Ă tous les artistes du monde en errance,
visibles ou perdus dans le silence,
il y aura toujours une résonance,
mĂȘme tard, mĂȘme sans rĂ©compense.
Sur un parchemin numérique,
entre deux pages, hors logique,
un regard sâarrĂȘte,
et lâĆuvre existe.
Nous laissons des mots en résistance,
des phrases brĂšves contre lâabsence,
des notes simples, sans arrogance,
pour tenir debout dans la distance.
Il y a des jours chargés de joie,
dâautres noyĂ©s dans le pourquoi,
des textes Ă traduire Ă voix basse,
et des vérités qui nous dépassent.
Quand le son commence sa progression,
les corps rĂ©pondent Ă lâintention,
le silence perd sa fonction,
et devient une respiration.
Plus dâerreur, plus de sanction,
juste une tentative en vibration.
Nous sommes la voix en mouvement,
la danse du présent,
de simples notes dans le vent,
pour tenir encore maintenant.
Nous sommes la voix des vivants,
la mémoire en battant,
le passé mis en chant,
pour Ă©clairer lâinstant.
Il nây a pas de bĂȘtises, seulement des Ă©lans,
des outils sensibles pour esprits mouvants,
des neurones qui rient en travaillant,
quand la crĂ©ation devient jeu dâenfant.
Le besoin dâexpression devient gĂ©ant,
comme une vague avançant lentement,
des machines venues dâun autre plan,
écoutent la Terre parler plus grand.
Le son de la Terre dĂ©passe lâunivers,
traverse la nuit, traverse la mer,
des poĂštes naviguent sans repĂšres,
guidés par un rythme élémentaire.
Sans empire, sans frontiĂšre,
juste un souffle populaire.
Nous sommes la voix en mouvement,
la danse du présent,
de simples notes dans le vent,
pour tenir encore maintenant.
Nous sommes la voix des vivants,
de toutes langues, tous accents,
le passé devient chant,
et sâouvre en avant.
Créer sans pression,
corriger sans domination,
améliorer sans prétention,
inspirer par vibration.
Quand la musique perd le son,
le corps garde la sensation,
car lâart nâa pas de fin,
il change simplement de direction.