Aujourd'hui, je suis allé à la rencontre de l'auteur américain William Boyle. Après Le témoin solitaire, tout est brisé et L'amitié est un cadeau à faire, les éditions Gallmeister publient son nouveau roman, La cité des Marges, dans une traduction de Simon Baril. Nous sommes en juillet 1991, dans le sud de Brooklyn, Donnie Paradanscolo passe une soirée tranquille avec deux collègues flics. Ils refont le monde, parlent de tout et de rien : la vie, le sport, l'amour. Au cours de cette soirée, Donnie effraie et maltraite le jeune Mickey alors qu'il est en train de flirter avec Antonina. Quelques heures, le même Donnie tue un homme qui devait de l'argent à un truand local. Donnie ne sait pas qu'il a tué le père de Mickey. Pour le flic corrompu, cette soirée est le début d'une toile d'araignée. Deux ans après, Donnie, son ex femme Donna, Mickey et Antonina sont encore dans le même bourbier. Pour les deux derniers, leur mère veille plus ou moins grain, comme celle de Nick qui tente de comprendre son fils, professeur fatigué par son métier qui veut absolument écrire un scénario. Avec William Boyle, grâce à la traduction de Thibault Gendreau, nous avons échangé sur la Cité des marges, un roman entre le polar et la tragédie. Nous avons parlé des personnages, de ces années 90 que l'auteur a bien connu, de sa manière d'écrire et du cinéma qui n'est jamais très loin.