Micro et truelle, la chronique des archéologues de la Ville de Lyon

Micro et truelle, la chronique des archéologues de la Ville de Lyon

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Micro et truelle, la chronique des archéologues de la Ville de Lyon episodes

  • La conservation de la stèle du Bas de Loyasse

    🎙️ Micro et truelle - La conservation de la stèle du Bas de Loyasse

    La stèle funéraire découverte en octobre 2025 lors d'un diagnostic archéologique rue du Bas de Loyasse a nécessité de gros efforts logistiques pour son extraction, son transport et sa conservation. Isabelle Munsch, gestionnaire des archives du sol à la Direction de l'Archéologie de la Ville de Lyon revient sur toutes les étapes et sur les principaux enjeux de la conservation préventive du mobilier archéologique.


    🗣️ “Dès que je vois un objet, il faut que je mette tout en œuvre pour le protéger de la manipulation, des intempéries, et c'est le cas pour la stèle car elle a un petit détail qui a son importance : elle conserve des traces de polychromie.”*


    🎧 Une émission animée par Naïs Novat. À réécouter sur notre site Internet (lien en bio) et sur toutes les plateformes de streaming audio.


    CR : Direction de l’Archéologie de la Ville de Lyon.

    13 min
  • Une imitation de vase méditerranéen rue Roquette

    🎙️ Micro et truelle - Une imitation de vase méditerranéen rue Roquette

    Une fouille archéologique menée rue Roquette (Lyon 9e) en 2025 a livré une coupe de l'âge du Fer se distinguant par la finesse de son façonnage. Fait surprenant : cette céramique présente à la fois des traits locaux et exogènes. Que nous apprend l’étude des techniques sur les interactions entretenues entre différentes communautés ? 

    Julien Ripoche, céramologue à la Direction de l'Archéologie de la Ville de Lyon expliquera comment la culture matérielle d'une communauté nous renseigne sur les personnes et les dynamiques qui construisent les sociétés pré et protohistoriques.

    🎧 Une émission présentée par Naïs Novat, de la Direction Archéologie de la Ville de Lyon. 

    13 min
  • La stèle du Bas de Loyasse

    🎙️ Micro et Truelle - La stèle du Bas de Loyasse


    En octobre 2025, un diagnostic archéologique mené rue du Bas de Loyasse (Lyon 5e) a révélé une stèle funéraire antique portant une inscription en latin. L’étude de cette inscription offre un éclairage précieux sur les pratiques funéraires à l’époque romaine et sur les habitant·es de Lugdunum. 


    Datée de la fin du Ier siècle au début du IIe siècle après JC, ses inscriptions sont remarquables pour des vestiges retrouvés en territoire de Gaule antique, et s’approchent davantage de ce que l’on pouvait retrouver à Rome, un indice potentiel sur la provenance des défunt·es. 


    🗣️ “Tout porte à penser que la stèle ne constituait pas un élément isolé, mais était dans un monument plus vaste et massif.”


    Axel Saintlo, archéo-anthropologue et responsable de l’opération, présente cette découverte exceptionnelle et explique ce qu’elle nous apprend sur la vie et la mort à Lugdunum.


    🎧 Une émission présentée par Naïs Novat, de la Direction Archéologie de la Ville de Lyon. 

    14 min
  • Un cheval sacrifié à Loyasse ?

    🎙️ Micro et truelle - Un cheval sacrifié à Loyasse ?


    La découverte d'un squelette de cheval en mars 2025 dans l'actuel cimetière de Loyasse a soulevé de nombreuses interrogations chez les archéologues de la Ville de Lyon. Inhumé à la fin du 2ème siècle après J.-C. dans une position anatomique étrange, au pied de la porte antique de Lugdunum, l'animal aurait-il fait l'objet d'un sacrifice ? 


    Aurélien Creuzieux, archéozoologue à la Direction de l'Archéologie de la Ville de Lyon expliquera comment l'étude de ce squelette offre un éclairage nouveau sur la place des chevaux dans la société romaine.


    © Muriel Chaulet – Ville de Lyon

    12 min
  • La maquette numérique de l'Ile Barbe

    🎙️ Micro et truelle - La maquette numérique de l'Ile Barbe


    L'exposition "Merveilleux Moyen Âge" du musée d'histoire de Lyon, à Gadagne, fait la part belle à la recherche en archéologie du bâti et donne à voir une maquette numérique représentant l'Ile Barbe au XIIIème siècle. 


    Cet outil de médiation fait l'état des lieux de plusieurs années de recherche et a nécessité la collaboration de nombreux spécialistes. Comment restituer un site sans en connaître tous les éléments ? La restitution numérique n'est-elle qu'un outil de médiation ou bien permet-elle de faire avancer la recherche ? 


    Charlotte Gaillard, archéologue du bâti à la Ville de Lyon et commissaire scientifique de l'exposition, répond à ces questions.


    Un podcast animé par Naïs Novat, Référente du pôle médiation et développement culturel au Service archéologique de la Ville de Lyon.

    (CR : © Philippe Somnolet)

    14 min
  • Des sédiments place Abbé Larue

    La nature porte-t-elle encore aujourd'hui les traces de pollutions vieilles de près de 2000 ans ? En analysant les sédiments d'une mare découverte place Abbé Larue, Stéphane Gaillot, géoarchéologue, reconstituera le paysage antique de ce site. 

    L'étude fait appel à 7 spécialistes différents qui chacun donne leur contribution et leur grille de lecture, et tous ces différents indices permettent de tirer des conclusions. 


    La mare date d'entre 30 et 15 av. JC, au début de la romanisation de la colline de Fourvière. 


     On a trouvé des résidus de figues, de noix, d'olives, qui sont un indice de la romanisation de Lyon. 


    Ressource : Audibert, Laurent Bouby, Claire Delhon, Philippe Dessaint, Yanni Gunnell, Céline Maicher, Matthieu Le Bailly & Michèle Monin (20 Sep 2024): Environmental Archaeology of an Urban Defensive Area at the Time of the Roman Conquest: New Insights from a Hilltop Pond in Lugdunum (Lyon, France), Environmental Archaeology, DOI: 10.1080/14614103.2024.2403281 To link to this article: https://doi.org/10.1080/14614103.2024.240328

    15 min
  • Un bloc en pierre à Fourvière

    En 2019, la fouille de la maison carrée de Fourvière a mis au jour un bloc en pierre orné de décors végétaux. Que nous apprend-il sur ce site majeur de la ville antique ? Eric Bertrand, le responsable d’opération de ce chantier revient sur l’étude de cet élément architectural monumental.

    “L’occupation du site commence à l’âge de fer.” 

    “C’est le problème de l'archéologie lyonnaise : la plupart des constructions ont été arasées, démontées.” 
     

    “La colline de Fourvière est une mine à ciel ouvert : tout au long de la fin de l’Antiquité et du Moyen-Âge on vient puiser des blocs dans les vestiges du forum.”

    “On voit deux cornes d’abondance : un motif qui n’est pas spécialement traité dans les chapiteaux de pilastre.” 


    Une émission Radio anthropocène, présentée par Naïs Novat, en partenariat avec le Service archéologique de la Ville de Lyon. 

    12 min
  • Une fontaine romaine en kit

    Comment donner à voir ce qui n'existe plus ? Une fois les chantiers et l'étude archéologique terminés, vient le temps de la médiation. Le Service archéologique de la Ville de Lyon a à coeur de diffuser les connaissances acquises auprès du grand public. Mais comment montrer et expliquer ce que l'on ne peut plus voir ? Jillian Akharraz, chargé de médiation au Service archéologique de la Ville de Lyon, viendra présenter l'un des nombreux dispositifs créés pour rendre accessible au plus grand nombre la donnée scientifique.

    "Un des archéologues du chantier s'est emparé de ces blocs et a travaillé avec les médiateur·ice·s du service archéologique de la Ville de Lyon à refaire un modèle 1/3 de cette fontaine antique pour que le grand public puisse revivre cette enquête qu'ont mené les archéologues."
     
    "Ce dispositif de médiation prend la forme d'un jeu d'enquête. Les participant·e·s sont invité·e·s à se mettre dans la peau d'un·e archéologue. Manipuler, toucher, c'est une manière d'apprendre plus facilement." 

    12 min
  • Le sarcophage d'Elizabeth Temple

    Parmi les nombreuses sépultures découvertes à l'Hôtel-Dieu lors des fouilles archéologiques, les archéologues ont mis au jour un sarcophage en plomb du XVIIIe siècle portant les initiales E.T. 


    Fait rare, cette découverte a permis non seulement d’identifier précisément la jeune défunte mais également de retrouver sa trace dans les archives. Pour clore le cycle d’émissions consacrées à l’Hôtel-Dieu, Stéphane Ardouin, responsable d'opérations sur ce chantier, sera de retour dans Micro et Truelle et présentera les résultats de cette véritable enquête archéologique. Il reviendra ainsi sur les méthodes employées pour analyser ce vestige ainsi que sur les informations recueillies sur la vie de la jeune femme.

    “Les initiales E.T. correspondent à Elizabeth Temple, une aristocrate anglaise décédée en 1736.”


    “Elizabeth était une anglaise apparentée à une ancienne famille royale, et à un poète connu du XVIIIème siècle.” 


    “Nous n’avons pas pu ouvrir ce sarcophage, mais nous avons été autorisé·e·s à glisser une petite caméra à l’intérieur, pour réaliser un examen endoscopique.”


    “Son beau-père était le poète romantique anglais Edward Young. Un de ces poèmes, Les nuits, évoque le personnage de Narcissa, interprété comme un hommage à Elizabeth, privé de tombeau par l'intolérance religieuse et enterré de nuit par Young en personne.” 


    Une émission présentée par Naïs Novat, responsable de la médiation du service archéologique de la Ville de Lyon. 

    11 min
  • Un crâne perforé à l'Hôtel-Dieu

    Micro et truelle - Un crâne perforé à l’Hôtel-Dieu 

    Les fouilles réalisées à l’Hôtel-Dieu ont mis au jour plusieurs cimetières datant du XVème au XVIIIème siècle. Entre 2011 et 2017, les recherches archéologiques ont permis d’étudier 1 800 individus, sur un total estimé à près de 10 000 individus. Ces restes humains constituent une source précieuse d’informations pour l’archéologie, notamment pour l’étude des populations, l’identification des maladies ou encore l’analyse des pratiques médicales.

    À partir d’un crâne présentant plusieurs perforations, découvert lors des fouilles, Axel Saintlo, anthropologue au Service archéologique de la Ville de Lyon, aborde les interventions chirurgicales pratiquées autrefois à l'Hôtel-Dieu dans ce nouvel épisode de Micro et Truelle, présenté par Naïs Novat.


    “Sur ce crâne on retrouve 26 perforations, au niveau de l’os frontal, et de l’os pariétal gauche. Il s’agit ici d’un cas d’apprentissage, d’essai médical : les lésions ont été réalisées post mortem. Le nombre des perforations suggère un acte d’entraînement, d’enseignement, probablement à destination d’étudiants en médecine s’exerçant à la trépanation.” 


    “On a retrouvé plusieurs exemples de soins et d’actes chirurgicaux durant les fouilles de l’Hôtel-Dieu, ante et post mortem. On sait effectivement que plusieurs personnes ont survécu aux interventions, tandis que d’autres attestent de pratiques d’autopsie par exemple.”

    “Toutes ces traces sont évocatrices du riche passé de la médecine de Lyon et de l’Hôtel-Dieu. Dès le XVIème siècle Lyon est considéré comme un haut lieu du savoir et de l’apprentissage de la médecine, de la chirurgie et de l’hygiène.”

    10 min

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Qu’est-ce que l’archéologie aujourd’hui dans une ville comme Lyon ? Où fouille-t-on ? Que trouve-t-on ? Qu’apprend-t-on sur notre environnement et son évolution ?