Les poètes anglais de la Grande Guerre occupent une place tout à fait éminente dans
l'histoire de la poésie britannique, tant par le sujet qu'ils évoquent, que par la qualité de leurs
écrits.
John Alexander MAC CRAE 30 novembre 1872 -28 janvier 1918 est un médecin militaire
canadien. Il est connu comme l'auteur du poème Au champ d'honneur
C'est lui qui aurait écrit le 3 mai 1915 à Boezinge un poème en pleine bataille des Flandres en
hommage à son ami. Il décède à l'Hôpital militaire britannique de Wimereux le 28 janvier 1918.
Le poème In Flanders Fields évoque avec simplicité les champs de bataille des Flandres. Il est
devenu pour les Canadiens et les Britanniques le symbole d'une génération fauchée dans la fleur
de l'âge.
Je vous lis ce poème
Au champ d’honneur
Dans les champs de Flandre, les coquelicots fleurissent
Entre les croix qui, une rangée après l’autre,
Marquent notre place ; et dans le ciel,
Les alouettes, chantant valeureusement encore, sillonnent,
À peine audibles parmi les canons qui tonnent.
Nous, les morts, il y a quelques jours encore,
Nous vivions, goûtions l’aurore, contemplions les couchers de soleil,
Nous aimions et étions aimés ; aujourd’hui, nous voici gisant
Dans les champs de Flandre.
Reprenez notre combat contre l’ennemi :
À vous, de nos mains tremblantes, nous tendons
le flambeau ; faites-le vôtre et portez-le bien haut.
Si vous nous laissez tomber, nous qui mourons,
Nous ne trouverons pas le repos, bien que les coquelicots fleurissent
Dans les champs de Flandre.
Rupert Chawner Brooke, né le 3 août 1887 et mort le 23 avril 1915, est un poète
anglais connu pour ses poèmes idéalistes anti-guerre, écrits pendant la Première Guerre
mondiale
Il fut mobilisé par la Royal Navy peu de temps après son 27ème anniversaire et il prit
part au siège d'Anvers en octobre 1914. Il prit la mer avec la Mediterranean
Expeditionary Force le 28 février 1915 mais développa une septicémie après l'infection
d'une piqûre de moustique. Il mourut le 23 avril 1915 sur un navire
allant vers la bataille de Gallipoli. Les forces expéditionnaires ayant reçu un ordre de départ
immédiat, il fut enterré dans un champ d'oliviers sur l'île, où se trouve encore sa tombe.
Je vous lis son poème
Le soldat
Si je mourais, qu’il soit de moi mémoire,
Disant qu’un coin de champ à l’étranger
Est anglais pour toujours. La terre noire
S’enrichira d’un terreau moins léger ;
Terreau dont l’Angleterre a fait l’histoire
Avec ses fleurs, ses chemins passagers ;
Un corps d’Anglais dans son vivre et son boire
Et son soleil et son art de nager.
Pensez : ce coeur, que tout mal abandonne,
Battement d’absolu... pourtant redonne
À l’Angleterre un peu ce qu’il devait ;
La vue, le son, le bonheur dans les rêves,
Le rire des amis, la paix, sans trêve,
Dans la douceur d’un firmament anglais
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