Vanessa Miranville briguera en 2026 un troisième mandat à la tête de la mairie de La Possession. Elle poursuit ainsi un engagement qu’elle veut plus citoyen que politique avec son mouvement Citoyens de La Réunion en Action (CREA).
Vous l’imaginez plutôt à gauche à la lumière de ses premiers engagements à Greenpeace ou chez les Verts. Elle voterait plutôt Ruffin que Mélenchon et, en tout cas, jamais pour Le Pen. Et quand on lui demande Sardou ou Danyèl Waro, « Les lacs du Connemara » ou « Batarsité » ? Eh bien elle entonne sans hésiter le premier couplet de la plus belle chanson du chanteur le plus réactionnaire du pays.
La maire de La Possession est ainsi, elle transcende les clivages politiques… Et va vers ce qui lui semble être le plus juste. Elle fonce, c’est ainsi qu’elle a vite été repérée pour ses engagements associatifs dès la fin de ses études : Greenpeace, WWF, la Banque alimentaire, l’Unicef… La bascule vers le politique vient d’un sentiment d’inefficacité : « je me suis rendu compte que ça blablatait beaucoup. Des grands sigles, des grands mots, des grandes réunions et à la fin bah voilà, on fait quoi concrètement ? »
En 2010, elle se présente aux régionales (4,94 %). En 2011, elle atteint 48 % aux cantonales face au maire de La Possession qu’on croyait indéboulonnable, Roland Robert : « c’est la première fois qu’il y a eu un second tour à La Possession depuis 40 ans. »...
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