Le volcan de Sundhnjukagigar, ce mercredi, est plutôt timide, comparé aux projections encore très spectaculaires de ces derniers jours. La baisse d'activité nous a permis d'entrer dans le périmètre, escortés par la police, en direction des éruptions. C'est l'occasion de découvrir l'impressionnant remblai, érigé il y a quelques semaines, pour protéger une installation critique.
Cette centrale géothermique alimente en eau chaude 35 à 40 000 personnes dont le village de Grindavik évacué en novembre. Un peu plus loin, sur un léger promontoire, c'est le terminus. De là, il reste encore 1,5 km de distance, mais nous ne nous approcherons pas davantage. L'apparition de nouvelles failles est possible et surtout imprévisible. Le maître-mot reste la sécurité et les autorités s'y tiennent. Elles sont encore échaudées notamment par l'intrusion dans la zone interdite d'un amateur de sensations fortes dans la nuit du mardi à mercredi.
Dans ce paysage volcanique où toutes les roches se ressemblent, il s'est égaré. Il a fallu donc une opération de secours et un hélicoptère pour lui venir en aide. Toujours par précaution, c'est de ce point que sont menées les reconnaissances aériennes. Images à l'appui, elles confirment une source de jaillissement désormais unique, loin des projections observées la veille. L'accalmie n'est pas définitive, car de nouvelles bouches pourraient s'ouvrir en fonction de la pression magmatique. L'office météorologique islandais pointe toujours un risque d'éruption considérable.
TF1 | Reportage O. Santicchi, V. Pierron, B. Rey, C. Beaussier