Nature et Bien-Être – Fréquence Terre

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Nature et Bien-Être – Fréquence Terre episodes

  • Etre femme au naturel – spécial règles & protections périodiques
    Coupe menstruelle : l’alternative écologique et saine aux protections périodiques

    Il y a un côté assez kitsch au titre de ma chronique ; elle me fait doucement penser à cette chanson de Sardou : « Femme des années 80″…

    Au-delà des connotations qu’elle peut contenir, j’invite les femmes, à travers ces trois minutes d’antenne, à repenser leur féminité. Cette invitation porte spécifiquement sur cette période du mois, où, soupçonnées d’irritabilité et de mauvaise humeur chronique, elles pourraient d’une part faire un geste pour la planète et d’autre part, vivre plus confortablement cette période ingrate.

    L’impact écologique des protections jetables

    Pensez qu’en France actuellement, plus de 16 millions de femmes ont leurs règles. Si l’on considère qu’une femme consomme 5 tampons ou serviettes par jour pendant 5 jours tous les mois, cela fait 300 jetables par an. Ce qui nous amène à près de 5 millions de jetables par an, rien qu’en France.

    Or, les procédés de fabrication de ces objets jetables sont polluants ; ils utilisent des produits chimiques. Pour n’en citer qu’un petit nombre, plastiques, blanchiment, stérilisation, liants, etc. Sans parler des emballages, d’un suremballage symptomatique de notre société. La gestion de ces déchets pose de nombreux problèmes : certaines protections mettraient plusieurs centaines d’années à se dégrader, quand elles ne sont pas enfouies, devenant ainsi source potentielle de microbes. Quand ces protections sont jetées dans les toilettes, il arrive qu’elles se retrouvent dans les océans.

    Les risques pour la santé des protections classiques

    Côté santé, de nombreuses femmes sont sensibles aux produits absorbants contenus dans les protections ; elles ont un risque accru de développer une sécheresse ou des ulcères vaginaux, et je ne fais que citer en passant le rare mais néanmoins réel syndrome du choc toxique lié à l’utilisation des tampons.

    La coupe menstruelle : une solution écologique et saine

    Or, il existe une alternative à ces soucis planétaires et féminins, qui n’est pas très répandue encore, et qui mériterait bien meilleure presse. Il s’agit de cette fameuse coupe menstruelle en silicone, qui présente non seulement l’avantage de ne pas être polluante, mais aussi de vous éviter des soucis de santé. Côté écologique, cette coupe est réutilisable, et sa durée de vie est de dix ans. N’étant pas blanchie avec des produits irritants comme le chlore ou l’eau de Javel, elle pollue moins lors de sa fabrication. Côté santé, elle ne perturbe pas la flore vaginale. Par ailleurs, elle n’entretient pas l’humidité autour de la vulve, et permet donc d’éviter des mycoses, comme le font parfois les serviettes. Très bien tolérée, elle peut être portée 12 heures sans gêne et sans odeurs. Elle s’utilise aussi bien la nuit que pour pratiquer votre sport favori et ne demande comme entretien qu’une stérilisation après chaque période de règles.

    Notice de la coupe meluna
    Utilisation et adaptation

    Deux tailles sont à disposition ; ce choix semble restreint par rapport à la multitude de tailles et de formes de protections classiques, mais là encore, il est amplement suffisant. Côté pratique, il faut certes un minimum d’entraînement et de bonne volonté pour se sentir à l’aise avec cette nouvelle pratique, mais tout est une question d’habitude, et le jeu en vaut largement la chandelle. En moins d’un cycle, le tour est joué ! Pour ma part, il m’aura fallu pas moins de sept ans de réflexion pour me lancer : le pari est plus que réussi, d’où mon désir de partager avec mes consœurs cette révolution écologique dans ma vie de femme !

    Un argument économique imparable

    Dernier argument pour vous convaincre d’essayer cet outil : s’il vous en coûte une petite trentaine d’euros pour tenter l’expérience, ce ne seront pas moins de 500 euros tous les dix ans que vous pourrez économiser si vous l’adoptez !

     

    4 min
  • Pour être une belle plante, misez sur la chlorophylle !
    Pour être une belle plante saine, misez sur la chlorophylle !

    Quand on parle de chlorophylle, on pense immédiatement aux plantes, car cette substance est à la fois un pigment qui donne aux végétaux leur couleur verte, mais aussi elle permet la photosynthèse. Ce processus de fabrication de matière organique à partir de l’eau et du gaz carbonique en utilisant la lumière du soleil comme source d’énergie produit également de l’oxygène. Il est utilisé par les plantes, certaines bactéries et les algues. Même les plantes n’ayant pas la couleur verte contiennent de la chlorophylle, pour peu qu’elles reçoivent la lumière du soleil. A travers ce processus de transformation, les plantes puisent leur nourriture directement de l’énergie solaire avec laquelle elles produisent des glucides. En nous nourrissant de plantes à notre tour, nous absorbons ces glucides, source d’énergie vitalisante.

    La chlorophylle et le sang : une similitude structurale

    C’est seulement au début du XXème siècle que la photosynthèse a été mieux comprise, notamment à travers l’étude de la composition de la chlorophylle. Cette dernière est comparée au sang humain, car sa structure moléculaire en est fort semblable.

    Les bienfaits de la chlorophylle pour l’organisme

    Quels bénéfices pouvons-nous tirer, nous humains, de la consommation de plantes riches en chlorophylle ? D’après l’article de la naturopathe Claudine Richard*, nous avons tout à y gagner, tant ses effets sont variés.

    Elle est à la fois cicatrisante, que ce soit pour des plaies internes ou externes. Elle rééquilibre le PH du corps, souvent bien trop acide. Par ailleurs, elle est l’une des rares substances à pouvoir favoriser l’évacuation des métaux lourds du corps. En ce sens, elle est parfaite pour purifier et détoxifier l’organisme. Par ailleurs, elle a le même effet sur le foie qu’elle nettoie, et peut entraîner une baisse du cholestérol. Elle améliore grandement l’énergie, par son pouvoir de réoxygénation des cellules. Or, nous avons tendance à manquer d’oxygène, en vivant dans des milieux trop pollués, ou à cause d’une mauvaise respiration. Elle peut également être une aide pour les personnes à tendance anémiée en activant la prolifération des globules rouges. Elle possède aussi des propriétés antibactériennes et antifongiques. De fait, elle aide à maintenir un tube digestif en bonne santé, et à réguler le transit intestinal.

    Où trouver de la chlorophylle ?

    Où trouve-t-on cette substance magique aux innombrables vertus ? Comme vous le savez déjà, toutes les plantes de couleur verte en contiennent : cap donc sur ces légumes et végétaux. Mais les meilleures sources sont l’algue klamath et la chlorella. Plus facile à trouver peut-être, les jeunes pousses de céréales comme le blé, l’orge ou l’épeautre en sont pleines. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez apprendre à les préparer vous-même ! Vous pouvez aussi vous procurer des gélules de chlorophylle, mais les naturopathes en général vous invitent à les consommer sous leur forme la moins transformée, afin de bénéficier également des minéraux contenus dans la plante.

    Pour aller plus loin

    Si cette substance naturelle et bénéfique vous intéresse, il existe un ouvrage intitulé Jeunes pousses – cultiver, récolter, consommer ces superaliments par Fionna Hill aux Editions La Plage.

    Sources : article paru dans le magazine Biocontact, juillet/août 2011

    4 min
  • Epidémie de fatigue chez les jeunes actifs : comment y remédier ?

    Les jeunes actifs trentenaires sont souvent dynamiques, motivés et épuisés. Deux récentes études montrent en effet que les jeunes actifs se plaignent de plus en plus de fatigue et demandent des solutions.

    Certes, cet état n’est pas grave en soi, mais il révèle des déséquilibres de l’organisme qui n’arrivent pas à répondre aux exigences que l’on attend de lui, mais aussi, il peut influer sur la vie relationnelle et professionnelle en créant alors d’autres déséquilibres. Un médecin américain, Frank Lipman a examiné en détail les différentes causes de fatigue et propose d’y remédier dans son récent ouvrage intitulé Revive. Car la fatigue est multifactorielle, elle relève du mode de vie moderne avec ses contraintes et ses incohérences.

    Semaine 1 : Rééquilibrer son alimentation

    Ce médecin propose d’amorcer des changements de vie dans quatre domaines en un mois, chaque semaine étant consacrée à une thématique. La première concerne l’alimentation, sans surprise. Les grandes lignes de cette approche consistent à réduire au maximum les produits industriels, limiter gluten et laitages, miser sur une alimentation riche en fruits, légumes frais, céréales complètes, avec la réintégration du petit déjeuner.

    Semaine 2 : Pratiquer une activité physique régulière

    La seconde semaine est consacrée à l’activité. Le docteur Lipman préconise une activité physique modérée et régulière et livre des astuces intéressantes sur la façon d’organiser ses efforts physiques. Il est question par exemple lors d’exercices physiques d’alterner une minute de sport intense à trois de repos, une alternance selon lui bénéfique.

    Semaine 3 : Apprendre à se détendre vraiment

    Troisième semaine : apprendre à se détendre. On imagine à tort se relaxer devant la télé, sa console ou un surf sur le web, mais il n’en est rien. Se détendre vraiment, ça s’apprend dans un monde de sollicitation permanente à l’activité et à la surconsommation tant matérielle qu’émotionnelle.

    Yoga, technique de respiration, massage et croquette à l’ancienne sont au programme. Plutôt que l’écran donc.

    Semaine 4 : Revisiter son environnement privé

    Enfin, la dernière semaine consiste à revisiter son environnement privé. Qu’il s’agisse des cosmétiques que nous utilisons, l’usage de nos machines à écran, les produits de nettoyage de notre maison, bref, nous sommes invités à un véritable inventaire intérieur, sans compter une invitation à fréquenter davantage les espaces verts.

    Ancrer les nouvelles habitudes

    Tous ces changements prennent de l’énergie, il faut s’y préparer, y réfléchir et consacrer du temps. C’est donc une question de choix. Après ce mois de changement, il importe de conserver ses nouvelles habitudes, de les ancrer dans son quotidien et d’être patient, car le tonus peut se faire attendre.

    Consulter un naturopathe

    Rien n’empêche une consultation chez un naturopathe pour faire le point et se complémenter en nutriments et vitamines si nécessaires. Pour en savoir plus sur ce programme, vous pouvez vous procurer l’ouvrage du docteur Frank Lipman, Revive, An Exhaustion and Feel Great Again, en anglais seulement pour l’instant. 

     

    4 min
  • En finir avec les ballonnements avec des traitements naturels…
    En finir avec les ballonnements avec des traitements naturels

    Qui n’a jamais connu ces sensations d’inconfort et de ballonnements après un repas trop riche, ou pris à la va-vite ? Les gaz sont un trouble très fréquent et gênant dont on peut apprendre à se défaire en suivant des conseils hygiéno-diététiques simples.

    Ballonnements et flatulences : définition

    Le ballonnement, appelé encore flatulence ou météorisme, mot plus poétique et aérien, convenez-en, consiste en la présence de gaz soit dans l’estomac, soit dans l’intestin.

    Les causes des ballonnements : hérédité, stress et alimentation

    Plusieurs facteurs les favorisent : il peut s’agir tout simplement d’un petit cadeau héréditaire dont on se serait bien passé… Le stress agit également sur le tube digestif : il le rend très sensible aux gaz, provoquant ainsi cette sensation de ballonnement. Mais aussi, il provoque des mouvements anarchiques des intestins, rendant l’évacuation plus difficile.

    Les aliments qui favorisent les gaz

    Autre facteur favorisant ce problème : certains aliments riches en hydrates de carbone servent de substrats à la fermentation bactérienne : la plupart sont bien connus : il s’agit des haricots, blancs en particulier, des choux et topinambours, des pois chiches, du pain, des figues, dattes, pruneaux et jus de pomme pour ne citer que les principaux. Evitez donc d’en consommer en cas de crise, et prenez l’habitude de faire tremper les légumineuses une nuit avant cuisson, puis de les cuire après avoir jeté l’eau dans laquelle elles auront bouilli une première fois. Cette technique, mis à part le trempage est également valable pour les légumes fermenticides que nous venons de citer.

    Le fructose, ennemi des intestins

    Autre élément provoquant des gaz : le fructose car il va augmenter la production de gaz hydrogène. Il se trouve dans tous les aliments riches en sucre comme les confitures, pâtisseries, caramel, crèmes glacées et autres barres chocolatées. Il vaut donc mieux les limiter tant que faire se peut.

    Les aliments qui soulagent les ballonnements

    En revanche, d’autres aliments vont favoriser l’expulsion des gaz et même réduire le risque de ballonnements. Laitue, asperge, avocat, gingembre, fenouil et artichaut en font partie. Côté fruit, vous trouverez les melons, kiwis, ananas, papaye, cerise, fraise ou encore la framboise. Quant aux céréales, il est recommandé de les choisir complètes et de se tourner vers le riz brun, l’épeautre, le quinoa ou le boulgour.

    Fibres : lesquelles privilégier ?

    Il faut comprendre que les fibres en quantité raisonnable, soit moins de 20 grammes par jour, vont réduire ces ballonnements. Mais là encore, une distinction s’impose : les fibres insolubles sont bénéfiques pour le transit, à l’inverse des solubles. A savoir également, les fibres cuites sont plus digestes. Voilà pour ce qui est de l’alimentation.

    Les plantes carminatives en tisane

    Côté tisanes, de nombreuses plantes carminatives sont à votre service. Dans ce domaine, ce sont celles de la famille des ombellifères qui excellent : anis vert, carvi, fenouil, coriandre ou encore aneth et angélique sont toutes recommandées. Vous pouvez également choisir parmi l’anis étoilé, le thym vulgaire, la mélisse, la menthe poivrée et le romarin, la sarriette à prendre en infusion après les repas.

    Huiles essentielles et argile

    Si vous préférez les huiles essentielles, vous pouvez choisir celles d’estragon ou de basilic à appliquer directement sur le ventre. L’argile en interne le matin à jeun ou avant les repas va absorber les gaz : il vous suffit d’en faire tremper une cuillère à café dans un verre d’eau la veille.

    Bien mâcher et éviter l’air avalé

    Enfin, n’oubliez pas de bien mâcher. Même si vous avez bien des choses passionnantes à partager avec vos proches, évitez de le faire en mangeant, afin de ne pas avaler trop d’air. Chewing-gum et boissons gazeuses sont également à éviter.

    Conclusion

    Sur ces moult conseils bienveillants dignes d’une grand-mère, je vous souhaite à tous un bon appétit, et surtout, une bonne digestion.

    4 min
  • Des astuces faciles pour cuisiner plus sain et moins gras
    Astuces faciles pour cuisiner plus sain et moins gras

    Ça peut paraître des détails, mais quand on les accumule tous, on finit par faire une sacrée différence sur le plan de la santé, et sur la balance ! En effet, de petites habitudes alimentaires et culinaires modifient à la longue notre santé et notre bien-être. Voici quelques tuyaux pour continuer à se régaler en toute légèreté.

    Alléger ses recettes facilement

    Premièrement, apprenez à cuisiner plus light. Des recettes de livres de cuisine, on peut enlever facilement 20% de la quantité de matière grasse et de sucre. A vous de retirer d’abord cette quantité, puis progressivement davantage. Vous pouvez également remplacer le beurre et la crème par des yoghourts ou fromages frais. Utilisez du papier sulfurisé plutôt que de beurrer vos moules. Utilisez au maximum sucres et farines complètes : ils possèdent plus de nutriments et rassasient sur le long terme.

    Alléger le fromage et les matières grasses

    Ayez la main légère sur les quantités de fromage que vous mettez dans vos plats : encore une fois, il est tout à fait raisonnable de retirer au début le tiers de la quantité indiquée dans les tartes par exemple. Petit à petit, vous vous habituez à manger moins gras, tout en ayant toujours le goût des ingrédients que vous aimez.

    Utiliser épices et aromates

    Pensez épices et aromates : ils ont l’avantage de donner de la saveur sans rajout de matière grasse. Par ailleurs, de nombreuses épices sont pleines de vertus, notamment digestives.

    Changer ses modes de cuisson

    Variez et changez vos modes de cuisson. Pour cela, dîtes adieu à votre friteuse : ce sera sans doute un déchirement sur le coup, mais un soulagement à la longue. Remplacez-la immédiatement par un cuit vapeur, un cuit riz, ou une plancha, selon vos envies et vos goûts. Cela vous donnera la chance de cuisiner d’autres aliments, et de les cuisiner autrement. Des frites au four avec à peine deux cuillères à soupe d’huile, c’est très bon. Et si l’envie de « vraies » frites se fait irrésistible, succombez mais uniquement quand vous sortez, cela les rendra encore plus savoureuses !

    Pour les viandes, choisissez le grill, pour les légumes, à l’eau ou vapeur. Rajoutez l’huile végétale à la fin de la cuisson pour qu’elle conserve toutes ses vertus et préférez-la au beurre et à la crème.

    Cuisiner maison pour mieux contrôler

    Cuisinez le maximum de vos plats et pâtisseries : vous savez ce qu’il y a dedans, et vous évitez toutes les mauvaises graisses saturées, les sucres raffinés et l’excès de sel. Si vous craquez pour un plat industriel, lisez au moins l’étiquette de composition : cela pourra éventuellement vous décourager ou vous encourager à choisir un produit plus sain.

    Varier les assaisonnements

    Créez et variez vos assaisonnements : mélangez aromates avec huiles, yoghourts, herbes aromatiques, citron, ou encore purées végétales d’amandes, de noisettes ou de sésame.

    Apéritifs et boissons

    Proposez des crudités en apéritif plutôt qu’amuse-gueule, cacahuètes et biscuits trop salés. Si vous optez pour un jus de fruit, coupez-le avec de l’eau, cela aura le mérite de vous faire boire davantage d’eau. En été, préférez les sorbets aux crèmes glacées.

    Se faire plaisir sans frustration

    Si vous y êtes accros, succombez de temps en temps à un vrai repas de Junk food pour éviter trop de frustrations, le temps de vous habituer à votre nouvelle cuisine.

    Aller-y en douceur

    Enfin, allez-y tranquillement sur ces changements : ils doivent se faire en douceur, pour vous donner le temps de vous habituer. Une fois que le pli sera pris, vous aurez pris goût à ce nouveau style alimentaire, avec sans doute aussi quelques kilos en moins sur la balance !

    4 min
  • Messages santé, publicités : qui croire, que penser, comment s’y retrouver ?
    Messages santé : qui croire, que penser, comment s’y retrouver ?

    Un homme averti en vaut deux dit l’adage populaire, dont le bon sens s’applique fort bien au sujet de cette chronique. Les médias tous types confondus nous offrent depuis quelques années de nombreux messages de santé, nous invitant à manger tel ou tel type d’aliment autant de fois par jour, vantant les mérites de tel ou tel produit. Ces messages s’inscrivent dans nos esprits, et peuvent nous induire en erreur. Idem sur les emballages de nos aliments : voici de quoi se compose le goûter idéal, voici comment avoir de l’énergie toute la journée. Et si un doute persiste, des diététiciens de ces grandes industries alimentaires sont à l’écoute, moyennant un coût de communication.

    Publicités trompeuses : l’exemple de la pâte à tartiner

    Peut-on croire ces messages et les prendre pour argent comptant ? Je ne citerai qu’un seul exemple : la publicité récurrente pour une célèbre marque de pâte à tartiner à la noisette, censée apporter à nos bambins de l’énergie pour toute la journée. Composée essentiellement de sucres rapides, la consommation de cette pâte produit en fait l’effet tout à fait inverse : un pic d’énergie lié à une grande quantité de sucre dans le sang, suivi d’une baisse de tonus quelques heures après…

    À qui profitent les messages de santé ?

    En matière de message de santé, je ne saurais que trop recommander la prudence. A qui profite vraiment le message : à notre santé, ou à une industrie excellant dans l’art de nous faire avaler n’importe quoi ?

    Santé mensonge et propagande : l’ouvrage de Thierry Souccar

    Santé mensonge et propagande, arrêtons d’avaler n’importe quoi est le titre de l’ouvrage de Thierry Souccar et Isabelle Robard, édité au Seuil en 2005. Sa lecture est éclairante. On y découvre les liens entre industrie agroalimentaire et instances gouvernementales. On comprend également pourquoi il est important de connaître les commanditaires des études scientifiques en matière d’alimentation. On voit comment l’opinion publique est manipulée, en matière d’information médicale et nutritionnelle.

    Les idées reçues sur l’alimentation

    Si vous croyez que les produits laitiers sont les seuls à pouvoir vous apporter suffisamment de calcium pour prévenir les maladies des os, que l’huile de tournesol supplante celle de colza en matière de nutrition, que le goûter est indispensable et doit comporter des céréales, que pour maigrir, il vous suffit de limiter votre apport de graisses, et enfin, que 50% de l’énergie consommée par jour doit provenir des glucides, ce livre peut certes vous décontenancer, mais aussi faire grand bien à votre santé. En effet, il invite le lecteur à s’interroger sur les liens entre industrie agroalimentaire et certains médecins, et met en avant le poids des lobbies, exemples concrets et précis à l’appui. Il se termine par le guide pour manger sainement, conçu par des chercheurs de l’Université d’Harvard.

    Conclusion : soyez acteur de votre alimentation

    En matière de nutrition, vous êtes le seul à décider du contenu de votre assiette. Encore faut-il être bien informé. Ce livre peut vous y aider.

     

    3 min
  • Conseils pour combattre l’anémie
    Anémie : symptômes et conséquences sur la santé

    Si l’on s’en réfère à l’Organisation Mondiale de la Santé, un individu sur quatre serait concerné par l’anémie, un manque de globules rouges ou d’hémoglobines dans le sang. En apparence bénigne, cette carence peut être la source d’une mauvaise qualité de vie, ayant des répercussions sur la vie sociale. Son premier désagrément est la fatigue, suivi par un manque d’endurance et de souffle, des vertiges maux de tête et étourdissements ainsi qu’une vulnérabilité accrue aux infections, pour ne dire que l’essentiel.

    Dans le cas d’anémies légères, les personnes concernées vivent avec sans s’en rendre compte.

    Comment détecter une carence en fer et en hémoglobine ?

    Pour la détecter, une analyse de sang donnant taux d’hémoglobine, taux d’hématocrite et nombre de globules rouges est nécessaire. Parfois, des analyses plus complètes sont recommandées. Ce sont des composés de l’hémoglobine qui vont fixer le fer, et transporter l’oxygène des poumons vers les cellules. Etre anémié, c’est donc aussi être sous oxygéné. Le cœur des personnes anémiées doit travailler plus pour approvisionner le corps en oxygène.

    Anémie : les personnes à risque

    Certaines personnes sont plus sujettes à ce problème : les femmes tout d’abord, et surtout celles dont les règles sont abondantes. Les femmes enceintes également, car leurs besoins en fer sont accrus et pas toujours comblés. Les personnes âgées dont l’absorption des minéraux peut être limitée avec notamment la prise de traitements, mais aussi les personnes atteintes d’infections virales comme les hépatites ou celles souffrant de troubles gastro-intestinaux. A noter : certains traitements sont parfois responsables de saignements internes. Enfin, maladie génétique et hérédité peuvent être aussi mises en cause.

    Les différents types d’anémie : ferriprive, carence en B12 et B9

    Il existe de nombreux types d’anémie, et les traitements varient donc en fonction. La plus répandue est l’anémie ferriprive, causée par un manque d’apport en fer ou une mauvaise absorption, ou des pertes abondantes par les règles. Mais ils existe d’autres causes comme un manque de vitamine B12 ou B9 dont souffrent parfois certains végétaliens.

    Alimentation et carence en fer : les bons réflexes

    Pour parer à cette carence, il semble essentiel d’évaluer le contenu de son assiette. Parfois, de simples habitudes à changer peuvent aider l’organisme à corriger le tir. Par exemple, il vous suffit de ne pas consommer de caféine ou de théine après les repas, car elles empêchent le fer d’être fixé par le corps. Mieux, si vous prenez des compléments, pensez à les prendre en association avec de la vitamine C de préférence sous forme de fruit, qui va au contraire, aider à fixer le fer par l’organisme. Dans votre assiette donc, pensez à y inclure de la viande rouge si vous l’aimez. Le boudin noir est particulièrement riche en fer. Les sources naturelles de vitamine B12 sont les produits d’origine animale, dont les poissons. Quant à l’acide folique ou vitamine B9, vous la trouvez dans les abats, mais aussi les légumes à feuilles foncées et les légumineuses.

    Compléments alimentaires contre l’anémie : conseils et précautions

    Un petit mot sur les compléments : certains sont mal tolérés et provoquent troubles digestifs comme la constipation ou la diarrhée. N’hésitez pas à tester différents compléments, car les fers contenus ne sont pas les mêmes ni dosés de la même façon.

    Anémie : pourquoi consulter un médecin est indispensable

    Attention néanmoins : en matière d’anémie, mieux vaut consulter un médecin plutôt que de s’auto médicaliser. En effet, l’anémie peut être la conséquence de maladies graves, comme le cancer du côlon par exemple. Une auto médication ne ferait que retarder un diagnostic fiable. L’anémie est plurifactorielle, faites confiance à votre médecin.

     

    4 min
  • Comment prendre soin de ses articulations et soigner ses pathologies ?
    Comment prendre soin de ses articulations et soigner ses pathologies ?

    « Point de santé si l’on ne se donne tous les jours suffisamment de mouvement »*. On doit cet aphorisme plein de sagesse au philosophe Arthur Schopenhauer.

    Or, plus de trois heures vingt par jour devant la télévision, c’est le temps consacré par les français à leur petit écran en 2004. **
    La sédentarité n’est nullement une affaire d’âge, puisque les jeunes, premiers adeptes de jeux vidéos sont touchés par le phénomène et les conséquences qui en découlent : obésité, accumulation des toxines, et problèmes articulaires qui ne sont plus réservés aux personnes âgées…

    Comprendre l’arthrite et l’arthrose

    Mais, pour se mouvoir avec aisance, encore faut-il avoir des articulations en bon état. De nombreuses plantes peuvent aider à prévenir ou soigner les troubles articulaires comme l’arthrite, affection articulaire d’origine inflammatoire, rhumatismale ou infectieuse. Mais aussi l’arthrose, dégénérescence du cartilage des articulations sans infection ni inflammation particulière.

    L’harpagophytum

    Le traitement de base pour les deux pathologies est semblable ; l’harpagophytum est indiquée, on la trouve en gélules à prendre deux à trois fois par jour au moment des repas. Attention néanmoins au dosage : celui-ci doit atteindre plus de 2 grammes par jour. En tisane, il faut dix grammes de racines dans un litre d’eau froide, à faire bouillir dix minutes, puis laisser infuser dix minutes la décoction, à prendre trois fois par jour après les repas.

    La prêle et le bambou

    La prêle et le bambou, tous deux riches en silice, ont une activité sur la synthèse du collagène bien appréciée des articulations. L’action de la silice est en effet réputée sur les articulations, elle stimule la synthèse du collagène contenu dans les tissus osseux et conjonctifs et facilite la recalcification et la reconstitution du cartilage. Egalement reminéralisante, elle améliore l’élasticité et la souplesse des tendons et est particulièrement préconisée pour les sportifs qui les sollicitent beaucoup. Les carences en silicium ayant tendance à s’accentuer avec l’âge, des cures de prêle peuvent donc grandement contribuer à pallier la dégénérescence des tissus. La prêle s’utilise en décoction, quant au bambou, il se trouve très facilement sous forme de gélules.

    L’équilibre acido-basique et le lithothamne

    Dans le cas où les douleurs articulaires sont causées par un excès d’acidité de notre organisme, on peut agir directement sur l’équilibre acido-basique du corps par des mélanges de plantes, qui permet l’évacuation des acides responsables des douleurs inflammatoires. L’algue lithothamne est également préconisée. Associée à la vitamine D, elle a une action reminéralisante pour les os. On la trouve en gélules.

    Les massages aux huiles essentielles

    Enfin, quoi de plus logique et agréable de surcroît qu’un bon massage sur les zones douloureuses, à l’aide d’une huile articulaire ? La plupart sont composées de plantes comme le camphre, le genévrier, l’eucalyptus, mais aussi de cyprès pour favoriser la circulation du sang.

    Conclusion

    Ces indications sont générales : si vous souffrez des articulations, il vous faut consulter un médecin ou un naturopathe.

    * Extrait des Aphorismes sur la sagesse dans la vie.

    ** Etude de l’année TV 2004 de Médiamétrie.

    4 min
  • Comprendre le lien entre nos maux et nos émotions
    Comment comprendre le lien entre nos maux et nos émotions ?

    La sagesse populaire reconnaît facilement le lien entre corps et esprit. En témoignent les nombreuses expressions qui mettent en relation les émotions et certains maux ou malaises : « j’en ai eu le souffle coupé, il en a fait une jaunisse, ou encore j’ai une boule dans le ventre quand on est stressé ou contrarié, ça m’a donné un coup de vieux, j’en ai plein le dos… » pour n’en citer que quelques unes. Nous utilisons ces formules sans trop réfléchir à leur signification, par habitude culturelle. Par ailleurs, de nombreux dysfonctionnements du corps sont reconnus d’origine psychologique par la médecine même. C’est notamment le cas de certaines dermatoses comme le psoriasis.

    Pourquoi consulter son corps plutôt que son médecin ?

    Mais quand il s’agit de trouver un remède aux maux de notre machine, on consulte plus facilement un médecin que l’on fait l’inventaire de ce qui dans les évènements de notre vie, aurait pu provoquer ces inconvénients.

    Certes, comprendre ce lien ne va pas systématiquement faire disparaître les symptômes comme par enchantement. Mais cela permet d’éviter de reproduire des situations qui les provoquent et d’avancer dans notre vie personnelle et dans la connaissance de soi.

    L’ouvrage de Michel Oudoul : Dis-moi où tu as mal, le lexique

    A cet égard, le livre de Michel Oudoul Dis-moi où tu as mal, le lexique apporte des éclaircissements intéressants. Ce fondateur de l’institut français de Shiatsu réunit dans ce lexique environ 300 maladies ou traumatismes, et évoque des pistes de réflexion pour comprendre leur sens. Loin de raccourcis approximatifs et douteux, son analyse ne donne pas de réponses toutes faites, mais propose de s’interroger sur ses relations à soi, aux autres, au monde extérieur.

    Le mal comme manifestation d’un manque de cohérence interne

    Selon Michel Oudoul, le mal apparaît quand une distorsion se créée entre notre conscience et ce qui vit en nous mais dont nous n’avons pas conscience. Ainsi, les maux ne seraient que la manifestation d’un manque de cohérence interne, qui au lieu d’entraver l’individu dans son existence lui souffle des indications sur ce qui cloche en lui. Ces indications sont classées par l’auteur en trois types d’intensité graduelle : tensions physiques ou nerveuses, traumatismes physiques ou psychologiques et enfin, maladies organiques ou psychologiques. Ces dysfonctionnements sont positifs dans le sens où ils permettent l’évacuation de trop grandes tensions internes.

    Les maux des différents systèmes

    (L’auteur détaille ensuite le sens des tensions ou pathologies touchant notre structure mécanique avant de passer en revue les maux des différents systèmes : osseux et articulaire, musculo tendineux, nerveux, génito urinaire, digestif, circulatoire, lymphatique et d’autres maux fréquents comme les allergies ou ceux en rapport avec nos organes des sens.)

    Devenir acteur de sa santé

    A la lecture de cet ouvrage simple d’accès et clair, il est difficile de ne pas trouver des exemples ou des pistes qui font écho en nous. A travers le récit d’histoires vraies issues de l’expérience personnelle de l’auteur, il nous explique par exemple selon lui pourquoi il a contracté la varicelle à l’âge de 43 ans, nous sommes invités à élargir notre conception de la santé et à en devenir acteur. (Un bienfait à l’heure où la médecine a tendance à étouffer les maux plutôt que de les déchiffrer.)

    Michel Oudoul, Dis-moi où tu as mal, le lexique, Albin Michel, 2002.

    4 min
  • Comment maigrir naturellement, sainement et durablement ?
    Comment maigrir naturellement, sainement et durablement ?

    La course aux régimes de toutes sortes ne cesse pas, malgré la démonstration de leur dangerosité pour la santé pour certains d’entre eux (carences, troubles digestifs…). Nous continuons à croire qu’il nous suffit de nous astreindre pendant une courte période donnée à certaines restrictions pour voir fondre à jamais notre indésirable embonpoint. Or, la majorité de ces valeureuses entreprises se solde au mieux par un retour au poids initial, au pire, par une prise de poids.

    Adopter une nouvelle façon de s’alime05nter durablement

    Pour perdre durablement du poids, l’idéal n’est pas d’enchaîner les régimes, mais d’en adopter un durablement. De réformer sa façon de s’alimenter sur le long terme, en l’adaptant bien sûr dans le temps. Est-il utile de préciser que cette démarche ne permet pas une perte de poids rapide, mais que celle ci se fera sur le long, voire très long terme.

    L’aide d’un nutritionniste

    Pour mettre sur pied ce régime adapté à vos objectifs, à vos besoins et vos habitudes alimentaires, il est important de se faire aider par un nutritionniste. Avec lui, vous pourrez commencer par un bilan nutritionnel afin de mettre en lumière les points faibles. Il vous aidera à garder un certain équilibre dans votre assiette. Donnée essentielle pour que la perte de poids ne se fasse pas au détriment de votre santé, mais au contraire, qu’elle l’améliore.

    Des astuces au quotidien

    Une fois les bases nutritionnelles établies, de nombreuses astuces peuvent être déployées progressivement pour soutenir l’effort et le but visé. Petit à petit, vous apprenez à connaître la quantité de nourriture dont vous avez besoin pour vous sentir rassasié en comptant le nombre de cuillères qu’il vous faut. Vous apprenez ainsi à vous nourrir convenablement en quantité où que vous soyez. Si une fringale vous assaille, vous apprenez à y faire face avec un fruit et une tasse de thé plutôt qu’un brownie et un chocolat chaud. Un écart monumental ? Vous savez comment rattraper le coup sans sauter de repas, mais en choisissant un bol de soupe pour le dîner.

    Composer ses repas et connaître les aliments

    Vous saurez également composer les différents repas : alléger vos dîners par exemple car ce sont eux que nous stockons. Vous apprenez également à connaître la valeur nutritionnelle des aliments, et évitez donc d’en abuser, mais aussi, vous apprenez à les choisir. Car les calories contenues dans un fromage à pâte molle ou frais par exemple varient du simple au double !

    Identifier ses erreurs

    En examinant avec objectivité tout ce qui passe par votre palais, vous arrivez à déceler vos erreurs.

    Les avantages de cette démarche

    Cette démarche comporte de nombreux avantages : votre façon de vous alimenter devient progressivement de plus en plus saine et votre santé s’améliore. Vous devenez actrice de votre alimentation, au lieu de suivre un régime à l’aveugle sans en connaître la validité. Vous apprenez également à cuisiner différemment et découvrez de nouveaux aliments.

    Conclusion

    25% des Français sont en surpoids. Un chiffre qui risque encore de s’alourdir avec le temps. Maigrir durablement sans nuire à sa santé est une démarche active et longue, qui nécessite une réforme de ses habitudes. La motivation est également un ressort essentiel. Si vous vous sentez plein de bonne volonté, autant la mettre au service d’efforts utiles et efficaces !

    4 min

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