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Or


Les Inuits chantent et dansent dans le cadre de rituels, pour invoquer les esprits pour que la chasse soit fructueuse, mais leurs chants et danses peuvent aussi intervenir dans des contextes festifs, pour le divertissement. Des explorateurs ont fait des transcriptions de leurs chants dès le 18è siècle, mais la description musicale d’un chant inuit ne peut être précise que si elle arrive à quelque précision sur son contexte. Une pratique peut renvoyer à une manière de chanter qui peut elle-même recouvrir des pratiques différentes : à moins que le chant ne vienne pour les Inuits eux-mêmes faire une liaison entre des temps pourtant distincts, entre rituels et jeux, entre incantations et occupations. Bref, on ne peut pas faire de l’ethnomusicologie sans faire de l’ethnologie tout court, quand bien même ce n’est rien que pour continuer à faire de la musicologie que certains viennent à s’intéresser aux musiques de tradition orale. Tel est le cas de Jean-Jacques Nattiez. Auteur de la somme La musique qui vient du froid aux Presses de l’Université de Montréal, c’est bien en spécialiste de Wagner autant que de Boulez et pour avoir appliqué les méthodes de la sémiologie à la musique qu’il en est arrivé, il y a une cinquantaine d’années, à s’intéresser à la musique des Inuits du point de vue de ses formes et de ses structures, en passant par ses contextes de production et, pour ce faire, de l’histoire des enquêtes dont ces chants ont été l’objet.
Une émission conçue et présentée par David Christoffel.
Consulter les enregistrements associés au livre évoqué dans l’émission.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By METACLASSIQUELes Inuits chantent et dansent dans le cadre de rituels, pour invoquer les esprits pour que la chasse soit fructueuse, mais leurs chants et danses peuvent aussi intervenir dans des contextes festifs, pour le divertissement. Des explorateurs ont fait des transcriptions de leurs chants dès le 18è siècle, mais la description musicale d’un chant inuit ne peut être précise que si elle arrive à quelque précision sur son contexte. Une pratique peut renvoyer à une manière de chanter qui peut elle-même recouvrir des pratiques différentes : à moins que le chant ne vienne pour les Inuits eux-mêmes faire une liaison entre des temps pourtant distincts, entre rituels et jeux, entre incantations et occupations. Bref, on ne peut pas faire de l’ethnomusicologie sans faire de l’ethnologie tout court, quand bien même ce n’est rien que pour continuer à faire de la musicologie que certains viennent à s’intéresser aux musiques de tradition orale. Tel est le cas de Jean-Jacques Nattiez. Auteur de la somme La musique qui vient du froid aux Presses de l’Université de Montréal, c’est bien en spécialiste de Wagner autant que de Boulez et pour avoir appliqué les méthodes de la sémiologie à la musique qu’il en est arrivé, il y a une cinquantaine d’années, à s’intéresser à la musique des Inuits du point de vue de ses formes et de ses structures, en passant par ses contextes de production et, pour ce faire, de l’histoire des enquêtes dont ces chants ont été l’objet.
Une émission conçue et présentée par David Christoffel.
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