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Or


Parmi toutes les guerres d’autorité qui ont scandé
Pourtant : quand le Trésor de la langue française définit le verbe « accompagner », la notion de second plan n’apparaît pas du tout. Accompagner, pour le dictionnaire, c’est : se déplacer avec un être animé. Et pour montrer ô combien cela peut être important : les significations du verbe accompagner, il est dit que : « Généralement, l’idée de déplacement est précisée par une indication de but ». Accompagner peut alors revenir à honorer une personne, servir de protecteur ou de guide, servir de compagnon ou, encore rendre les honneurs funèbres à un défunt. Bref, accompagner est toujours très important. Alors même si le pianiste Robert Sutherland est beaucoup moins connu que Maria Callas, même si Gérard Jouannest est beaucoup moins connu que celui qu’il accompagnait (Jacques Brel), nous avons rencontré : un violoncelliste qui, après son prix du Conservatoire de Paris en 1960, n’a jamais cherché à être soliste. Paul Boufil a développé une telle passion pour le quatuor à cordes qu’il a toujours préféré la musique de chambre, au point de renoncer au poste de violoncelliste solo qui lui était offert, à la fin des années soixante, à la création de l’Orchestre de Paris : Paul Boufil nous a reçu dans son appartement de Levallois, dans l’immeuble même dans lequel a vécu, il y a 115 ans, le compositeur Maurice Ravel. Mais avant de donner la parole au violoncelliste, voici l’extrait d’une leçon donnée par son maître, André Navarra, à la télévision.
Une émission produite et réalisée par David Christoffel.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 1890, dans son Dictionnaire théorique et
1890 est l’époque où
Et comme deux perspectives valent mieux qu’une, dans Métaclassique, nous invitons à dialoguer entre elles : l’historienne de l’hypnose musicale Céline Frigau Manning (qui prépare un ouvrage aux Presses du réel qui retrace les liens qui se tissent au 19ème siècle entre hypnose et musique) et la pianiste et hypnothérapeute Hélène Tysman qui co-anime avec la violoniste et hypnotiseuse Anne-Hélène Chevrette, que nous avons enregistré au cours d’un atelier d’initiation à l’hypnose réservé aux musiciens.
Une émission produite et réalisée par David Christoffel.
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Une voix peut être rauque, stridente, accrocheuse,
Quand on apprend des scientifiques australiens
Dans Métaclassique, au lieu de boucler ces questions aux intersections entre musique, biologie et discriminations sociales, on préfère les entrecroiser : ce numéro va tresser deux recherches, en alternant deux entretiens : avec Laura Frémy qui prépare une thèse sur les grandes voix de radio et Alexandre Suire qui a soutenu une thèse qui explore, sans la résoudre complètement, l’hypothèse selon laquelle les hauteurs de voix dépendraient de facteurs évolutifs, autrement dit : est-ce pour des raisons de sélection sexuelle que les femmes continuent de parler plus aigu que les hommes ?
Une émission produite et réalisée par David Christoffel.
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Pour faire de la musique, il ne suffit pas d’apprendre à en jouer, d’en composer ou d’en produire, encore faut-il se défendre. Quand on parcourt les milliers de lettres d’un compositeur aussi célèbre que Maurice Ravel – dont la gloire semble acquise à jamais –, on voit qu’il a passé sa vie à défendre sa musique, mais aussi celle des autres. Même si l’intelligentsia de son époque n’a pas toujours été tendre avec lui, Maurice Ravel s’est toujours montré spécialement loyal, et puis très engagé. La lecture de ses correspondances nous fait faire la connaissance des musiciens défendus par Ravel, l’occasion pour Métaclassique de faire entendre ces compositeurs moins connus que, de son vivant, Ravel a aimé, recommandé, mis en avant. Pour en parler plus en détail, nous recevons Manuel Cornejo qui a recueilli plus de 2500 lettres envoyées ou reçues par Maurice Ravel pour faire une édition critique de cette correspondance publiée au Passeur Editeur, un ouvrage en papier bible qui a été distingué, entre autres, par le Prix des Muses et le Prix Sévigné.
Une émission produite et réalisée par David Christoffel.
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La perdrix pirouitte. Le dindon glougloute. La fauvette zinzinule. Le geai cageole. L’épervier glapit et piale. L’alouette turlutte. La palombe caracoule et concourège. Le pinson frigotte. Et le rossignol chante, gringotte, trille et quirritte. À lui tout seul, le rossignol aurait pu occuper toute l’émission. Mais il n’est pas le seul oiseau chanteur. Puisque le paon braille et la cigogne craquette, il fallait bien se demander si la curiosité des musiciens pour les chants des oiseaux ne s’en tient qu’aux circonvolutions phoniques des différents types d’animaux ou répond à quelques critères plus ornithologiques.
Pour croiser les perspectives et varier les plaisirs musicaux inspirés de tel ou tel autre chant d’oiseau, Métaclassique accueille cette semaine, dans l’ordre d’apparition : deux musicologues : Alessandro et Agnès Arbo, un baryton qui porte le nom emblématique de Jacques Loiseleur des Longchamps et une performeuse, Violaine Lochu.
Une émission produite et réalisée par David Christoffel.
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Pour partager la musique classique avec ceux qui s’en trouvent le plus éloigné, il existe plein de possibilités et de dispositifs. En France, il en est un qui tend à surplomber les autres : le projet Demos. Directeur adjoint du Département Éducation de la Philharmonie de Paris, délégué au projet Demos, Gilles Delebarre explique : « Demos s’adresse à des enfants qui vivent dans des quartiers populaires où se concentrent des difficultés. L’enjeu premier est d’agir sur les mécanismes de reproduction sociale en permettant à ces jeunes de construire des compétences inattendues susceptibles d’enrichir leur capital culturel. » Au-delà de Demos, d’autres modèles sont-ils possibles ? À quel point ceux que l’on peut trouver ailleurs sont importables en l’état ? Et, au fait, quand on parle de partage de la musique, de quelle musique parle-t-on encore ?
Deux invités sont réunis dans Métaclassique pour en parler : Noémi Lefebvre qui est historienne de l’enseignement musical en France et Alix Sarrouy, sociologue de l’Art et de la Culture, actuellement chercheur au laboratoire CICS.NOVA de l’Université Nova de Lisbonne, dont la thèse est accessible en ligne. Avec la participation d’Omer Corlaix.
Une émission produite et réalisée par David Christoffel.
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Carl Hermann Unthan est né sans bras. À l’âge de 6 ou
« Ces questions, rédigées un demi-siècle après la scène décrite,
Liszt n’aurait donc pu être sincère, parce que le spectacle que lui donnait
Maintenant, quand écoute un pianiste qui joue une œuvre pour la seule main
Même s’il est valide de ses deux mains, le pianiste Maxime Zecchini s’est lancé depuis quelques années dans un défi : enregistrer 10 albums de musique pour main gauche seule, pour célébrer le répertoire pour main gauche.
Une émission produite et réalisée par David Christoffel.
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Se demander si toutes les musiques ne sont pas soporifiques, c’est tout de suite répondre que : non. Se demander si toutes les musiques peuvent faire rêver, c’est d’office se dire : oui, forcément ! Mais si on est d’accord pour dire que les musiques peuvent faire rêver, peut-on s’entendre sur ce à quoi telle ou telle sonate fait rêver ? Chacun peut toujours se faire son film. Et si Untel fait son rêve tout seul dans son coin, il devra aller lui-même fouiller dans son for intérieur ce que ses rêves peuvent lui dire. Encore faut-il que les rêves veuillent dire quelque chose. Peut-être ne sont-ils que des images flottantes sans rapport les unes avec les autres, sans rapport même avec la vie du rêveur. Et c’est peut-être à ce moment-là qu’ils auraient quelque chose à voir avec la musique.
Comme il peut y avoir beaucoup à se demander sur la signification des rêves et ce que la musique peut venir exciter – ou non – contenir à leur sujet, nous recevons cette semaine dans Métaclassique trois invités :
– l’historienne des rêves qui a signé Jacqueline Carroy qui a signé Nuits savantes aux éditions de l’EHESS),
– la musicologue Elisabeth Brisson qui vient de publier Alban Berg au miroir de ses œuvres aux éditions Aedam Musicae
– et le philosophe de la musique Santiago Espinosa dont les ouvrages expliquent que la musique est inexpressive.
C’est la première fois, l’émission Métaclassique est enregistrée en public, à la Bpi, la Bibliothèque publique d’information.
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La date 02.02.2020 est un palindrome. Les palindromes les plus spectaculaires sont les palindromes poétiques. En musique, il faut commencer par distinguer les renversements et les rétrogrades, mais aussi viser les différents paramètres du son sur lesquels les compositeurs peuvent opérer des symétries plus ou moins sensibles à l’écoute. Pour dresser une anthologie des palindromes musicaux, nous recevons le compositeur et auditeur du Collège de ‘Pataphysique Emmanuel Ducreux, le compositeur et fondateur de l’OUSONMUPO Patrick Lenfant et le compositeur Denis Lorrain.
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Pour rendre un témoignage plus poignant, on peut mettre des tremolos dans la voix. Cela permettra de donner plus d’épaisseur expressive à ce qu’on dit, au risque d’en mettre assez vite beaucoup trop. Si le vibrato souligne l’émotion, comment se fait-il qu’il en faille si peu pour arriver à l’excès aussi rapidement ?
Dans Métaclassique, l’anatomie des composantes de l’expression musicale est un débat poétique : pour comprendre pourquoi le vibrato peut buter sur ses limites, nous avons demandé à deux instrumentistes de fouiller dans leurs mémoires. À quel moment de l’histoire, le vibrato est-il devenu suspect ? Pourquoi ? Et comment font-ils eux-mêmes depuis pour déployer tel ou tel type de vibrato ?
Avec le guitariste Benoît Boivin et le bassoniste Pascal Gallois.
Une émission produite et réalisée par David Christoffel.
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