Face au mutisme des institutions françaises sur les violences conjugales, est-il possible de se faire entendre sur internet ? Les réseaux sociaux sont-ils un moyen de dénoncer les faits de violences ? Jusqu'où peuvent-ils servir la lutte contre les violences conjugales ?
S'il est évident qu'ils ne condamneront pas pénalement les auteurs de violences conjugales, les réseaux permettent parfois de bouger les lignes, comme en témoigne Libé qui, ne croyant pas au système judiciaire, a dénoncé son agresseur sur Instagram. Les réseaux sont aussi un lien direct et instantané entre les associations et les victimes. Lily, vice-présidente de l'association française FNVF*, nous parle du rôle d'accompagnement et d'écoute qu'il est possible de faire dans ce monde dématérialisé, où la honte et la peur ne se heurtent pas aux brutalités institutionnelles et juridiques.