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Or


Cette semaine, l'espoir d'un accord final entre Washington et Téhéran rebat les cartes. La signature d'un cessez-le-feu détend les marchés de l'énergie et fait reculer les rendements obligataires, alors que l'inflation continue de grimper des deux côtés de l'Atlantique et contraint les banques centrales à durcir le ton.
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🇺🇸 États-UnisÂ
Aux États-Unis, la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale a choisi de maintenir ses taux directeurs dans la fourchette de 3,50-3,75%. Il s'agissait de la première confĂ©rence de presse de Kevin Warsh Ă la tĂŞte de l'institution, alors que l'inflation atteint dĂ©jĂ 4,20% en mai. Le nouveau prĂ©sident de la banque centrale est confrontĂ© Ă l'accĂ©lĂ©ration de la hausse des prix liĂ©e au conflit au Moyen-Orient, alors que ses homologues japonais et europĂ©ens ont dĂ©jĂ engagĂ© un premier resserrement. Dans ce contexte, les marchĂ©s anticipent une hausse des taux au cours de l'annĂ©e, qui pourrait intervenir plus rapidement que prĂ©vu si la dynamique inflationniste persiste.Â
Parallèlement, la Maison Blanche a signĂ© un premier accord avec l'Iran. Celui-ci prĂ©voit une fin permanente des hostilitĂ©s et dĂ©clenche un compte Ă rebours de 60 jours pour aboutir Ă un accord final sur l'avenir du programme nuclĂ©aire iranien, mĂŞme si Donald Trump a laissĂ© la porte ouverte Ă une reprise des frappes. Cet accord a entraĂ®nĂ© une baisse des rendements obligataires Ă long terme partout dans le monde, ainsi qu'une dĂ©tente sur le marchĂ© de l'Ă©nergie. Dans ce contexte de paix en devenir et d'accord final en bonne voie, les pressions inflationnistes pourraient freiner Ă terme.Â
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🇪🇺 Europe
En Europe, l'inflation accĂ©lère encore d'un cran, avec l'indice des prix Ă la consommation passant de 3,00% Ă 3,20% au mois de mai en rythme annuel. Le constat est le mĂŞme en France oĂą l'inflation grimpe Ă 2,40% contre 2,20% auparavant. Tandis qu’en Allemagne, elle recule Ă 2,60% contre 2,90%, notamment grâce aux aides gouvernementales sur l'Ă©nergie. C'est un sujet Ă surveiller de près puisque l'accalmie sur les prix n'est pas pour tout de suite. MĂŞme si Ormuz rouvre rapidement, l'approvisionnement pĂ©trolier mettra plusieurs semaines Ă revenir Ă la normale.Â
Du cĂ´tĂ© de l'Angleterre, la banque centrale a une nouvelle fois maintenu son taux directeur Ă 3,75%, se donnant le temps d'Ă©valuer les rĂ©percussions sur l'inflation. MĂŞme si les prix se sont maintenus de manière inattendue Ă 2,80% en mai, la BoE prĂ©voit que l’inflation pourrait dĂ©passer les 3,25% au dernier trimestre. Pour y faire face, l'institution n'aura d'autre choix que d'adopter une politique monĂ©taire plus restrictive.Â
Par ailleurs, la rencontre annuelle des dirigeants du G7 se tenait dans un contexte de tensions commerciales et gĂ©opolitiques. Plusieurs sujets ont Ă©tĂ© abordĂ©s, notamment la guerre en Ukraine ainsi que l'accord sur la fin du conflit au Moyen-Orient. Ce sommet a Ă©galement favorisĂ© le rapprochement entre l'Iran et les États-Unis, et il pourrait relancer la coopĂ©ration entre l'ensemble des pays.Â
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🇨🇳🇯🇵 Asie
En Chine, les donnĂ©es dessinent une Ă©conomie Ă deux vitesses. La production industrielle a progressĂ© de 4,50% sur un an en mai, après 4,10% en avril, portĂ©e par un secteur manufacturier qui reste le moteur de l'activitĂ©. NĂ©anmoins, les ventes au dĂ©tail ont reculĂ© de 0,60% sur un an, première contraction depuis fin 2022. Ce signal est d'autant plus notable que PĂ©kin a multipliĂ© ces derniers trimestres les subventions pour la consommation. La faiblesse de la demande intĂ©rieure chinoise, combinĂ©e au choc pĂ©trolier liĂ© Ă la guerre, nourrit un risque de stagflation.Â
En parallèle, la BOJ relève son taux à 1,00%, son plus haut niveau depuis 1995. Le vote est passé à 7 contre 1. L’objectif est de freiner la chute du yen et de calmer une inflation liée à la flambée du pétrole. Pour le Japon, dont l'endettement public est l'un des plus élevés au monde, la hausse des taux finira mécaniquement par dégrader sa situation économique et budgétaire.
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🛢️ Matières premières
Sur le marché des matières premières, les prix des énergies fossiles reculent à mesure que l'espoir d'un accord final se renforce. L'or suit le même mouvement et pourrait continuer à baisser, porté par l'apaisement des tensions géopolitiques et le retour progressif de l'appétit pour le risque.
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By Widoowin Cross Asset SolutionsCette semaine, l'espoir d'un accord final entre Washington et Téhéran rebat les cartes. La signature d'un cessez-le-feu détend les marchés de l'énergie et fait reculer les rendements obligataires, alors que l'inflation continue de grimper des deux côtés de l'Atlantique et contraint les banques centrales à durcir le ton.
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🇺🇸 États-UnisÂ
Aux États-Unis, la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale a choisi de maintenir ses taux directeurs dans la fourchette de 3,50-3,75%. Il s'agissait de la première confĂ©rence de presse de Kevin Warsh Ă la tĂŞte de l'institution, alors que l'inflation atteint dĂ©jĂ 4,20% en mai. Le nouveau prĂ©sident de la banque centrale est confrontĂ© Ă l'accĂ©lĂ©ration de la hausse des prix liĂ©e au conflit au Moyen-Orient, alors que ses homologues japonais et europĂ©ens ont dĂ©jĂ engagĂ© un premier resserrement. Dans ce contexte, les marchĂ©s anticipent une hausse des taux au cours de l'annĂ©e, qui pourrait intervenir plus rapidement que prĂ©vu si la dynamique inflationniste persiste.Â
Parallèlement, la Maison Blanche a signĂ© un premier accord avec l'Iran. Celui-ci prĂ©voit une fin permanente des hostilitĂ©s et dĂ©clenche un compte Ă rebours de 60 jours pour aboutir Ă un accord final sur l'avenir du programme nuclĂ©aire iranien, mĂŞme si Donald Trump a laissĂ© la porte ouverte Ă une reprise des frappes. Cet accord a entraĂ®nĂ© une baisse des rendements obligataires Ă long terme partout dans le monde, ainsi qu'une dĂ©tente sur le marchĂ© de l'Ă©nergie. Dans ce contexte de paix en devenir et d'accord final en bonne voie, les pressions inflationnistes pourraient freiner Ă terme.Â
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🇪🇺 Europe
En Europe, l'inflation accĂ©lère encore d'un cran, avec l'indice des prix Ă la consommation passant de 3,00% Ă 3,20% au mois de mai en rythme annuel. Le constat est le mĂŞme en France oĂą l'inflation grimpe Ă 2,40% contre 2,20% auparavant. Tandis qu’en Allemagne, elle recule Ă 2,60% contre 2,90%, notamment grâce aux aides gouvernementales sur l'Ă©nergie. C'est un sujet Ă surveiller de près puisque l'accalmie sur les prix n'est pas pour tout de suite. MĂŞme si Ormuz rouvre rapidement, l'approvisionnement pĂ©trolier mettra plusieurs semaines Ă revenir Ă la normale.Â
Du cĂ´tĂ© de l'Angleterre, la banque centrale a une nouvelle fois maintenu son taux directeur Ă 3,75%, se donnant le temps d'Ă©valuer les rĂ©percussions sur l'inflation. MĂŞme si les prix se sont maintenus de manière inattendue Ă 2,80% en mai, la BoE prĂ©voit que l’inflation pourrait dĂ©passer les 3,25% au dernier trimestre. Pour y faire face, l'institution n'aura d'autre choix que d'adopter une politique monĂ©taire plus restrictive.Â
Par ailleurs, la rencontre annuelle des dirigeants du G7 se tenait dans un contexte de tensions commerciales et gĂ©opolitiques. Plusieurs sujets ont Ă©tĂ© abordĂ©s, notamment la guerre en Ukraine ainsi que l'accord sur la fin du conflit au Moyen-Orient. Ce sommet a Ă©galement favorisĂ© le rapprochement entre l'Iran et les États-Unis, et il pourrait relancer la coopĂ©ration entre l'ensemble des pays.Â
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🇨🇳🇯🇵 Asie
En Chine, les donnĂ©es dessinent une Ă©conomie Ă deux vitesses. La production industrielle a progressĂ© de 4,50% sur un an en mai, après 4,10% en avril, portĂ©e par un secteur manufacturier qui reste le moteur de l'activitĂ©. NĂ©anmoins, les ventes au dĂ©tail ont reculĂ© de 0,60% sur un an, première contraction depuis fin 2022. Ce signal est d'autant plus notable que PĂ©kin a multipliĂ© ces derniers trimestres les subventions pour la consommation. La faiblesse de la demande intĂ©rieure chinoise, combinĂ©e au choc pĂ©trolier liĂ© Ă la guerre, nourrit un risque de stagflation.Â
En parallèle, la BOJ relève son taux à 1,00%, son plus haut niveau depuis 1995. Le vote est passé à 7 contre 1. L’objectif est de freiner la chute du yen et de calmer une inflation liée à la flambée du pétrole. Pour le Japon, dont l'endettement public est l'un des plus élevés au monde, la hausse des taux finira mécaniquement par dégrader sa situation économique et budgétaire.
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🛢️ Matières premières
Sur le marché des matières premières, les prix des énergies fossiles reculent à mesure que l'espoir d'un accord final se renforce. L'or suit le même mouvement et pourrait continuer à baisser, porté par l'apaisement des tensions géopolitiques et le retour progressif de l'appétit pour le risque.
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