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Récit 1/2. Et si le monde était plus vaste que l'on ne le pensait ? En 1519, Fernand de Magellan se lance dans un voyage audacieux vers l’ouest, défiant rois, frontières et océans inconnus. Comment résister aux tempêtes et aux terres inconnues ? De quelle manière faire face aux mutineries et aux trahisons à bord ? Magellan meurt aux Philippines, sans jamais voir l’achèvement de son rêve, mais son expédition transforme la vision du monde. De Séville aux Moluques, retour sur l’épopée maritime et le destin tragique de Magellan.
Comment un jeune Portugais ambitieux réussit-il à convaincre Charles Ier de financer une expédition vers les Moluques ? Alors que la flotte se prépare à lever l’ancre, comment affronter tensions et rivalités à bord, tout en partant vers l’inconnu ?
Historia. Vivez l’Histoire : une série en quatre épisodes pour raconter l’incroyable odyssée de Magellan, entre océans, mutineries et découvertes, écrit et raconté par Virginie Girod.
Bibliographie :
Le voyage de Magellan (1519-1522), la relation d’Antonio Pigafetta et autres témoignages, préface de Carmen Bernand et Xavier Castro, Éditions Chandeigne et Lima.
À voir :
Magellan, de Lav Diaz avec Gael García Bernal, en salle à partir du 31 décembre 2025.
À visiter :
Magellan, un voyage qui changea le monde, du 22 octobre 2025 au 1er mars 2026, Musée national de la Marine, Paris.
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Joyeuse fête de l'Épiphanie ! Entre deux parts de galette, découvrez l'histoire des mages (Melchior, Balthazar et Gaspard ?) à l'origine de cette fête... Ou la légende, plutôt ! Bonne écoute. 🐪
Un podcast du Studio Biloba, présenté par Gabriel Macé.
🙋♂️ N'hésitez pas à me suivre sur Insta (@gabriel.mace), notamment pour me proposer des idées de sujet !
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Vous connaissez une calculette, vous ? Pas la machine, mais une personne qui fait ce boulot ? Vous apprenez à l'instant que c'était un travail ? Et si je vous dis qu'en plus, c'est encore des femmes qu'on a rabaissé alors qu'elles faisaient un travail formidable ? Que de questions, mais du coup, je réponds à tout ça aujourd'hui !
Bonne écoute !
🎧 Mixage : Pierre Champion
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On l’apprend parfois à l’école, on le lit dans les magazines, et on en parle même dans les séries : le deuil suivrait cinq phases bien distinctes. D’abord le déni, puis la colère, le marchandage, la dépression et enfin l’acceptation. Ce modèle, proposé en 1969 par la psychiatre Élisabeth Kübler-Ross, est devenu mondialement célèbre. Mais une question se pose : correspond-il vraiment à la réalité psychologique du deuil ?
En fait… pas vraiment. Et c’est précisément ce que la recherche montre depuis plusieurs décennies. D’abord, il faut rappeler que Kübler-Ross n’avait pas étudié le deuil d’un proche, mais l’expérience émotionnelle des personnes en fin de vie, c’est-à-dire celles qui apprenaient qu’elles allaient mourir. Son modèle ne concernait pas l’entourage. Ce n’est que plus tard, et sans fondement scientifique solide, que ces cinq phases ont été appliquées à la perte d’un être cher, puis élargies à des situations qui n’ont parfois plus rien à voir : ruptures amoureuses, licenciements, déménagements, ou même perte d’un objet symbolique.
Ensuite, malgré sa popularité, le modèle souffre d’un problème majeur : il ne repose sur aucune preuve scientifique robuste. Aucun travail expérimental n’a jamais confirmé l’existence de cinq étapes fixes, ordonnées et universelles. Au contraire, les études montrent que le deuil est un processus hautement individuel, variable d’une personne à l’autre. Certaines ressentent une profonde tristesse d’emblée, d’autres oscillent entre plusieurs émotions, certaines ne passent jamais par la colère, et beaucoup ne suivent aucun ordre précis.
Les chercheurs soulignent également que ce modèle reflète une vision très occidentale du deuil, centrée sur l’expression individuelle des émotions. Dans d’autres cultures, le deuil peut être structuré autour de rituels collectifs, de croyances spirituelles, ou encore de pratiques communautaires qui modifient profondément l’expérience émotionnelle. Imaginer que tout le monde traverse les mêmes cinq étapes est donc non seulement inexact, mais aussi réducteur.
Aujourd’hui, la psychologie moderne considère le deuil comme un processus non linéaire, fait d’allers-retours, parfois de rémissions, parfois de surgissements inattendus. Ce n’est pas un escalier à gravir marche par marche, mais plutôt une mer dont les vagues se calment progressivement.
Alors, le deuil a-t-il vraiment cinq phases ? Non. Mais le modèle de Kübler-Ross reste utile pour ouvrir la discussion, mettre des mots sur l’indicible et rassurer. À condition de ne jamais en faire une carte obligatoire : chacun avance à son rythme, et c’est parfaitement normal.
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À première vue, la chose paraît absurde : le kaki est un fruit orange, parfois rougeoyant… alors pourquoi le mot « kaki » désigne-t-il aussi une couleur verte tirant vers le brun ? Cette contradiction n’est qu’apparente. Elle raconte en réalité une histoire de langues, de colonisation et d’usages militaires.
Commençons par le fruit. Le kaki que nous connaissons en Europe vient d’Asie orientale, notamment de Chine et du Japon. Son nom provient du japonais kaki no ki, qui désigne le plaqueminier et son fruit. Dans ce contexte, le mot « kaki » n’a jamais désigné une couleur, mais uniquement le fruit lui-même, caractérisé par sa teinte orangée.
La couleur kaki, elle, a une origine totalement différente. Le mot vient du persan khâk, qui signifie « terre », « poussière ». En hindi et en ourdou, khaki veut dire « couleur de la poussière », autrement dit un brun jaunâtre ou verdâtre, proche de la terre sèche. Aucun lien, donc, avec le fruit asiatique : il s’agit d’une homonymie parfaite, née de deux étymologies distinctes.
Comment cette couleur est-elle devenue célèbre ? Par l’armée britannique au XIXᵉ siècle. À l’époque de l’Empire colonial, notamment en Inde, les soldats anglais portent encore des uniformes clairs, très visibles. Pour se camoufler dans les paysages poussiéreux, ils adoptent progressivement des tenues teintes avec des pigments locaux donnant cette fameuse couleur « poussière ». Le terme khaki s’impose alors dans l’anglais militaire, avant de se diffuser dans de nombreuses langues européennes, dont le français.
Peu à peu, le kaki devient synonyme de camouflage, puis de sobriété, d’utilitaire, voire d’élégance décontractée dans la mode civile. Aujourd’hui encore, quand on parle de kaki, on pense davantage à un pantalon ou à une veste qu’à un fruit.
La confusion vient donc du fait que le français utilise le même mot pour deux réalités sans lien historique. Le kaki-fruit vient du japonais. Le kaki-couleur vient du persan via l’anglais. Ils se rencontrent par hasard dans la langue, mais ne se sont jamais croisés dans l’histoire.
Ce type de phénomène est loin d’être rare. La langue est pleine de faux cousins sémantiques, où un même mot recouvre des origines et des sens différents. Dans le cas du kaki, le contraste est simplement plus frappant, car il oppose un fruit éclatant à une couleur terne.
En résumé, si le kaki peut être vert, ce n’est pas parce que le fruit a changé de couleur, mais parce que la langue, elle, aime les détours. Le kaki est orange dans l’assiette… et poussiéreux dans le dictionnaire.
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Dans la suite de notre épisode sur les papillons, tu vas enfin savoir la réponse à la question que tout le monde se pose : vivaient-ils à l'époque des dinosaures?
Grace à Magali, notre super guide qui a créé le Parc Urbain des Papillons à Marseille, tu vas voir que cet insecte est complètement extraordinaire !!
Un podcast d'Ambre Gaudet avec Tristan de la Fléchère.
Mis en musique et mixé par Morgane Peyrot
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Unique Heritage Media / La Maison du Podcast
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La musique emblématique de Tetris, le jeu vidéo culte créé par le programmeur russe Alexey Pajitnov en 1984, a une origine surprenante qui plonge dans le patrimoine culturel russe. Ce morceau, connu sous le nom de "Korobeiniki", est en réalité une ancienne chanson folklorique russe datant du XIXᵉ siècle.
L’origine de "Korobeiniki"
"Korobeiniki" est une chanson populaire basée sur un poème de Nikolai Nekrasov, écrit en 1861. Le mot "Korobeiniki" désigne les colporteurs itinérants de l’époque, qui transportaient leurs marchandises dans des paniers pour les vendre sur les marchés. La chanson raconte une histoire romantique entre un colporteur et une jeune femme, mêlant commerce et flirt. Le rythme enjoué et entraînant de cette chanson en a fait un morceau souvent joué lors de célébrations ou de danses folkloriques.
Comment "Korobeiniki" est devenu la musique de Tetris
Lorsque Alexey Pajitnov a conçu Tetris à Moscou, il n’y avait pas encore de bande sonore associée au jeu. Ce n’est qu’en 1989, avec la sortie de Tetris sur la Game Boy de Nintendo, que "Korobeiniki" a été introduite comme musique principale. Hirokazu Tanaka, compositeur japonais travaillant pour Nintendo, a arrangé le morceau folklorique pour l’adapter au style électronique et rythmique du jeu, tout en conservant son essence traditionnelle.
Le choix de "Korobeiniki" pour Tetris est lié à l’identité russe du jeu. À l’époque, la Russie était encore l’Union soviétique, et les références culturelles russes faisaient partie intégrante de l’esthétique du jeu, renforçant son caractère unique et mémorable.
L’impact de la musique
Depuis son inclusion dans Tetris, "Korobeiniki" est devenue indissociable du jeu et est désormais connue dans le monde entier comme la "musique de Tetris". Sa mélodie dynamique s’accorde parfaitement au rythme effréné du jeu, augmentant la tension et l’immersion des joueurs. Au fil des années, elle a été réarrangée et remixée à de nombreuses reprises, apparaissant même dans des concerts symphoniques et des reprises modernes.
En résumé
L’histoire de la musique de Tetris, née d’un poème folklorique russe, montre comment un morceau traditionnel peut transcender son époque et devenir un symbole culturel mondial, grâce à un simple jeu vidéo. Une véritable fusion entre patrimoine et modernité.
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On confond parfois l’acceptation avec la résignation. Mais s’accepter, ce n’est pas s’endormir sur soi. C’est cesser de se battre contre ce qu’on est… pour enfin avancer avec soi.
Merci à cette chère Louise Aubery de m'avoir aidé à dérouler ce fil passionnant ! Voici tout ce que l'on a cité durant cet épisode :
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Les mocassins, ces chaussures confortables et intemporelles, tirent leurs origines des pratiques ingénieuses des peuples autochtones d'Amérique du Nord. Mais ce qui rend leur histoire particulièrement amusante, c'est la manière dont ces chaussures simples ont su captiver les pieds du monde entier, passant des forêts sauvages aux podiums de mode.
Le mot « mocassin » vient du terme algonquin makasin, qui signifie « chaussure ». Les Amérindiens les fabriquaient à partir de cuir souple, souvent en peau d'élan ou de cerf, pour offrir une protection légère et flexible dans des environnements variés. Chaque tribu avait ses propres variantes, avec des perles ou des broderies qui racontaient des histoires uniques. Ces chaussures n'étaient pas seulement pratiques ; elles étaient un véritable symbole culturel.
La véritable touche d'humour dans l’histoire des mocassins réside dans leur popularisation. Lors de la colonisation de l’Amérique, les colons européens, qui portaient des bottes rigides et peu pratiques, furent séduits par le confort des mocassins. Les colons, souvent épuisés par leurs longues marches, trouvèrent ces chaussures si confortables qu'ils commencèrent à les adopter... parfois avec un certain manque de style ! Imaginez un Anglais guindé en redingote, tentant maladroitement de porter des mocassins ornés de perles.
Au fil des siècles, les mocassins devinrent des icônes de la mode. Dans les années 1930, la marque américaine G.H. Bass ajouta un détail pratique : une petite ouverture sur le dessus, idéale pour glisser un penny, donnant ainsi naissance aux « penny loafers ». Curieusement, ces mocassins à pièce sont devenus incontournables dans les universités américaines. Les étudiants glissaient une pièce de monnaie dans la fente, non pas pour la mode, mais pour avoir de quoi passer un appel téléphonique d’urgence !
Aujourd’hui, les mocassins sont omniprésents, que ce soit en version classique, chic ou décontractée. Ils sont devenus une véritable passerelle entre tradition et modernité, alliant le savoir-faire des Premières Nations à l’élégance contemporaine. Et tout cela, grâce à une chaussure née dans les forêts, conçue pour épouser les pas de la nature. Une belle leçon de confort et de style intemporel, avec une petite touche d'humour historique !
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