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« L'oreille qui écoute en silence peut entendre ce que mille voix crient. »
Ce proverbe, porté par la sagesse des griots du Mali, des pasteurs peuls du Sahel, des aînés acadiens et de la tradition haïtienne, nous confronte à une vérité humble : le pouvoir réel n'est pas dans la voix. Il est dans l'oreille. L'écoute vraie transforme à la fois celui qui écoute et celui qui est entendu.
Dans cet épisode, on explore :
🎧 L'origine du proverbe — des griots du Mali qui apprennent en silence avant de parler, aux pasteurs peuls qui écoutent la terre pour survivre, de l'Acadie silencieuse aux traditions haïtiennes de réception spirituelle.
📖 L'histoire de Fatiha — arrivée à Montréal qui parle trop, qui n'est pas entendue, et qui découvre qu'en écoutant d'abord, elle devient visible.
👂 Les 4 niveaux d'écoute — de la surface (entendre les mots) au silence profond (entendre ce qui ne peut pas se dire).
💬 Les penseurs qui éclairent — Paulo Freire et le dialogue libérateur, Martin Buber et la relation authentique (I-Thou), Simone Weil et l'attention comme générosité, Levinas et l'éthique de la réception, Édouard Glissant et l'écoute des différences.
⚡ L'écoute comme acte politique — comment donner son oreille à ceux qu'on veut ignorer devient un geste de résistance et d'amour.
🌿 La pratique : 5 invitations concrètes pour apprendre à écouter sans juger, regarder vraiment, honorer le silence, entendre le ton, et recevoir ce qui crie sous les mots.
La suite narrative des trois derniers épisodes : Épisode 32 (mémoire — ce qui reste), Épisode 33 (parole — ce qu'on lâche), Épisode 34 (écoute — ce qu'on reçoit). Un voyage complet de la réception à la transmission.
🎧 Parole du coin — le podcast qui prend le temps d'écouter la sagesse du monde.
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💬 Laissez vos impressions ou une histoire où vous avez vraiment été écouté.
« La parole qui sort de ta bouche ne t'appartient plus. »
Ce proverbe, porté par la sagesse wolof, bambara et peule d'Afrique de l'Ouest, nous confronte à une vérité radicale : chaque mot que tu prononces te quitte et commence sa propre vie dans le cœur de l'autre. Tu es responsable de ce que tu dis, mais tu n'es pas propriétaire de ce que l'autre entend.
Dans cet épisode, on explore :
🌍 L'origine du proverbe — du Sénégal au Mali, de la tradition acadienne (« un mot lâché, c'est un oiseau parti ») au créole haïtien (« Bouch pale, kò peye »), des civilisations entières bâties sur le respect sacré de la parole.
📖 La parabole de Modibo — l'homme qui parlait trop, les plumes lâchées dans le vent depuis la colline, et la leçon du vieux sage : « Maintenant, rattrape-les. »
👶 Les mots qu'on dit aux enfants — pourquoi un « tu es capable » prononcé une seule fois peut nourrir toute une vie, et pourquoi un « tais-toi » lâché dans la fatigue voyage plus loin qu'on ne l'imagine.
💬 Les penseurs qui éclairent — Amadou Hampâté Bâ et la parole comme force vitale, Frantz Fanon et la parole de résistance, Wittgenstein et les limites du langage, Antonine Maillet et la Sagouine qui a donné une voix à tout un peuple.
🤫 Parole et silence — les quatre niveaux de parole dans la tradition soufie, le « ma » japonais, le silence des anciens acadiens, et quand se taire est un acte de sagesse ou de lâcheté.
🌱 Parler comme on sème — choisir ses mots comme le paysan choisit ses graines, semer la gratitude, le courage et le pardon.
Un épisode qui fait suite à notre réflexion sur la mémoire (épisode 32) : après les traces que la vie laisse en nous, voici les traces que nos mots laissent chez les autres.
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« La pluie passe, mais la terre garde la mémoire de l'eau. »
Ce proverbe, porté par la sagesse du Sahel, nous invite à une réflexion profonde : rien de ce que nous vivons ne disparaît vraiment. Chaque expérience, chaque rencontre, chaque mot reçu laisse une empreinte dans notre sol intérieur — même quand on croit avoir tout oublié.
Dans cet épisode, on explore :
Une méditation sur les saisons de nos vies, la richesse du terroir métissé, et la teranga wolof — cette hospitalité qui dit : ma terre est assez grande pour accueillir ta pluie.
Parole du coin — le podcast qui prend le temps d'écouter la sagesse du monde.
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Il y a une chose que les belles histoires de délivrance oublient toujours de raconter : ce qui se passe le lendemain matin.
Le lendemain matin, la nuit est finie. Vous êtes libre. Vous êtes debout. Et vous êtes debout devant… rien. Pas devant une route éclairée. Devant de la terre nue, qui ne dit rien et qui n’a aucune opinion sur vous.
C’est là que beaucoup d’entre nous se rassoient. On attend d’être sûr. On attend le bon moment, le signe, la validation de quelqu’un. On attend d’avoir la carte complète avant de faire le premier pas.
Cette semaine, au coin de notre table, nous allons chercher la réponse dans une phrase venue du pays ashanti, en Afrique de l’Ouest :
« Le chemin ne sait pas où il va : c’est celui qui marche qui lui donne son sens. »
Au programme de cet épisode
Nous ouvrons ce proverbe avec les symboles adinkra du pays akan — Nkyinkyim, la ligne en zigzag qui enseigne que « la route de la vie est tortueuse », et Sankofa, l’oiseau qui avance en regardant derrière lui. Puis nous partons sur une piste caravanière du Sahel, là où le vent efface les traces chaque nuit et où le guide répond, sans s’arrêter : « le chemin, c’est moi ».
Nous faisons ensuite dialoguer trois mémoires qui ont vécu ce proverbe dans leur chair.
L’Acadie, d’abord. Après le Grand Dérangement de 1755, des familles déportées jusqu’en Géorgie décident de rentrer à pied, avec des charrettes — l’odyssée de dix ans qu’Antonine Maillet a fait entrer dans la littérature mondiale avec Pélagie-la-Charrette. Et quand on ne leur laisse que des marais salés, ils construisent des aboiteaux : des digues munies d’un clapet qui laisse sortir l’eau douce et bloque l’eau de mer. Ce peuple n’a pas pris sa terre à la forêt. Il l’a prise à la mer.
La Caraïbe, ensuite. Dans les montagnes des Antilles, il existe des sentiers qu’on appelle les Traces : personne ne les a dessinés sur un plan, ce sont les chemins ouverts par les pieds de ceux qui fuyaient les plantations. Aujourd’hui, ils figurent sur les cartes officielles. Ce qui était une fuite est devenu un patrimoine. Avec, en chemin, deux voix immenses : Aimé Césaire et son avertissement contre « l’attitude stérile du spectateur », et Édouard Glissant et sa boussole en six mots — « Agis dans ton lieu, pense avec le monde ».
Et puis nous redescendons dans nos vies. Le mythe de la voie idéale. La leçon du GPS, qui ne peut rien calculer tant que la voiture est à l’arrêt. Les sentiers de terre battue dans les pelouses des parcs, que les villes finissent par asphalter. Et trois visages que vous reconnaîtrez peut-être : celui qui vient d’arriver dans un nouveau pays et à qui l’on demande une « expérience canadienne » qu’il ne peut obtenir sans l’avoir déjà ; celle qui prépare son projet depuis quatre ans et ne l’a jamais ouvert ; celui qui n’a pas appelé son frère depuis six ans.
Quelques phrases à emporter
Le défi de la semaine : Le Pas de Sept Jours
Une seule chose que vous repoussez parce que la route vous paraît trop floue. Réduisez-la jusqu’à ce qu’elle tienne dans quinze minutes — pas le projet, seulement le premier pas du projet. Et faites-la dans les sept jours.
Puis écrivez-nous. Une phrase suffit. Nous en lirons quelques-unes au début de l’épisode 32, parce qu’ici les pas des uns donnent du courage aux autres.
Références citées dans l’épisode
Dans les épisodes précédents
Parole du coin est un podcast réflexif et interculturel qui croise les sagesses africaines, acadiennes et caribéennes. Un proverbe, une conversation, et une place gardée pour vous au coin de la table.
Au lendemain du 1er août, Journée de l'émancipation, l'Épisode 30 de Parole du coin pose une question fondamentale : que signifie se libérer lorsque le poids de l'Histoire ou la réalité du quotidien semblent fermer l'horizon ? Guidés par la sagesse ouest-africaine « Quelle que soit la durée de la nuit, le soleil finit toujours par se lever », nous croisons la mémoire des luttes d'affranchissement, la résilience acadienne post-Grand Dérangement et l'épreuve sociologique de l'immigration contemporaine. De la quête de reconnaissance à l'affranchissement intérieur, un voyage intime pour réapprendre à faire confiance à l'aube.
Au programme :
🎉 Parole du coin fête son tout premier anniversaire ! Un an d’écoute, de partages et de sagesse populaire. Merci du fond du cœur de faire grandir cette belle communauté francophone avec nous.
Après la « table élastique » et la soupe étirée de l’Épisode 28, notre cycle de l’ouverture nous amène à regarder plus loin : vers les fardeaux discrets que l'autre transporte en silence. Dans ce 29e épisode, nous bousculons le mythe moderne de l'autosuffisance grâce au proverbe traditionnel créole « Men anpil, chay pa lou » (Beaucoup de mains rendent la charge légère).
Au programme de cet épisode mémoriel :
💡 LE DÉFI DE LA SEMAINE : Après avoir posé une chaise de plus la quinzaine passée, regardez la personne qui s'y assoit. Repérez sa charge et, sans attendre qu'elle plie, offrez simplement vos mains. Devenez le Konbit ou la corvée d'été de quelqu'un.
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Mots-clés : Parole du coin, anniversaire podcast, Nouveau-Brunswick, Moncton, culture acadienne, sagesse haïtienne, Konbit, corvée acadienne, femmes afro-descendantes, solidarité, entraide francophone.
Là où il y a de la place pour le cœur | Accueil et immigration francophone en Acadie
On a appris à ralentir au solstice. Cet été, on apprend à ouvrir.
Dans cet 28 de Parole du coin, on part d'un proverbe de nos grands-mères acadiennes : « Là où il y a de la place pour le cœur, il y a de la place pour la table. » Qu'est-ce que ça veut dire, concrètement, en juillet 2026 à Moncton ?
Jean Jhony Jean Baptiste nous emmène de l'Acadie d'autrefois jusqu'au Sénégal avec la Teranga, puis en Haïti avec le Konbit. Et on regarde notre Nouveau-Brunswick d'aujourd'hui : des familles francophones venues du Sénégal, de la Côte d'Ivoire, du Maroc, d'Haïti ou du Congo qui viennent enrichir notre table, notre français, notre façon d'accueillir.
L'hospitalité ne commence pas dans le garde-manger. Elle commence dans le cœur.
AU PROGRAMME :
00:00 - Intro : de la lenteur à l'ouverture
04:00 - L'Acadie de la porte ouverte : la soupe qu'on étire
08:30 - La Teranga du Sénégal : la part de l'étranger
14:00 - Le Konbit haïtien : la marmite qui nourrit le village
19:00 - Le Nouveau-Brunswick de 2026 : comment notre table s'agrandit
24:00 - Le défi de la semaine : mettez une chaise de plus
LE DÉFI DE LA SEMAINE :
Invitez quelqu'un. Un.e voisin.e, un collègue nouvel arrivant. Même pour un café sur la galerie. Et si personne ne peut venir, mettez quand même la chaise. Elle rappellera à votre cœur qu'il a de la place.
Racontez-moi : Qui allez-vous accueillir cette semaine ? Écrivez-moi sur [email protected] ou sur Facebook/Instagram/YouTube. Je lirai 3 histoires au début de l'épisode 29.
Parole du coin est un espace pour ralentir, avec Jhony. Un proverbe qui a voyagé d'Afrique jusqu'aux Caraïbes en passant par l'Acadie, et on regarde comment ça résonne dans nos vies, là, maintenant.
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Et si la lenteur était une force, et non un retard ? En ce 21 juin — jour du solstice d'été et Journée internationale de la lenteur — Parole du coin vous invite à poser les bagages, à oublier votre montre, et à respirer.
Autour du proverbe « Qui va lentement arrive sûrement », Jhony explore notre rapport à la vitesse : l'« urgence artificielle » qui nous épuise, ce piège qui nous fait confondre s'agiter et avancer, et ce que nous perdons à toujours courir. Un voyage immobile à travers trois sagesses qui se répondent d'un océan à l'autre : le petit train d'Acadie, l'escargot d'Afrique de l'Ouest, et le petit oiseau d'Haïti qui, brin après brin, finit toujours par bâtir son nid.
Un épisode doux pour réapprendre le rythme du vivant — et repartir avec une boussole simple pour les jours pressés : les 3 R — Ralentir, Respirer, Recevoir.
🧭 Au programme de cet épisode :
🌍 Les sagesses de l'épisode :
🎁 Votre défi : aujourd'hui, choisissez une seule action de votre journée et faites-la deux fois plus lentement que d'habitude. Puis dites-le-nous en commentaire : qu'avez-vous ressenti ?
▶️ Bonne écoute. Et surtout : prenez votre temps.
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Mots-clés / tags : lenteur, slow life, solstice d'été, pleine conscience, proverbes, sagesse, Acadie, Afrique, Haïti, francophonie, bien-être, charge mentale, podcast francophone, Parole du coin
Dans nos vies modernes, face à une épreuve ou à une envie de changement, notre premier réflexe est souvent de vouloir faire "table rase" et de repartir de zéro. Mais nos ancêtres savaient que rien de solide ne se bâtit sur le vide.
Bienvenue dans l'épisode 26 de Parole du Coin. À l'approche de notre premier anniversaire, nous explorons la force de la constance à travers un magnifique dialogue des cultures. De la corde africaine à la marmite haïtienne, en passant par la courtepointe acadienne, découvrez pourquoi vos expériences passées — même les plus usées ou douloureuses — sont la matière première la plus précieuse pour votre avenir.
Au programme de cet épisode :
Ne jetez pas votre histoire. Utilisez-la pour tisser la suite.
Participez au podcast : Pour notre premier anniversaire, envoyez-moi une courte note vocale (1 minute max) en me disant votre prénom, d'où vous écoutez, et quel proverbe vous a le plus marqué cette année. Retrouvez le lien pour m'envoyer votre audio sur nos réseaux sociaux ou contactez-moi directement !
Merci à Rose Andrine, à Chrislaine, et à vous tous d'écouter.
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Épisode 25 — Le proverbe du jour :
« On ne force pas un bourgeon à s'ouvrir, mais quand il s'ouvre, il ne demande pas pardon au soleil. »
Pour marquer ce 25ᵉ épisode de Parole du coin, j'ai voulu choisir un proverbe à la hauteur. Un proverbe qui ne fait pas que faire réfléchir — un proverbe qui touche quelque chose de profond, quelque chose qu'on ressent avant même de l'expliquer.
Aujourd'hui, on explore ensemble ce que ça veut vraiment dire : s'ouvrir, briller, fleurir — sans permission et sans excuse.
🗂 Ce que vous allez découvrir dans cet épisode
• Pourquoi s'épanouir est un acte de vulnérabilité — et pourquoi c'est courageux
• Le syndrome de l'imposteur : cette voix qui nous pousse à demander pardon de briller
• Ce que l'étymologie du mot humilité nous dit sur la vraie façon d'assumer sa place
• Comment l'immigration transforme le proverbe : le bourgeon en terre étrangère et les trois types de soleil
• Les équivalents dans la tradition haïtienne et la sagesse acadienne
⏱ Chapitres
💬 Citations clés
« Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde. En laissant briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission d'en faire autant. » — Marianne Williamson
« Avèk pasyans, wa wè tete foumi. » — Proverbe créole haïtien (Avec de la patience, tu verras les mamelles d'une fourmi.) Vous pouvez le réécouter dans l'épisode 23.
« C'est pas en tirant sur les fleurs qu'elles poussent. » — Sagesse orale acadienne
🤝 Rejoignez la conversation
Quel est le bourgeon dans votre vie — celui que vous attendez encore d'ouvrir ? Partagez votre histoire avec #ParoleDuCoin.
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