Dans son ouvrage consacré à la vie musicale à Genève aux XVII et XVIIIe siècles, l’historienne Corinne Walker tord le cou à l’idée reçue d’une ville calviniste où la musique et les arts de la scène n’avaient pas droit de cité. Loin d’être ce "désert musical" décrit en 1770 par le musicien-voyageur, Charles Burney, Genève était prisée aussi bien par des musiciens locaux qu’étrangers, des professionnels ou des amateurs qui emplissaient de leurs violons, fifres, luths et clavecins, les rues, les salons et les théâtres. Corinne Walker, auteure de "Musiciens et amateurs : le goût et les pratiques de la musique à Genève aux XVIIe et XVIIIe siècles" est l’invitée d’Anya Leveillé.