On se barre

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On se barre episodes

  • On se barre émission 35 : roman autobiographique "M'en aller" de Marie Lagache

    Jacques Prévert écrivait : « Un seul oiseau est en cage et la liberté est en deuil. »

    J’avais envie d’ouvrir par cette citation car aujourd’hui, je vous parle du roman autobiographique M’en aller de Marie Lagache, publié aux Éditions Maïa. Il parle des violences conjugales qu’elle a subies avec son ex-compagnon. Elle aussi a été mise en cage.

    Rester ? Partir ? Pourquoi on n'arrive pas à se barrer ? Qu’est-ce qui nous retient ? Comment est-on conditionné à subir ? Comment on meurt, à petit feu, coincée dans une boucle infernale qui se répète sans cesse mais dont on ne peut pas s’échapper facilement ? Et comment un jour, on se barre ?

     

    Marie livre son histoire sans pudeur, dans un texte salvateur, qu’elle a écrit avec le recul et le regard qu’elle a aujourd’hui. On retient son souffle, tout s’enchaîne très rapidement, on crie avec elle, son histoire c’est la nôtre aussi.  

     

    Pour vous présenter son roman, je reçois Marie.

    Marie, c'est une de ces femmes que j’admire, qui ose parler de nos maux. En plus de son roman, elle est aussi derrière le podcast Porter nos voies.

    Nous allons plonger ensemble dans ses lignes.


    Merci à ceux avec qui je collabore : ElienRebirth, Florence Elie, Sammy NELZIN, Eric DUROU, Elisa Cambou, Jessica FABIE, lydie drame, Simon Tiberghien, Ivan Stuck-Khan, L'association Cri d'Art


    Ce podcast est à moi, à vous, à nous ! Soyez libres !


    Musiques :

    Pistes : "Clair de Lune Debussy"

    Musique par https://www.fiftysounds.com/fr/


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    1 hr
  • On se barre émission 34 : La sagesse du cœur

    On se barre et on se demande si la sagesse ne venait pas du cœur


    Je vous retrouve en cette semaine marquée par la Saint-Valentruc et je me suis dit que pour coller au thème, nous allions nous parler du cœur et de l’amour dans un épisode assez court (10min).

    Non, je ne vais pas vous parler d'amour romantique, de chocolat, de paillettes et de promesses en l'air ! Non, je vous embarque dans un voyage vers vous, vers l'amour de soi, c'est beaucoup plus palpitant ! Et, je vais vous emmener dans mon passé aussi, quand j'avais 14 ans, quand je cherchais l'amour d'un autre pour m'aimer moi.


    Quand on a vécu des histoires de violences conjugales, on se demande toujours si on mérite l’amour, si on le trouvera un jour. Mais la vraie question à se poser, à mon sens, c’est: "Est-ce que je suis vraiment capable d’amour ?" Est-ce que c’est ce que je veux vraiment ? Est-ce que c’est vraiment le bon moment ?


    Peut-être qu’une des clefs pour avancer sur le questionnement de l’amour, c’est de se faire déjà une place à soi-même dans son cœur, non ?

    Comment voulez vous donner de l’amour à quelqu’un alors que vous n’en possédez pas pour vous. Aimer, ça passe par soi. Peut-on vraiment acceuillir le monde si on ne s’aime pas et qu’on ne se connaît pas soi-même ?

    Quand on a compris sa valeur et ses limites, on sait ce qu’on peut donner et ce qu’on donne, on peut le recevoir.



    Merci à ceux avec qui je collabore : ElienRebirth, Florence Elie, Sammy NELZIN, Eric DUROU, Elisa Cambou, Jessica FABIE, lydie drame, Simon Tiberghien, Ivan Stuck-Khan, L'association Cri d'Art


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    Pistes : "Clair de Lune Debussy", "Gnossienne No 1", "Before You Go"

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    11 min
  • On se barre émission 33 : La déco-thérapie avec Stéphanie Lopez

    Je suis allée à la rencontre de Stéphanie Lopez qui se lance dans la déco-thérapie pour accompagner celles qui ont survécu aux violences conjugales, pour les aider à trouver un nouveau souffle grâce à la décoration de leur intérieur. Car, oui, créer une décoration qui vous ressemble peut changer la donne. L’espace que vous occupez chez vous parle directement à votre système nerveux.


    « Un intérieur surchargé, figé ou déconnecté de qui tu es aujourd’hui peut te garder en alerte constante. Résultat : tu récupères moins, tu respires moins, tu vis moins. La déco-thérapie, ce n’est pas changer des coussins, c’est transformer ton chez-toi en espace de sécurité, de soutien et de réparation », voici ce que prône Stéphanie.

     

    Cette jeune femme de bientôt 26 ans est aussi une survivante de violences conjugales, qu’elle a connu dès l’adolescence. Aujourd’hui, elle est enfin libre et c’est grâce à la décoration qu’elle a pu tenir bon, qu’elle a tracé une route vers elle, vers sa liberté. Et, tout ce qu’elle a appris sur la décoration intérieure pour aller mieux, pour se créer un cocon, elle veut le transmettre à d’autres pour qu’elles aussi trouvent enfin la paix qu’elles méritent.   

     

    Stéphanie a toujours le sourire et une énergie folle. Je vous partage mon échange avec ce rayon de soleil pour que vous compreniez comment elle peut vous accompagner concrètement pour que vous soyez enfin bien chez vous. Elle va se présenter, nous livrer son parcours et en quoi consiste sa discipline de déco-thérapeuthe.


    Retrouvez Stéphanie sur Instagram : lopez_designstudio


    Merci à ceux avec qui je collabore : ElienRebirth, Florence Elie, Sammy NELZIN, Eric DUROU, Elisa Cambou, Jessica FABIE, lydie drame, Simon Tiberghien, Ivan Stuck-Khan


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    20 min
  • On se barre émission 32 : Les TCA avec Julie Rogeon

    Je vous retrouve pour un nouvel épisode, cette fois, sur les troubles des conduites alimentaires. Après un traumatisme, un TCA peut prendre ses quartiers dans vos vies. Je sais que composer au quotidien avec un TCA peut être une véritable souffrance et comme ça peut être difficile d’en parler. Je sais comme on peut avoir un sentiment de honte et de la culpabilité.

    Afin d’avoir des réponses sur toutes les questions que je me pose sur les TCA, je reçois aujourd’hui Julie Rogeon, psychopraticienne, autrice et formatrice. Un immense merci à elle d’avoir pris le temps d’apporter son éclairage, sans langue de bois, sur le sujet. Je vous invite également à écouter son super podcast : Encas de Tracas - Se libérer de l’alimentation émotionnelle.

    Retrouvez-le ici : https://smartlink.ausha.co/encas-de-tracas-se-liberer-de-l-alimentation-emotionnelle

    Voici notre échange avec Julie qui commence par sa présentation afin de mieux la connaître puis place à notre entretien :


    – Y a-t-il différents types de TCA ?

     

    – Pourquoi les TCA apparaissent ?


    – Est-ce qu’ils peuvent être liés à des émotions ?

     

    – Est-ce qu’on peut gérer seul(e) son TCA ?

     

    – Est-ce une façon d’avoir ou de reprendre quelque part le contrôle sur son corps ou justement, on ne contrôle plus rien du tout ? Est-ce que c’est parce qu’on se déteste inconsciemment qu’on s’inflige ça ?

     

    Et d'autres questions/réponses...



    Merci à ceux avec qui je collabore : ElienRebirth, Florence Elie, Sammy NELZIN, Eric DUROU, Elisa Cambou, Jessica FABIE, lydie drame, Simon Tiberghien, Ivan Stuck-Khan


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    43 min
  • On se barre émission 31 : pourquoi je ne suis pas partie après la première gifle

    J’entends souvent « mais pourquoi tu n’es pas partie après la première gifle » ou « il faut partir après la première baffe donnée ». Ah, si c’était aussi simple. Et, je trouve ça très culpabilisant comme genre de phrase parce que je crois qu’en majorité, on est toute restée après ce geste. Et ce n’était pas notre faute.


    Je vais vous raconter une de ces histoires qui finissent sur les joues, qui ne sont pas de l’ordre de la caresse mais qui ne laissent pas de traces visibles sur le visage pour autant mais qui fissurent à l’intérieur. Vous savez, certains savent taper sans laisser de marques visibles.


    J’ai été conditionnée à la recevoir cette gifle, à l’accepter et à forcément ne pas partir. À l’époque, je l’ai vu comme un être en souffrance extrême qui avait besoin de moi, je lui avais dit que de lui, je pouvais tout accepter, que je pouvais encaisser ses bas, qu’il pouvait se défouler. Je n’avais pas posé de limites, j’étais la seule fautive selon moi.

     

    Après cette première gifle, c’était impossible de partir. Quand tu promets au destin de rester coûte que coûte parce que l’autre est ton unique, parce qu’il a besoin de toi et toi de lui, tu acceptes de subir, tu serres les dents et tu te dis que ça ira mieux demain et demain, c’est pire encore finalement, mais tu ne peux pas t’en rendre compte car tu t’accroches à l’espoir, tu te dis que lui est capable de changer pour toi parce que tu es différente des autres et tu t’accroches à ça et il le sait et il en jouera.  

     

    Je sais que, vous aussi, vous n’êtes peut-être pas partis après la première gifle et je vous comprends tellement.

    Oui, il faut partir après la première gifle parce qu’après, c'est pire mais j’étais sous son emprise.


    Au lieu de juger, il faut tendre l’oreille, comprendre, ne plus fermer les yeux. Aidez-nous à nous barrer ! Les violences conjugales sont un fléau, elles nous tuent. Je suis morte sous sa peau, je suis morte entre ses lignes. Je suis morte contre la porte, je suis morte contre lit, je suis morte contre le mur. Il y a une partie de moi qui est morte définitivement dans ce studio entre le lit et le bureau, l’évier et la penderie. Il n’y a pas eu qu’une gifle.

     

    Merci à ceux avec qui je collabore : ElienRebirth, Florence Elie, Sammy NELZIN, Eric DUROU, Elisa Cambou, Jessica FABIE, lydie drame, Simon Tiberghien, Ivan Stuck-Khan


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    Pistes : "Clair de Lune Debussy", "Gnossienne No 1"

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    10 min
  • On se barre émission 30 : Red flags

    Bonjour,


    Aujourd'hui, on se retrouve pour parler de Red Flags.

    J’ai imaginé cet épisode au format court (8//18) comme un petit kit de survie au ton léger mais pas sans fond pour éviter de finir en milieu hostile chez les siphonnés du carafon. Un petit guide pour fuir les plans de merde !

     

    J’ai une amie, Diane, qui dit : « Quand il y a doute, il n’y a plus de doute ! »

    Et, on n’a pas envie de se prendre la tête, vous n’êtes pas d’accord ?


    J’ai donc relevé quelques exemples qui me font dire "Red flag", allez on se barre ! Ces quelques exemples sont inspirés de ma vie et aussi de conversations avec des proches.

     

    Je ne prétends pas détenir la vérité à ce sujet. Je veux juste qu’on se méfie au bon moment, qu’on reste sur nos gardes face à certains discours douteux. Je ne dis pas, selon le contexte et la personne, on peut en débattre mais je dis juste méfiance au cas où, on ne sait jamais. J’aurais aimé faire plus attention aux « au cas où » et « on ne sait jamais » mais moi, j’avais tendance à être la SPA pour les chiens de la casse.


    Voici donc mon florilège de quelques Red flags...


    Merci à ceux avec qui je collabore : ElienRebirth, Florence Elie, Sammy NELZIN, Eric DUROU, Elisa Cambou, Jessica FABIE, lydie drame, Simon Tiberghien, Ivan Stuck-Khan


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    Pistes : "Clair de Lune Debussy"

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    9 min
  • On se barre émission 29 : l'association Cri d'Art

    Je vous retrouve pour une jolie histoire dans laquelle je m’inscris avec bonheur, celle de l’association béthunoise Cri d’Art et de la création de son exposition itinérante sur le thème des violences intrafamiliales qui s’appelle « Résonance ».  

    Le Nord et le Pas-de-Calais figurent parmi les départements qui affichent les plus forts taux de victimes enregistrées pour 1 000 habitantes âgées de 15 à 64 ans. Le Nord : 14,5 victimes pour 1000 habitantes. Le Pas-de-Calais : 15,2. La moyenne nationale est de 10,6 victimes pour 1000 femmes.


    Je travaille avec une bande de joyeux lurons (Isabelle, Mathilde, Fred, Sylvain et Claudine) pour vous proposer cette exposition, qui va mêler mes textes à des photos et des dessins.

    Nous ne sommes pas des artistes célèbres mais nous avons envie de rêver fort et de la faire naître notre exposition (exposition qui sera ponctuée d'animations).


    L’exposition doit voir le jour le 25 novembre prochain, d’abord à Isbergues et se déplacer, dans un premier temps, au sein de l’agglomération Béthune-Bruay, Artois Lys Romane. Par la suite, nous souhaiterions la présenter partout où l’on pourra.

    Il est essentiel pour nous de dire ce qui se joue sur notre territoire. Nous travaillons d’ailleurs en lien avec l’agglomération de Béthune-Bruay et son réseau VIF pour vous proposer un travail de qualité.


    Et pour que cette exposition puisse aboutir telle qu’on l’a imaginé, nous avons besoin de vous.

    Nous avons besoin de visibilité, que vous partagiez au plus grand nombre notre projet sur vos réseaux sociaux et nous avons également besoin de récolter des dons pour subventionner nos tirages photos, notre matériel et la gestion de notre logistique. Pour cela, nous avons besoin de récolter 3000 euros. Nous avons donc ouvert une cagnotte en ligne sur le site Ulule et nous comptons sur vos dons.

    Pour vous dire plus, voici Mathilde, la présidente de Cri d’Art.


    Lien vers la cagnotte : https://fr.ulule.com/resonance-cridart/


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    Musiques :

    Pistes : "Clair de Lune Debussy", "Prelude No 1 in C Major, BWV 846"

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    29 min
  • On se barre émission 28 : avec Raphaëlle Girardot fondatrice de l'Association Allegria

    Aujourd’hui, on va s’intéresser à la thématique de l’après. On a beau s’être barré ok, mais après ? On est comme marqué au fer rouge, on a mal à l’âme, on a mal dans le corps, on a des douleurs qui nous clouent au lit, des douleurs qu’on ne comprend pas, on peut avoir des règles qui deviennent hémorragiques, nos émotions sont bloquées et j’en passe. On ne vit plus, on a activé le mode survit. On lutte en permanence, on cherche à s’apaiser.

    On se demande comment composer quand on est en miette.

    Eh bien, il existe une association qui peut vous tendre la main, il s’agit de l’association Allegria. Sur son site, on retrouve une citation forte de Nietzsche qui dit « Il faut avoir du chaos en soi pour enfanter une étoile. "

    Alors faisons naître cette étoile !

    J’ai rencontré Raphaëlle Girardot, la fondatrice d’Allegria.

    Je vous invite à écouter notre échange ici pour comprendre la prise en charge proposée mais aussi mieux comprendre tout ce qui se joue dans l’après. Notre discussion dure un peu plus d’une heure et elle fait du bien. Je remercie infiniment Raphaëlle pour tout ce qu’elle ose dire : le vrai, sans langue de bois. Elle m’a enlevé un poids parce que je me suis sentie comprise et j’ai trouvé quelques réponses à mes interrogations.

    Je vous laisse découvrir tout ça …

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    Pistes : "Clair de Lune Debussy"

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    1 hr 13 min
  • On se barre émission 27 : se heurter à l'administration

    C’est un coup de gueule que je viens passer. Si je vous dis Caf et RSA, Assurance Maladie et CMUC (ex CMU), vous vous dites bordel administratif ! Et j’y vois aussi le mot "injustice".

    J’ai découvert que ce système pouvait bien vous tourner le dos et vous mettre dans une situation de dépendance financière par rapport à votre conjoint avec lequel vous n’êtes même pas mariés ou pacsés.

    Le système est fait de telle façon qu’il est là pour enchaîner à l’autre. Ce qui est à mon sens malsain.

     

    En effet, si vous êtes sans travail ou travailleur pauvre, vous êtes sans doute allocataire du RSA et par là même, vous bénéficiez aussi de la CMUC. Mais si vous décidez de vous installer en couple avec quelqu’un qui touche légèrement plus que le SMIC dans un même logement, alors, vous perdrez tous vos droits.


    Sans avoir signé nulle part sur un document quoi que ce soit, vous êtes liés à quelqu’un et il doit payer pour vous. C’est aberrant. On se retrouve dans un système qui ne souhaite pas que l’on s’émancipe.

    Si on pousse encore le raisonnement plus loin, on se rend vite compte qu’on pose ici les graines de la violence économique dans le couple. Si l’autre est un manipulateur, un narcissique, et que vous êtes dépendantes de lui financièrement, alors, il peut jouer sur la corde du "tu m’es redevable". Si tu m’es redevable alors, tu te soumets à moi et mes volontés, l’argent devenant un moyen de pression, ce qui peut amener à être empêché de travailler et à un contrôle des dépenses.


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    6 min
  • On se barre émission 26 : Vers la conquête de soi

    On se barre vers la conquête de soi !


    J’ai envie que l’on fasse un peu d’introspection bienveillante pour s’apaiser un peu. Je ne sais pas vous, mais parfois, j’ai l’impression de faire partie du club de la loose. Et ça, c’est un mauvais prisme car ce n’est pas vrai. Il faut monter sur la chaise pour prendre de la hauteur et changer de point de vue. Mais là encore, je trouve que parfois, c’est s’en demander un peu trop, ce n’est pas toujours le bon moment pour le faire. Relativiser et prendre de la hauteur, c’est essentiel, mais il faut aussi s’accorder des petites pauses pour dresser des bilans afin de pouvoir déployer ses ailes correctement.

    Il y a dans nos histoires tellement de cris étouffés, on a été muselé.

     

    On le sait très bien qu’on ne doit pas se complaire dans nos malheurs pour avancer, que nous ne sommes pas des victimes pour la vie, qu’on a la puissance de ceux qui ont survécu, mais, parfois, je trouve que ça fait reposer sur nous une pression énorme.

     

    Nous n’avons pas choisi d’être maltraité et les mal aimés dans l’histoire et on veut nous faire rentrer dans un rang de normalité alors que cette société est malade de violence. Nous lui reflétons ses échecs et la honte qu’elle porte. Elle n’a pas su nous protéger face aux oppresseurs, ces mêmes oppresseurs qu’elle met sur un piédestal parce qu’ils savent parler haut et fort, manipuler, sont capables de tout écraser pour être les numéros 1 et ce pays valorise les numéros 1 oubliant qu’il avait juré « Liberté, Égalité et Fraternité ».

     

    Et, on doit se battre sans cesse comme si on attendait de nous que l’on décroche la médaille de la meilleure survivante. En fait, c’est comme si on dérangeait, comme si nous, nous n’avions jamais le droit de poser les armes.

    On se bat pour soi, on se bat parfois contre soi, on se bat pour nos enfants, on se bat pour que ça n’arrive pas à d’autres, on se bat face aux institutions, on se bat au nom de la justice, on se bat contre les orages, on se bat pour notre liberté.


    Merci à ceux avec qui je collabore : ElienRebirth, Florence Elie, Sammy NELZIN, Eric DUROU, Elisa Cambou, Jessica FABIE, lydie drame, Simon Tiberghien, Ivan Stuck-Khan

     

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    Pistes : "Clair de Lune Debussy", "Nessun Dorma"

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    10 min

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Je suis Auriane, une fille banale devenue journaliste. Ici, je vais prendre la parole sur les violences conjugales. Pourquoi ? Parce que nous ne devons plus nous laisser humilier, rabaisser, piétiner sous couvert d'amour. Nous ne devons plus être les marionnettes de personne. Je veux tenter d'agir à mon niveau. Je suis en quête de réponses et je me reconstruis tant bien que mal après une histoire d'amour qui m'a fracassée. Je pense qu'à un moment, on ne doit plus garder le silence et qu'il faut se battre pour faire évoluer notre société. J'ai envie de vous emmener avec moi pour trouver des réponses. Je veux qu'ensemble on comprenne tout ce qui se joue, qu'on sache allumer nos warnings au bon moment.