Au retour du Liban, il effectue 4 années de théologies. Durant ses années d’études, il fait une thèse sur les rituels orientaux, et professions monastiques, dans la liturgie de l’Orient, afin de voir quelle lecture religieuse s’en dégageait. En 1956, il entre dans l’ordre dominicain.
Dans son couvent dominicain, à Evry, on pouvait y trouver une centaine d’étudiants. Mgr Raffin en garde des souvenirs positifs et heureux de ces années d’études, de la liberté qu’il a trouvé là bas.
1954, c’est une année grave pour l’Eglise de France et les dominicains, car Rome a mis un point d'arrêt à l’expérience apostolique des prêtres ouvriers. Parmis eux, des prêtres diocésains, des dominicains, jésuites, etc
Le Saint Siège exigeait que tout le monde rentre dans l’ordre, abandonnant le travail. Le climat était assez lourd, et les dominicains traînaient le pas pour suivre les directives de l’Eglise.
Puis il raconte : le 11 oct 1962 le concile Vatican II s’ouvrait. Un événement qui l’a marqué, où il a pu regarder sur le poste de télé fraîchement arrivé, en compagnie des membres de la communauté, le concile et le discours de Jean XXIII. Ce dernier, assis sur un trône, prononçait un discours d’ouverture en latin. Mgr Raffin fut ébahi par les propos libérateurs du Pape.
Il est ordonné prêtre en 1964, un moment qui l’a marqué. Il a alors fait plusieurs ministères, avec une mission : vulgariser les documents du concile. Il achevait cette tâche en 1965 donc dès 1966 il a commencé à rendre public le contenu de ces décrets au grand public et autres institutions religieuses.
Deux ans après, les événements de mai 68 ont “endommagé” l’institution, selon Mgr Raffin, avec une paralysie de l’institution par certains moments. Les jeunes n'avaient plus confiance envers l’institution.
En 1978 il devient prieur du couvent dominicain, toujours en région parisienne. C’est une communauté importante : 40 religieux. Pendant 6 ans, il est prieur. Il fait de nombreuses maisons au Proche Orient, Scandinavie, Afrique.
Quand il regarde sa vie passée, il avoue avoir rarement fait ce qu’il avait envisagé de faire. Les demandes de ses supérieurs lui ont tracé son chemin, la providence a tracé sa route.
Le 4 août 1987, il est nommé évêque, consacré le 11 octobre 1987. Il connaissait pourtant très peu l'Église locale.
Entre-temps, il raconte s’être intéressé au renouveau charismatique. Il a découvert un peuple chrétien en manque et blessé par les remises en question de mai 68. Un peuple qui avait un grand besoin de formation solide, de retrouver confiance dans le concile.
En 1984 c’est la fin du priorat. Il se dirige aussi dans l’enseignement, en assistant trois promotions de la maison St Augustin.
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