Depuis près d’un an, nous devons composer avec les restrictions dues à la pandémie. Nous ne mangeons plus au restaurant. Nous limitons nos déplacements. Nous commandons davantage en ligne au lieu de faire du shopping. Nous avons tendance à privilégier des circuits courts et à cuisiner à la maison. Mais la pandémie n’a fait qu’accélérer une évolution qui était déjà en cours depuis plusieurs années. Le mois dernier, certains belges ont d’ailleurs participé à un défi original : essayer de passer un mois sans se rendre au supermarché. C’est un phénomène qui existe depuis environ cinq ans en Europe. L’objectif est de sensibiliser le public aux alternatives. Les marchés locaux, les commerces de proximité ou encore les achats en direct à la ferme permettent d’obtenir des aliments de manière plus durable. Le but n’est pas de stigmatiser les grandes surfaces. Plusieurs d’entre elles font d’ailleurs des efforts en faveur d’un approvisionnement plus local. Mais ce mois sans supermarché permet de prendre conscience de la possibilité de réduire l’empreinte écologique de notre alimentation. Ça peut aussi avoir un effet positif sur le portefeuille. En achetant via les circuits courts, on limite les achats compulsifs. D’où moins de gaspillage alimentaire. Voilà qui devrait nourrir la réflexion sur nos habitudes de consommation.