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☔ Nils balaye les doutes sur l'emploi​


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Cette semaine, l’emploi américain reprend des couleurs, tandis que la montée des tensions autour du détroit d’Ormuz maintient une prime de risque sur le marché de l’énergie.

 

 🇺🇸 États-Unis 

Aux États-Unis, le marché du travail a surpris positivement en janvier avec des créations d’emplois nettement supérieures aux attentes et un taux de chômage en recul à 4,30%. Ces chiffres, salués par Donald Trump, confirment la résilience de l’économie américaine et pourraient permettre à la Fed de se concentrer sur la lutte contre une inflation toujours au-dessus de sa cible.

Le Dow Jones inscrit un record historique à 50 000 points, tandis que la tech marque une pause après une longue phase de surperformance. La rotation vers des secteurs plus défensifs, comme l’industrie, suggère un apaisement de l’appétit pour le risque. 

 

 🇪🇺 Europe 

En Europe, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a de nouveau appelé les dirigeants de l’Union européenne à prendre des mesures pour renforcer la souveraineté européenne face à une politique commerciale américaine imprévisible et à la hausse des importations chinoises. L’objectif est de tirer parti d’un environnement macroéconomique favorable afin de soutenir la croissance.

En France, le taux de chômage atteint 7,90%, son plus haut niveau depuis 2021, nettement au-dessus des attentes. Cette dégradation du marché du travail pèse sur la consommation et freine la production. Cette situation pourrait donc fragiliser l’économie française au cours des prochains mois.

Au Royaume-Uni, la croissance reste fragile avec un PIB en hausse de seulement 0,10% au quatrième trimestre 2025, après un contexte marqué par les menaces de droits de douane américains. Sur l’ensemble de l’année, l’activité progresse de 1,30%, mais l’inflation persistante pourrait conduire la banque centrale à adopter une politique monétaire plus restrictive. Dans ce contexte, l’institution a revu ses perspectives de croissance à la baisse, à 0,90% pour 2026.

 

  🇨🇳🇯🇵 Asie 

En Chine, la pression déflationniste s’installe dans la durée, avec des prix à la production négatifs depuis novembre 2022 et une inflation qui ralentit nettement. Cette dynamique reflète une demande intérieure toujours fragile et érode progressivement les marges des entreprises. Dans ce contexte, Pékin pourrait être amené à accentuer ses mesures de relance et à adopter une politique monétaire plus accommodante pour éviter un essoufflement durable de la croissance.

 

 🛢️ Matières premières 

Du côté des matières premières, les cours du pétrole sont orientés à la hausse, soutenus par l’aggravation de la crise politique en Iran. Les mouvements de contestation perturbent une partie des infrastructures, tandis que la montée des tensions avec les États-Unis ravive les inquiétudes autour du détroit d’Ormuz, un axe stratégique pour l’approvisionnement mondial en pétrole.

En parallèle, la première cryptomonnaie peine à retrouver des couleurs après une valeur divisée par deux depuis le début de l'année. Ce sont près de 400 milliards de capitalisation envolés en l'espace d'un mois. Dans un contexte de forte volatilité, les acteurs de marché opèrent un rebalancement stratégique des valeurs refuges.

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What DAF'ckBy Widoowin Cross Asset Solutions