, l’album offre toujours une large place aux cordes et aux claviers, mais aussi aux cuivres et à de nombreuses sonorités électroniques qui se fondent miraculeusement dans les orchestrations.
    Les guitares de Pierre Jaconelli ne sont pas en reste, on pourrait même croire que c’est The Edge de U2 qui joue sur Prenons le large. Mais c’est surtout avec Alain Bashung, Serge Gainsbourg voire Etienne Daho que les comparaisons se sont multipliées.
    C’est pourtant bien l’empreinte désormais reconnaissable entre mille de Benjamin Biolay que la critique salua à la sortie de l’album, ce qui s’est d’ailleurs vérifié avec deux Victoires de la Musique en 2010, de l’interprète masculin et de l’album variétés chanson…
    La Superbe dépasse largement cette étiquette, ce que le public de Benjamin Biolay a parfaitement compris faisant de l’album un disque d’or à plus de 160 000 exemplaires vendus et une parfaite LP Story !
    2 min
  • Trash Yéyé
    C’est le 10 septembre 2007 que sort le 4ème album de Benjamin Biolay, intitulé Trash Yéyé.  Le titre est tapageur, un brin provoc’ mais le dandy parisien nourrissait déjà cette image, souvent malgré lui.
    Sur le plan musical, Biolay pousse à l’extrême la collision entre le piano, les cordes qu’il affectionne particulièrement et la modernité de beats électro que la French Touch ne renierait sûrement pas. En une heure, sa voix s’apparente un peu plus dans Trash Yéyé à celle de Gainsbourg, mais la filiation pourrait paraître un brin réducteur.
    En effet, et cela nous fait la transition avec les textes, Biolay parvient à poser ses mots avec une épure qui frise la perfection. On peut trouver à la chanson « La chambre d’amis » une trame à la McCartney, où les choses simples de la vie subliment le fond et la forme. Bien qu’il soit plutôt fan de Lennon, le chant de Benjamin ressemble beaucoup à celui de Paul !
    Trash Yéyé a été salué par la critique, qui a vu à l’époque un album concept sur la dépression, la rupture amoureuse, bref le blues que chacun connaît entre deux histoires. Et le public ne s’y est pas trompé, plébiscitant les singles Merco Benz et Laisse aboyer les chiens.
    Avec Trash Yéyé, Benjamin Biolay se fait une place au panthéon de la pop et surtout une entrée dans votre playlist #LP_Story_by_RIFFX !
    2 min
  • Homogenic
    La LP Story de Homogenic (Björk)
    Au moment où son quatrième album sort dans les bacs, Björk est plus qu'une pop star, elle est un phénomène médiatique. Ce sera confirmé par le succès critique que reçut Homogenic, lancé fin septembre 1997 un peu partout dans le monde. Les dix morceaux feront de l'artiste islandaise une figure incontournable de l'électro-pop contemporaine.
    Il faut dire que l'ex-chanteuse de Sugar Cubes a su s'entourer pour cet album. La production est dirigée par Mark Bell, le fondateur de LFO, et la programmation des machines, entre autres assurée par Howie B.
    Homogenic est surtout une œuvre où Björk affirmera ses contradictions personnelles et identitaires avec des compositions mêlant la modernité de l'électronique au classicisme des cordes. L’album est à l'image de ce qu'est Björk à ce moment de sa carrière : une femme tiraillée par ses relations personnelles et devant de plus en plus se protéger de la pression du star-system. Une pression qui atteindra son paroxysme avec le suicide de l'un de ses fans. C'est donc pour échapper à un contexte pesant que Björk partira en Espagne pour enregistrer l'album.
    Mark Bell avait déjà produit une centaine de parties rythmiques que Björk utilisait pour écrire les textes pendant une précédente tournée. De Hunter à All Is Full Of Love, les textes et la musique évoquent des paysages et des situations contradictoires, tantôt aquatiques, tantôt volcaniques. Bref, l'Islande.
    Le travail de Mark Bell fut si parfait que Mark Stent, l'ingénieur du mixage, n’eut qu’à obtenir les bons niveaux, pas besoin de rajouter des effets.
    Un album aux sons puissants et aux sonorités d'un autre monde, celui de Björk, Homogenic a tout pour être dans votre playlist #LP_Story_by_RIFFX !
    0 min
  • The Score
    La LP Story de The Score (Fugees)
    A la veille de la Saint-Valentin 1996, la planète Hip-Hop allait littéralement tomber amoureuse des Fugees, suite à la sortie de leur deuxième album, The Score. S’il est évident que le succès qu'il rencontra immédiatement est dû à la qualité des productions et à l'invention par Wyclef Jean et ses collègues d'une nouvelle catégorie de Hip-Hop, c'était loin d'être gagné, car Blunted On Reality leur premier album, avait été un échec tant commercial que d'estime. Mais Chris Schwarz, patron du label Ruffhouse Records où Les Fugees avaient signé, décida de leur donner une deuxième chance.
    Elle se concrétisera par une avance de 135.000 dollars qui serviront à l'achat de matériel d'enregistrement. Le studio fut installé dans la cave de l'oncle de Wyclef et le groupe lui donnera le nom de Booga Basement. Les séances commencèrent en juin1995 et elles furent très ‘booga’ puisque dans une ambiance ultra détendue.
    Wyclef Jean expliquera plus tard qu'il n'était question que de faire du son sans aucune pression. Lauryn Hill, elle, ira beaucoup plus loin en comparant The Score à la radio des années 40 : « Ça raconte une histoire avec des pauses dans la musique. C’est au Hip-Hop ce que Tommy des Who est au rock. »
    Autant dire que sans le savoir, les Fugees étaient pratiquement en train d'enregistrer le tout premier album concept de l'histoire du rap. Résultat The Score fut certifié six fois album de platine aux Etats-Unis en seulement un an et demi. Et la planète entière continue de danser sur Fugee-la, Ready Or Not, Killing Me Softly ou encore leur cover de No Woman, No Cry de Bob Marley.
    Voilà au moins quatre raisons nécessaires et suffisantes pour ajouter The Score des Fugees à votre playlist #LP_Story_by_RIFFX.
    0 min
  • The Rise and the Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars
    La LP Story de The Rise and the Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars (David Bowie)
    Quand le génie artistique de David Bowie est évoqué, il est impossible d'éviter son cinquième album, The Rise and the Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, sorti dans les bacs britanniques le 6 juin 1972.
    Pour les fans, Ziggy Stardust est fondateur du glam rock en général et de David Bowie en particulier. David Stardust ou Ziggy Bowie, comme vous voudrez, sera à jamais l'incarnation de l'androgynie depuis une prestation célèbre à l'émission Top of the Pops, c'était pour un Starman d'anthologie.
    Ziggy est la synthèse de la parfaite rockstar débordante de sexe, plongée dans la drogue, avec, au final, un message de paix et d'amour. C'est ce que raconte en tout cas l'histoire de Ziggy Stardust, un être détruit donc par sa consommation de psychotropes et rongé par le star system.
    Pour la petite histoire, le personnage central aurait été en partie inspiré par Vince Taylor, rockeur anglais des années 50 qui s'était persuadé, après un délire psychotique, être le croisement d'une divinité et d'un extraterrestre.
    Enfin, et de l'aveu même de Bowie, la moitié de l'album était déjà prête avant la sortie de Hunky Dory, mais celui-ci inaugurait le contrat avec RCA que David venait de signer.
    Ziggy Stardust est donc la clé de voûte de la légende Bowie, à avoir impérativement dans votre playlist hashtag LP Story by RIFFX !
    0 min
  • Strawberries Oceans Ships Forest
    La LP Story de Strawberries Oceans Ships Forest (Fireman)
    C’est un véritable OVNI de l’industrie du disque qui sort en novembre 1993, tant il est à des années lumières de la discographie de Paul McCartney. Signé par un enigmatique Fireman, Strawberries Oceans Ships Forest ne porte même pas le nom de l’ex-Beatle, et on comprend bien pourquoi l’auteur de Yesterday a préféré la discrétion, dans doute pour ne pas heurter ses millions de fans.
    Cet album est constitué de 9 plages pour une durée totale de 77 minutes, il prouve le goût pour l’expérience musicale de McCartney. Tout est parti du souhait de réaliser des remixes pour l’un des titres de son dernier album en date, Off The Ground. En octobre 1992, Il fait appel pour cela à Martin Glover, qui avait fait ses armes avec le groupe post-punk Killing Joke et qui produit de la musique électronique sous le pseudo Youth…
    The Fireman, c’est donc Youth et McCartney derrière la console de mixage. Le résultat de leur collaboration est une musique répétitive, faite de puissantes rythmiques samplées en boucles avec des bouts de paroles tellement triturées qu’on n’en reconnaît plus les originaux, on est bien là dans l’univers du remix.
    Si l’on doit classer dans un genre cette bizarrerie électronique, on pourrait le mettre dans la catégorie ambient voire trance, ce qu’attestent certains des titres : Transpiritual Stomp, Trans Lunar Rising, Transcrystaline voire Pure Trance.
    L’album est sorti en CD et sur un double 33tr en vinyl transparent, un support apprécié des DJ de l’époque. Car ce sont bien les clubs qui sont la cible de l’étrange opus. Il ne connaîtra pas de succès commercial, mais McCartney n’en a que faire, il n’avait pour seule ambition que de démontrer qu’il est toujours à l’affût de nouveautés et de réinvention.
    On peut dire qu’il aura réussi son pari, et c’est pourquoi il faut au moins une fois écouter Strawberries Oceans Ships Forest, véritable LP_Story_by_RiffX en puissance !
    0 min
  • Sound Of Silver
    La LP Story de Sound Of Silver de LCD Soundsystem
    Parmi les rares groupes à avoir dépoussiéré la musique pop ces dernières années, LCD Soundsystem tient une place à part, loin des chiffres de ventes et de nombre de clicks sur les plateformes de streaming.
    Avec Sound of Silver, le deuxième album du groupe paru le 12 mars 2007, la bande à James Murphy reprend le travail là où elle l'avait laissé, dans l'évocation electro-rock disco-punk d'un New-York qui panse encore les blessures du 11 septembre 2001.
    Enregistré en partie dans les studios du label cofondé par Murphy à Brooklyn, DFA Records, LCD Soundsystem se permettra le luxe de mettre l'intégralité de l'album en écoute sur sa page MySpace avant et après la sortie de Sound of Silver. Une façon peut-être de pousser les fans à se presser dans les festivals et les salles de concert pour voir le groupe sur scène.
    D'ailleurs, il ne faut pas s'y tromper, LCD Soundsystem est un véritable groupe. Certes, les titres sont souvent dansant et font la joie des DJ et autres remixeurs, mais ce n'est pas une imposture de dire qu'il y a quelque chose de Paul McCartney ou de Brian Eno chez James Murphy, lui qui est crédité de 13 instruments différents, sans compter la programmation MIDI et le mixage des 9 titres de l'album.
    Sound of Silver atteindra la 1ère place des charts US dans la catégorie Electronic/Dance, et sera nommé dans cette même catégorie aux Grammy Awards, où il sera battu par le We Are The Night des Chemical Brothers. Mais pour The Guardian, Uncut et Drowned in Sound, c'est tout simplement le meilleur album de l'année 2007. Et Rolling Stone le classera à la 395ème place des 500 meilleurs albums de tous les temps.
    Deux conseils : mettez de toute urgence Sound of Silver dans votre playlist LP Story by RIFFX et si LCD Soundsystem passe près de chez vous, achetez vos places les yeux fermés…
    0 min
  • Emitt Rhodes
    La LP Story de Emitt Rhodes
    Sans doute n'avez-vous jamais entendu parler d'Emitt Rhodes, il est pourtant considérer comme le Paul McCartney américain. Et il faut avouer que son deuxième album officiel éponyme en est une preuve incontestable, tant la voix est aussi sirupeuse que celle du bassiste des Beatles, et qu'on peut même physiquement leur reconnaître des points communs dans le charme latin d'origine irlandaise.
    L'album Emitt Rhodes est une véritable perle en mélodies parfaites, enjouées ou mélancoliques, avec toujours des similarités criantes tournées exclusivement vers les compositions du créateur de Yesterday et Lady Madonna.
    Ecoutez le morceau " You take the dark out the night ", vous y entendrez Maxwell's Silver Hammer. La magnifique fin de " Promises I've made " n'est pas sans rappeler la fin en lalala de Hey Jude, et que dire de Lullabye, la ballade parfaite façon Mother Nature's Son qu'on retrouve sur le Double Blanc des 4 de Liverpool.
    Pour la petite histoire, Emitt Rhodes a d'abord tout enregistré chez lui sur un magnéto 4 pistes, une performance à l'époque. Contrat en poche avec Dunhill Records, il enregistra sur un 8 pistes les parties voix et les instruments additionnels. Un amateur de home-studio avant l'heure, quoique, la même année, un certain Paul sorti son premier album solo enregistré dans sa ferme d'Ecosse, l'album McCartney.
    Emitt Rhodes, à écouter d'urgence pour les amateurs de pop Seventies et pour tout amoureux de belles mélodies, vous pourrez dire que c'est LP Story by RIFFX qui vous l'a fait découvrir !
    0 min
  • The Element of Freedom
    La LP Story de The Element of Freedom (Alicia Keys)
    4ème album studio d’Alicia Keys, The Element of Freedom sort en France le 11 décembre 2009 avec 13 titres qui marquent un tournant dans la carrière musicale de l’auteure-compositrice-interprète découverte 8 ans plus tôt avec le tube Fallin’.
    Alicia Keys décrit elle-même The Element of Freedom comme l’album de « la maturité et de la liberté ». Elle estime que le son « dégage une sensibilité et une vulnérabilité, mais aussi une sorte de liberté ». Et elle ajoute : « L’idée générale de liberté est à la base de l’album (…) Je veux que vous vous sentiez libéré de la cage, inspirés. »
    Inspirée, Alicia Keys l’a a coup sûr été pour travailler sur cet album. Elle confiera écouter au moment de l’enregistrement la musique de Genesis, Tears For Fears, Fleetwood Mac et The Police. Mais beaucoup de critiques lui ont trouvé de grandes similitudes avec le son de Prince, comment lui faire un plus beau compliment ?
    De la liberté, Alicia en prendra dans les arrangements en utilisant par exemple le mythique synthétiseur Moog, qu’elle décrit comme son « meilleur ami spécial ». On l’entend très bien sur l’intro du morceau Try Sleeping With a Broken Heart et sur le titre suivant, Wait Til You See My Smile. Mais le piano et le style néo-soul sont toujours omniprésents, qu’on se rassure.
    Et la voix d’Alicia Keys donne toujours autant de frissons. Alors quand une autre légende vivante du R’n’B vient poser son featuring sur Put It in a Love Song, on est au septième ciel. La star en question n’est autre que Beyoncé, cela situe juste le niveau où Alicia évolue désormais.
    N’oublions pas la version très aérienne du hit Empire State of Mind, qu’elle interprète cette fois sans Jay-Z, et on obtient un album qui s’est directement classé numéro 1 en Grande-Bretagne et numéro 2 aux États-Unis. Pour ces raisons et pour le kiff qu’il procure, The Element of Freedom d’Alicia Keys a toute sa place dans votre playlist #LP_Story_by_RIFFX !
     
    0 min
  • Voodoo
    La LP Story de Voodoo (D'Angelo)
    Alors que tout le monde craignait le bug informatique ultime, ce 11 janvier 2000 sort un album qui fera un total reboot de la planète Soul R’n’B. Voodoo venait enfin d'arriver dans les bacs et le deuxième album de D'Angelo fera de ce dernier le leader incontesté et incontestable du Nu Soul, le genre qui s’imposait depuis la fin des années 90. Il aura fallu trois ans de travail à D'Angelo et Quest Love, le batteur de The Roots, pour arriver à ce magnifique et surprenant résultat.
    Car si Voodoo fut un succès commercial instantané, il fut source de polémiques de la part des tenants d'un R’n’B plus classique, répondant à des codes rythmiques dont Voodoo s'était justement affranchi.
    Le travail de Quest Love et de D'Angelo fut en effet de créer un groove jusque-là inconnu sur l'ensemble des morceaux, avec une sorte de nonchalance assumée. Derrière cet objectif se cachait en fait la volonté de rendre un hommage appuyé à un autre génie de la black music en la personne de Prince.
    Le plus gros succès en single fut sans conteste Untitled (How Does It Feel), écrit avec le concours de Rafael Saadiq. Voodoo deviendra disque de platine en à peine deux mois et D'Angelo partira en tournée pour un nombre record de dates, montées dans la foulée par Alan Leeds l'ancien tourneur de James Brown et de Prince, valeur sûre pour shaker les booties de la gente féminine, Voodoo de D'Angelo, le conseil à enregistrer tout de suite dans votre répertoire #LP_Story_by_RIFFX.
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    0 min

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