Dans L’internat, Serhiy Jadan ne raconte pas la guerre : il la vit au plus près, dans les gestes minuscules et les peurs qui traversent les corps. Janvier 2015, sud du Donbass : Pavel, jeune enseignant, doit récupérer son neveu dans une ville qui se délite. Rien d’héroïque, juste un homme ordinaire qui avance parce qu’il le faut.
Le roman devient une traversée sous tension : une ville-labyrinthe, un adulte et un adolescent qui tentent de rentrer chez eux, une humanité fragile qui tient debout malgré tout. Jadan observe sans pathos ni jugement, avec une précision poétique qui serre la gorge.
Lire L’internat, c’est marcher avec eux, sentir la ville vaciller, comprendre l’Ukraine de l’intérieur. Une lecture urgente, lucide, profondément humaine.