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Or


Disparu récemment à l’âge de 83 ans, Pierre Rabhi s’était déplacé dans nos studios début 2014.
Au micro de Jean Croc et Nicolas Errèra, ce pionnier de l’agroécologie était l’invité de l’émission “Le Pudding“, à l’occasion de la sortie du livre Pierre Rabhi, semeur d’espoirs (éd. Actes Sud) co-écrit avec Olivier Le Naire. Nous ressortons cette interview en guise d’hommage.
Pierre Rabhi dans Le Pudding, extraits :
« Être cohérent c’est très difficile. Je circule en voiture, alors que je déplore la pollution. Je m’éclaire à l’électricité alors que je déplore les centrales nucléaires. Je crois qu’on est tous un petit peu piégé par ces contradictions que l’Histoire nous a imposé. Et à côté de cela, il y a tous ce que nous pouvons faire pour être dans la cohérence, on tente de le faire mais dans un contexte d’incohérence quand même. »
« Ma préoccupation, c’est que l’humanité n’est plus en phase avec les lois de la vie, de la continuité. On a essayé de faire une espèce de ratio temporel en prenant 24H de la naissance de la planète à son évolution : le phénomène humain représente seulement 2-3 minutes »
« La grande question est de savoir si notre espèce a été la bienvenue, si elle a été positive ou négative par rapport à l’évolution de la planète toute entière, depuis l’origine. (…) Est-ce que nous sommes capables - l’aventure humaine globale - de s’ajuster avec les réalités de la planète telle qu’elle est, avec ses exigences ? »
Nous étions à Saint-Etienne pour la 5e édition du Positive Education, un des festivals électroniques les plus défricheurs de l’Hexagone, et qui s’est tenu du 9 au 13 novembre à la Cité du Design.
Smaël Bouaici et Malo Williams ont passé toute la soirée de vendredi à arpenter, micro en main, les trois scènes de la Cité du design, une ancienne manufacture d’armes, pour prendre le pouls de ce rassemblement qui fait la fierté de la scène électronique française.
On y a croisé des têtes connues des auditeurs de Nova comme Jennifer Cardini ou Flore, qui est venue en voisine depuis Lyon, mais aussi le duo de DJ américaines Octo Octa et Eris Drew, des diggeuses à la collection impressionnantes, ou encore Pessimist, Zoë Mc Pherson et d’autres noms plus obscurs à retrouver bientôt dans les festivals plus grand public.
Dans le studio mobile de Radio Nova, nous avons reçu le prodige français de la bass music anglaise Simo Cell, deux des fers de lance de la techno hexagonale, version new school avec la DJ Anetha, et version old school avec Manu le Malin, ainsi que les programmateurs du festival Charles Di Falco et Antoine Hernandez, qui nous ont expliqué comme le Positive Education faisait pour toujours avoir un temps d’avance sur les autres.
Nous étions à Saint-Etienne pour la 5e édition du Positive Education, un des festivals électroniques les plus défricheurs de l’Hexagone, et qui s’est tenu du 9 au 13 novembre à la Cité du Design.
Smaël Bouaici et Malo Williams ont passé toute la soirée de vendredi à arpenter, micro en main, les trois scènes de la Cité du design, une ancienne manufacture d’armes, pour prendre le pouls de ce rassemblement qui fait la fierté de la scène électronique française.
On y a croisé des têtes connues des auditeurs de Nova comme Jennifer Cardini ou Flore, qui est venue en voisine depuis Lyon, mais aussi le duo de DJ américaines Octo Octa et Eris Drew, des diggeuses à la collection impressionnantes, ou encore Pessimist, Zoë Mc Pherson et d’autres noms plus obscurs à retrouver bientôt dans les festivals plus grand public.
Dans le studio mobile de Radio Nova, nous avons reçu le prodige français de la bass music anglaise Simo Cell, deux des fers de lance de la techno hexagonale, version new school avec la DJ Anetha, et version old school avec Manu le Malin, ainsi que les programmateurs du festival Charles Di Falco et Antoine Hernandez, qui nous ont expliqué comme le Positive Education faisait pour toujours avoir un temps d’avance sur les autres.
Victoire de la Marseillaise Laura Vazquez lors de la dixième cérémonie de remise du plus sérieusement absurde des prix littéraires, en public, à bord de la péniche Grande Fantaisie à Paris.
Parce qu’un bon livre, ouvert à n’importe quelle page, doit pouvoir amuser, intriguer, instruire, choquer, blesser ou tourmenter son lecteur ou sa lectrice, et parce qu’à la page 111 de la pièce de théâtre Rhinocéros d’Eugène Ionesco on trouve ces deux mots magiques : « pourquoi pas ? », un jury impartial, méthodique et porté sur un certain fétichisme numérologique, a créé en 2012 sur l’antenne de Radio Nova, devinez quoi, le désormais célèbre Prix de la Page 111.
Principes fondateurs : il s’agit d’examiner attentivement toutes les pages 111 de tous les romans écrits en langue française et publiés dans notre beau pays entre la fin du mois d’août et avant-hier, en considérant, c’est très important, cette page 111 comme une œuvre d'art à part entière, du premier au dernier mot, du premier au dernier signe de ponctuation, comme si l’auteur ou l’autrice n’avait rien écrit d’autre. En analysant cette page avec des techniques de pointe, en évaluant le style, le vocabulaire, la psychologie des personnages, la qualité des dialogues… De manière à la fois objective et forcément très subjective, pour tenter de répondre à ces questions : est-ce que la partie vaut pour le tout ? Est-ce que l’art de l’écrivain, sa maîtrise de la langue, des caractères et des situations, peut aussi se lire dans les détails, sur un fragment, sur une seule page ?
« Si le sommeil venait sur moi, c’est sûr, il me tuerait. » Au réveil d’une cérémonie onirique de 181 minutes dans la cale chavirée de la péniche Grande Fantaisie à Paris, la réalité se fige et prend perpétuité : le Prix de la Page 111 édition 2021 a bel et bien été attribué à Laura Vazquez pour celle de son premier roman « La Semaine perpétuelle », publié aux Éditions du sous-sol. Reflétant l’étrangeté naturelle de nos explorations numériques, sa page raconte essentiellement l’histoire vraie d’un Vietnamien qui n’a pas dormi depuis 43 ans, vivant donc 2 vies par jour en se sentant « comme une plante sans eau », parfois filmé par 10 caméras. « De tout le livre, c’est le seul personnage que je n’ai pas inventé », nous a confié l’autrice, arrivant de Marseille et aussi étonnée que nous.
Outre sa page encadrée, Laura Vazquez remporte une dotation exceptionnelle de 111 centimes en pièces de 1 centime offertes par Boualem dit Bob du « Dream Café », ce qui ne s’invente pas, ainsi qu’une résidence de 11 mois et 11 jours dans l’émission « Alpha Beta Nova » présentée quotidiennement par Sophie Marchand sur Radio Nova.
Notons qu’une mention spéciale pour le prix du meilleur nom de personnage a été proclamée en croquant dans une chenille congolaise pour récompenser « Croustine », sujet de l’unique phrase de la page 111 du roman Tu aimeras ce que tu as tué du Québécois Kevin Lambert paru aux éditions Le nouvel Attila.
Notons enfin que le pilote de la version enfants de notre aventure, Le Prix de la Page 11, animée par deux grandes lectrices de 11 ans, Rose Gallic et Coline Miroux, partageant au micro de François Perrin leur expertise en littérature jeunesse, s’est avéré joliment concluant. C’est déjà l’heure du petit remplacement. Et cela nous bouleverse au plus haut point.
Le jury 2021, pas pressé d’aller dormir : Marguerite Demoëte, Richard Gaitet, Bertrand Guillot, Guillaume Jan, Estelle Nollet, Victor Pouchet, Claire Richard.
Une émission imaginée par Richard Gaitet et réalisée par Juste Bruyat avec l’aide de Melvin Schlemer. Habillage sonore : Guillaume Girault & Juste Bruyat. Programmation musicale : Romain BNO. Comédien.ne.s : Tania Dessources, Angeli Hucher de...
Labelle : "notre rêve, organiser un servis kabaré digital pour honorer nos ancêtres à notre manière"
Depuis quelques années, une scène musicale fait beaucoup parler d'elle à La Réunion : la scène digital kabar qui, si elle a émergé discrètement il y a quelques années sous l'impulsion d'artistes comme Labelle, est en train de muter en véritable mouvement - grâce au festival Electropicales et au label InFiné notamment qui sortait l'excellente compilation Digital Kabar en 2019, tremplin majeur pour de nombreux producteurs réunionnais. Aujourd'hui, les fers de lance de la scène digital kabar s'exportent dans le monde entier, avec le soutien des anciens et des piliers du maloya traditionnel. Mais si les outils de production sont électroniques et modernes, les artistes ne se sont pas coupés pour autant de la dimension spirituelle du maloya et rêvent à présent d'honorer leurs ancêtres à leur manière avec un servis kabaré (cérémonie d'hommages aux ancêtres) 100% digital. Dans Nova Lova, on ausculte les rêves et les dynamiques de cette scène passionnante avec Labelle et Boogzbrown.
Dey : "À La Réunion, les murs koz créole et il y a de plus en plus de femmes qui osent !"
Quelques jours après la fin de la 3e édition du Réunion Graffiti Festival à Saint-Denis de La Réunion, Nova Lova invite à son micro deux piliers de la scène street-art réunionnaise : le pionnier Eko et la graffeuse femme debout Dey.
L'un a commencé à la fin des années 80, lorsque la déferlante graf' a frappé l'île de plein fouet, quant à Dey, c'est grâce au hip-hop qu'elle a rejoint le mouvement. Au micro, tous deux reviennent sur ces foisonnantes années d'émergence mais se réjouissent aussi de la vitalité et de la créativité de la communauté street-art réunionnaise aujourd'hui. Ouverte et intergénérationnelle - de plus en plus de seniors se mettent au graf' - la scène street-art a des choses à dire et en créole en plus : racines, Histoire, métissage, féminisme et regards sur la gestion politique de la crise sanitaire... Les murs de La Réunion parlent fort et les couleurs pètent, "comme le volcan" ajoute Dey ! Au point qu'un nouveau festival vient de voir le jour dans le sud de l'île, le Run Colorz Festival, dont la 2e édition conçue comme un tremplin se tiendra du 5 au 14 novembre.
À quelques jours de l’ouverture de la COP26 à Glasgow, la conférence sur le climat qui s’ouvrira en Écosse ce dimanche 31 octobre, on s’intéresse aux luttes écolos en cours en ce moment sur l’Île de La Réunion et laissez-moi vous dire qu’il y a de quoi faire, tant et si bien qu’il m’a même été difficile de choisir un sujet.
À Manapany, un hôtel de luxe est en train de sortir de terre, condamnant une plage sauvage très populaire et les 3000 individus restants d’une espèce de geko déjà en voie d’extinction. Un peu plus loin sur la Plaine des Caffres, un plateau à mi-chemin entre la haute-montagne et la forêt tropicale, c’est un genre de zoo touristique qui est en train d’être mis sur pied… et je pourrai continuer comme ça pendant 10 minutes encore. Alors bien sûr, les associations écolos n’hésitent pas à monter au créneau pour dénoncer ces mises en danger de la biodiversité, un scandale pour certains réunionnais qui regrettent d’ailleurs que l’île ait raté le virage du développement durable au début des années 2000.
D’après un rapport de l’Insee publié tout récemment, le 8 octobre 2021, et relayé dans les colonnes du journal indépendant réunionnais Le Tangue, la bétonisation intensive est en train de dégrader fortement l’environnement ici à la Réunion : la tâche urbaine qui couvrait environ 8% de l’île en 1997 grignote aujourd’hui près de 13% du territoire, rognant sur les habitats naturels de nombreuses espèces sauvages (en sachant qu’un quart des espèces animales et végétales sont déjà menacées à la Réunion) et limite l’écoulement naturel des eaux, ce qui risque, selon l’Insee, d’augmenter le nombre d’inondations, déjà prévisibles à cause de l’augmentation du niveau des océans d’ici à quelques années.
Pour me rendre compte de la réalité du terrain, je suis partie à la rencontre de Chris, un activiste écolo que je retrouve à Saint-Pierre de la Réunion, au sud, sur la toute première ZAD de l’île.
Brandon Gercara : "la communauté LGBT réunionnaise donne du courage aux autres DOM-TOM, nous ouvrons la voie queer et décoloniale à la fois".
En 2018, une étude publiée par Le Refuge rapportait que 63% des membres de la communauté LGBT réunionnaise avaient déjà subi des violences verbales et/ou physiques au moins une fois au cours de leur vie.
Mais ça, c'est peut-être bientôt du passé grâce à Brandon Gercara qui ne ménage pas ses efforts pour sortir les sien.ne.s du fénwar. À tout juste 25 ans, Brandon Gercara ne recule devant rien, iel qui se définit comme "pédé, versatile et zoréole avec des croyances religieuses malgaches et comoriennes, artiste plasticien, performer, chercheur décolonial et activiste queer". Iel a notamment fondé le collectif Requeer, une plateforme d’échange, de rencontre, de réflexion et de lutte, pour favoriser la visibilité de “ces corps colonisés, ces corps queers, ces corps d’à côté” pour reprendre le titre de son mémoire de recherche. Après avoir organisé la première Marche des Fiertés à La Réunion le 16 mai 2021, aujourd'hui Brandon Gercara travaille activement à la création du tout premier centre LGBTQIA+ de l'Océan Indien, avant de lancer la Semaine Kwir du 6 au 12 décembre à Saint-Denis de La Réunion. Au programme : ball voguing, conférences, débats et ateliers lip-sync...
Comme le dit Aurus : soyez fier.e.s, libres et indomptables !
Au micro Jeanne Lacaille, Brandon Gercara et le musicien réunionnais Aurus - dont on découvre à l'antenne le personnage drag, la fabuleuse Piyonté - témoignent des avancées récentes et du chemin qu'il reste encore à parcourir à La Réunion.
24H à peine après la fin des Electropicales... Coup d'envoi du WOW Creative Festival, un tout nouveau rendez-vous dédié à l'art contemporain et digital à La Réunion. Une première !
Thomas Bordèse : "On a créé le WOW pour que tous les jeunes artistes réunionnais.e.s osent se lancer et s'imaginent exposer là, en plein milieu de leur ville, un endroit qu'ils aiment."
Créé par Thomas Bordèse (Electropicales) et le street-artist Eko (Réunion Graffiti), le WOW investit le Barachois, parc et promenade très populaire à Saint-Denis de La Réunion. Un lieu d'exposition audacieux et ouvert sur l'Océan Indien qui invite à entrer en contact avec de nouveaux horizons. L'espace muséal est réinventé, libéré, pour donner vie à des œuvres parfois monumentales. Ici, cinq énormes containers de fret et là, des centaines de portes récupérées dans les décombres d'anciens logements sociaux récemment rasés à Saint-Paul et réhabilitées en œuvre collective. Point bonus pour digital, mis à l'honneur de la direction artistique du festival - pas étonnant vu l'amour des Electropicales pour la palpitante scène "digital kabar", relecture 3.0 du répertoire traditionnel maloya en tête. L'objectif pour les créateurs du WOW : surprendre, provoquer des rencontres, créer des vocations pourquoi pas, soutenir et réunir les artistes invité.e.s - européens et réunionnais ensemble. On a notamment rencontré Blindoff, qui peint ses volcans chéris avec de la lumière et une impressionnante technique de mapping-vidéo 100% écolo.
C'était dans Nova Lova, au micro de Jeanne Lacaille avec Juste Bruyat à la coordination et Théo Sébald à la coordination.
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