Pour réduire la pollution due au trafic routier, les véhicules à l’hydrogène sont une solution d’avenir potentielle. Ces voitures sont équipés d’une pile à combustible qui produit de l’électricité pour alimenter un moteur électrique. Les voitures à hydrogène n’ont donc pas besoin de batterie rechargeable contrairement aux voitures électriques classiques. La pile à combustible émet uniquement de la vapeur d’eau lors de sa combustion. Tout comme les voitures électriques, les voitures à hydrogène n’émettent donc pas de CO2. Mais pour produire de l’hydrogène, il faut procéder à une électrolyse de l’eau, ce qui nécessite de l’électricité. Si l’origine de cette électricité est verte, les voitures à hydrogènes sont effectivement non polluantes mais ce n’est pas le cas si l’électrolyse est réalisée à partir d’énergies fossiles. Dans le cadre de son pacte vert, la Commission européenne veut que l’Europe passe, d’ici 2024, d’un à six gigawatts d’électrolyseurs. Un électrolyseur est une installation de production d’hydrogène à partir de l’eau. Mais il faudra aussi augmenter fortement la production d’énergie verte. Tout cela nécessitera des centaines de milliards d’euros d’investissements. Le secteur énergétique pense pouvoir atteindre quarante gigawatts d’électrolyseurs en 2030. Une capacité susceptible d’alimenter suffisamment de piles à combustibles pour lancer enfin la filière des voitures à hydrogène. Mais il faudra du temps car, à ce stade, le prix de l’hydrogène n’est pas meilleur marché que celui du diesel ou de l’essence. Ces véhicules restent donc, au stade actuel, un pari sur l’avenir.