Il y avait un air de campagne dans l'allocution d'Emmanuel Macron hier soir. Un tiers de Covid, deux tiers de "bilan et perspectives". Il a tracé les contours d'une réforme des retraites pour un second quinquennat avec un message pour la droite "ne vous inquiétez je veux vraiment la faire et une réforme comme vous aimez" : en repoussant l'âge légal de départ. Il a aussi annoncé des nouveaux réacteurs nucléaires, et il y avait quasiment un slogan affiché à l'écran : "croire en la France". Droite, gauche, extrême droite et écolos n'ont même pas attendu la fin pour dégainer des tweets courroucés. Marine Le Pen : "la troisième dose n'aura donc été qu'une excuse pour faire un discours de campagne". Communistes et socialistes l'accusent de s'inviter à la primaire de LR, qui dénonce "une demi-heure de meeting électoral en direct sur toutes les chaines". Les soutiens du Président étaient contents de l'opération hier : agacer l'opposition n'est pas pour leur déplaire.