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Nova y va, visiter l’exposition Frontière : on les franchit, on les défend ou on les redoute, que permettent-elles, que représentent-elles ?
La Cité des sciences et de l’industrie vous propose de marcher sur les contours du monde pour en saisir quelques clés d’analyse et de compréhension à travers neuf installations qui parcourent les cinq continents, et une scénographie hyper riche: projection vidéo sous une tente, installation sonore dans un cabinet de curiosités, cartes interactives qui disent nos flux migratoires, économiques, culturels… Géographes, ethnologues, mais aussi artistes, photographes, acteurs, réalisateurs et dessinateurs prennent ici la parole… Une polyphonie invitée à dire nos contours mouvants par les deux commissaires de l’exposition, Astrid Aron et Maud Gouy. Elles ont accepté de répondre à nos questions, et c'est ce que vous entendrez dans ce reportage.
Où l’on apprend que les frontières peuvent être des endroits d’arrêt - voire de mort - mais aussi des endroits de passage, de vitalité économique et culturelle; qu’aucune frontière n’est infranchissable, même les plus menaçantes; qu’une frontière n’est pas une ligne, mais un couloir, pas toujours visible d’ailleurs (cyberespace); qu’il existe des frontières heureuses et que la souveraineté ne s’affirme pas forcément par les barbelés…
Un voyage immobile en équilibre sur un monde qui ne tourne pas toujours rond mais auquel il est souhaitable de prendre part en connaissance de cause, l’exposition Frontière vous est recommandée par la Radio Nova, c’est à la Cité des sciences jusqu’au 2 janvier 2028.
Infos pratiques:
Exposition Frontière. Conseillé à partir de 12 ans.
De 12 à 15€. Ouvert de 10h à 19h du mardi au dimanche.
Cité des Sciences et de l’Industrie . 30, avenue Corentin-Cariou, 75019 Paris
https://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/expos-temporaires/frontiere
Du 11 septembre au 10 octobre 2026, le Centre Wallonie-Bruxelles, lieu anticonformiste dédié à l’art en plein cœur de Paris, présente sa deuxième biennale Rencontres Archipel Chaos-Monde, un événement hors-norme dédié à la Méditerranée.
Dédiée aux créations et aux pensées contemporaines en Méditerranée, la manifestation s’articule autour de cette zone de flux qu’elle explore à travers plusieurs « îles » de programmation, dont l’anarkhè-exposition « Asile-Exodus & Fuga », ainsi que les « amarrages » de Radio Salé, la radio pirate créée pour l’événement.
Avec plus d’une centaine d’artistes aux pratiques tout aussi diverses, ce deuxième archipel Chaos-Monde raconte cette mer qui borde 23 pays et 4 continents, mais aussi les altérités repensées et les récits tragiques. Il offre l’opportunité d’un récit métaphorique et incite à la conspiration, car conspirer, c’est respirer ensemble.
Nova Y Va s’est invité au vernissage de l’exposition et a rencontré la directrice du lieu, Stéphanie Pécourt, qui nous a donné plus de détails sur le projet, ainsi que les artistes Azzedine Saleck, Sarah Illouz & Marcus Escande, et Charbel Samuel Aoun, qui nous ont parlé de leur pratique.
Interrogeant les notions juridiques de migration et d’asile, les statuts de migrant et de réfugié, la mondialisation des flux migratoires, la souveraineté des États-nations et l’héritage des empires coloniaux, la biennale du Centre Wallonie-Bruxelles retrace des siècles d’histoires et nous confronte au futur de la question migratoire, dans un monde dont les frontières ne cessent de se redessiner.
Un événement aussi fugace que multiple, porté par un centre culturel à part, à contre-courant de certaines des logiques qui traversent aujourd’hui le monde de l’art.
Billetterie et infos ici.
Direction Charleville-Mézières, dans les Ardennes, pour les 20 ans du Cabaret Vert, un festival que l’on connaît bien à Nova et qui, chaque été, transforme pendant quatre jours cette ville de Rimbaud en terrain de jeu musical. Du 20 au 23 août, le festival a une nouvelle fois brassé les genres et les générations, avec du rock, du rap, de l’électro, du dub, mais aussi de la bande dessinée et des discussions autour de la culture et de l’écologie.
Pour cette édition anniversaire, on est allés se balader entre les scènes, les stands et les festivaliers, avec trois rencontres au programme : Disiz et Miki, deux artistes particulièrement appréciés chez Nova et Christian Allex, programmateur et directeur artistique du Cabaret Vert. De quoi en apprendre plus sur la façon dont on fabrique la programmation d’un festival qui revendique depuis vingt ans son goût pour le mélange et la découverte, mais aussi sur ce qui fait qu’un artiste trouve sa place ici.
Dans ce Nova y Va, on parle donc musique, transmission, couleur verte et double décennies - avec quelques décibels au passage. Une plongée dans le Cabaret Vert, entre les grosses scènes, les nouveaux talents et les fidèles festivaliers. Et comme disait Rimbaud : Nova Y va !… pas exactement comme ça, mais on vous laisse découvrir !
Direction la presqu’île de Crozon, là où le Finistère finit de finir. Pour sa 26e édition, du 31 juillet au 2 août, le Festival du Bout du Monde a réuni une trentaine de groupes venus des quatre coins de la planète sur la prairie de Landaoudec : de la chanson au reggae, du rock aux musiques trad revisitées, avec Pomme, Kery James, Gaël Faye, Baloji, Asaf Avidan, Miossec et plein d’autres.
On y est allés pour vous, entre l’océan et les sentiers, au milieu des marins, des sirènes et des mecs déguisés en crevette. Au programme de ce Nova Y Va : Daoud, Miossec, Asaf Avidan et Trinix. Bienvenue au bout du monde.
Nova Y Va, au festival d'été Châteauvallon-Liberté, scène nationale qui réunit les fauteuils de velours du théâtre Liberté au coeur de Toulon, et l’amphithéâtre Chateauvallon, utopie réaliste des années 70 née de l’idée que l’art devait nous échapper de la cité pour refaire le monde. Joan Baez, Paul McCartney ou Maria Casarès y ont enchanté des soirées à la bougies en leur temps… Et c’est dans ce cadre franchement fou - un demi cercle de pierres perché sur une pinède face à la Méditerranée - que Radio Nova s’est rendu pour faire le point sur la programmation riche de danse, de théâtre et de musique de la saison : hommage aux Résistantes, à Carmen par Abou Lagraa et le ballet de l’opéra de Tunis, à Pina Bausch avec la projection de trois films qui lui sont consacrés dont celui de Wenders, et la reprise de sa pièce Nelken par sa compagnie de théâtre-danse, la Tanztheater Wuppertal, sur une folle scénographie faite de dizaines de cartons et de milliers d'oeillets. À l’affiche encore le Beauséjour de Mourad Merzouki, ou encore les 8 performances dansées en déambulation pour le No Mundo de Frank Micheletti en guise de bouquet final.
Chanter, danser, ici, les cigales sont de sortie pour la saison: on a rencontré le tôlier Charles Berling qui fête sa dernière saison à la tête du théâtre et du festival, on a tendu le micro au public, merci à Quentin et Françoise, ainsi qu’à Reginald Lefebvre, magnifique danseur de la troupe de Nelken qui partage avec ferveur ce qui le meut, « what moves you » pour citer la chorégraphe allemande.
Toutes les infos et la programmation sont à retrouver sur le site du festival et le podcast du reportage est ici!
https://www.chateauvallon-liberte.fr/festival/festival-dete-de-chateauvallon-2026/
Châteauvallon :795 Chemin de Châteauvallon - CS 10118 – 83 192 Ollioules. Navettes régulières depuis Toulon.
Le Liberté : Grand Hôtel – Place de la Liberté - 83 000 Toulon.
Places de 20 à 25€
C’est à la recherche de bonnes idées pour de bonnes causes que l’on s’aventure dans les coulisses de la cérémonie des Mlle Pitch Awards, un nom très chic pour un chic concours de publicité́ citoyen engagé. Chaque année depuis 2020, de jeunes créatifs de la communication fabriquent des campagnes audio, vidéo, des affiches pour une grande cause d’intérêt général, une ONG chaque année ; la Croix Rouge, la Fondation pour le Logement des Défavorisés , Médecins du Monde, le Samusocial de Paris… Cette année, il fallait explorer la fratrie, les liens de l'enfance pour mettre en valeur l'action de la Fondation Villages d’Enfance Ensemble (ex SOS Villages d’Enfants), une fondation qui œuvre depuis 70 ans pour permettre à des frères et sœurs confiés à la protection de l’enfance ne pas être séparés, de grandir ensemble, dans un environnement stable et chaleureux. Parmi les 700 campagnes reçues cette année, 13 prix sont sortis du lot. Vous entendrez dans ce podcast plusieurs lauréats et lauréates, ainsi que l’organisatrice du concours Magali Faget, et une membre du jury, Pierrette Diaz.
LASSANA SARRE AU PALAIS DE TOKYO
Un Reportage de Anna Flori-Lamour et Mathilde Joucla
Nova y va au Palais de Tokyo, explorer la thématique de la saison Normes corps avec les sculptures et installations de Jesse Darling, les dessins et bas-reliefs de Cathy de Monchaux, le vernis à ombre de Benoît Piéron, les monstres de Neïla Czermak Ichti, les virages vierges de Pauline Curnier Jardin, ou encore et c’est ce le sujet de ce reportage, la « Globale Inversion Inversion » de Lassana Sarre, une invitation-création faite à l’artiste qui propose une mise en écho, une plongée du tableau dans le tableau, en représentant celles et ceux qu’on ne remarque pas ou peu, les agents et agentes du lieu qui sont autant de gardiens du temple. Quand on va au musée ou dans un centre d'art, on va voir une expo aux murs, et là on est invité à regarder en grand format le centre d’art dans lequel on se trouve. Pourquoi réorienter notre regard vers le leur? Non pas pour dénoncer leur invisibilisation mais pour mettre en lumière leurs parcours, leur rapport au lieu, les murmures des visiteurs et visiteuses et des oeuvres dont ils et elles sont les témoins privilégiés.
Rencontre avec l’artiste, Lassana Sarre, avec la curatrice Horya Makhlouf, et avec Mourad Toua, responsable des agents de sécurité du Palais de Tokyo.
Globale Inversion Inversion, de Lassana Sarre jusqu’au 13 septembre @ Palais de Tokyo : 13 avenue du Président Wilson, 75116 - M° Iéna (9)
Du mer. au lun. 12h-22h, jeu. jsq. minuit (Fermé mar.)
Tarif : 13 € - TR : 9 €
En bordure de la forêt de Meudon, ouvert sur un parc de 10 hectares, se trouve le Hangar Y, joyau du patrimoine industriel qui lançait sa saison début juin avec la première édition de son festival Vent d’été, évènement pluridisciplinaire sur le thème « Un monde sensible », mêlant dans tous les espaces du lieu, intérieurs et extérieurs, expositions d’art contemporain, siestes acoustiques avec le collectif infusions, expérimentations joyeuses de machines à souffler, Dj set Nova et performances.
On retiendra les peintures comme autant de sculptures, de Jean-Baptiste Née, qui colle ses toiles aux rochers, aux écorces, à la pluie et au vent jusqu’à ce que ses peintures semblent sculpter la poésie d’une mer de brume ou d’une forêt la nuit. On retiendra aussi Stuck, pour 5 danseuses, comme une danse de combat qui rend fortes et fières par la géniale waakeuse Mounia Nassangar dont le travail de chorégraphe donne corps aux mots. On retiendra aussi Voliges et Voltiges de Marion Pinaffo et Raphael Pluvinage, le air danser et les projections de Smith ou encore les performances éphémères de Dominic Kiessling. Il s’agit ici partout de composer avec la légèreté du vent comme avec les forces invisibles qui l’habitent… Tout en chillant au bord du grand bassin en terrasse de guinguette, ou en déambulant dans le parcours d’art contemporain du parc.
La programmation du festival « Vent d’été » s’étire jusqu’en juillet, et pour en parler on a rencontré Martin Bourguignat, directeur des publics du Hangar Y, mais aussi Lena LBD aux platines, Clément Postec à la direction artistique et la chorégraphe Mounia Nassangar. C’est à écouter ici, en podcast !
FESTIVAL VENT D’ÉTÉ + EXPÉRIENCES JUSQU’AU 12 JUILLET
Ouvert pendant les week-ends, toutes les vacances scolaires (zone C) et jours fériés
Tarif : 3 €
@ Hangar Y, 9 avenue de Trivaux 92190 Meudon
https://hangar-y.com/evenement/festival-vent-dete/
Le Point Fort d’Aubervilliers avait des airs de grande fête populaire. Le temps d’une journée, le Festival Emmaüs Solidarité avait réuni du monde autour de la musique, de l’humour, de la création et du partage.
À l’affiche, une programmation riche et éclectique : Nayra et son rap aux influences marocaines et égyptiennes, Meiway, légende ivoirienne et créateur du zoblazo, mais aussi Sergio Alejandro, Rachelle Allison, Tatafio, Hadj Sameer ou encore le collectif Divin0. Du kompa au reggaeton, de la funk aux sonorités afro-caribéennes, le public avait voyagé d’un univers à l’autre au fil des concerts et des DJ sets.
Mais le festival ne s’était pas limité à la musique. Tout au long de l’après-midi, un grand plateau de stand-up animé par Waly Dia avait réuni plusieurs humoristes, dont Tom Baldetti et Elsa Barrère, pour trois heures de rires. Dans les allées du site, un marché de créateurs mettait à l’honneur des vêtements upcyclés, des bijoux, des savons artisanaux et des confitures fabriquées à partir d’invendus alimentaires.
Derrière l’organisation de cette journée festive, on retrouve bien sûr Emmaüs Solidarité, une association qui accompagne chaque jour plus de 9 000 personnes en situation de précarité, d’exclusion ou d’exil. Depuis plusieurs années, ce festival défend une même idée : faire de la culture un espace de rencontre, où les publics, les générations et les parcours se croisent dans un cadre ouvert à toutes et à tous.
Au-delà des concerts et des spectacles, cette édition avait surtout été l’occasion de créer du lien et de célébrer la diversité dans toute sa richesse. Nous sommes allés à la rencontre de celles et ceux qui ont fait vivre cette journée.
Lazare, en argot inspiré de la religion, c’est celui qui ne se décourage jamais de recommencer et ce n’est certainement pas un hasard… Lazare, c’est aussi un auteur/acteur/metteur en scène génialement gourmand et follement généreux, dont le terrain de bataille est un théâtre indocile, un geste continu pour se dégager de la monstruosité du monde.
En témoigne sa Comédie du mauvais sang, nouveau cycle dont le premier volet intitulé L’avenir des reflets sera joué 5 fois par semaine jusqu’au 20 juin au Théâtre National de la Colline à Paris. En convoquant à la même table les mythes anciens et les grandes figures de la révolution française, dont Marat et Olympe de Gouges, Lazare et les 8 comédiens et musiciens qui l’accompagnent offrent un grand mezze poétique et politique, une fresque savoureuse et agitée de trois heures dix dont les mots sont autant de courants à flux tendus pour dire l’engagement, la violence, la puissance émancipatrice de la langue, et pour dire les résonances du passé dans notre présent et dans nos possibilités de futur.
Nova a été rencontrer l’équipe et assister aux répétitions : rencontre avec Lazare, Ava Baya et Denis Lavant ici.
L’avenir des reflets, création de Lazare, avec Anne Baudoux, Ava Baya, Jérôme Billy, Myrtille Hetzel, Denis Lavant, Marion Malenfant, Pierre Thionois, Gabriel Tur.
Durée estimée : 3h10. Tarifs de 8 à 33€
Du 19 mai au 20 juin à 19h30 au Théâtre National de la Colline : 15 rue Malte-Brun, Paris 20e, M° Gambetta. www.colline.fr
Crédits musiques:
Olympe contre Robespierre de Lazare et Ava Baya, par Ava Baya
Pandemia, de et par Ava Baya
Gloire au 17ème, de Monthéus par Marc Ogeret
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