Par Olivier Passet. Publié le mercredi 7 décembre 2022.
"Partout le marché progresse et nulle part l’État ne régresse. Non seulement il ne régresse pas, mais il ne cesse d’être de plus en plus sollicité pour maintenir à flot nos économies, pour assurer les risques et pour cofinancer les projets. Et chacun peut nourrir indifféremment le discours de la dilatation du marché comme de l’État. Nous sommes bien loin des promesses des promoteurs de la nouvelle révolution libérale au début des années 80 qui concevaient leur projet comme une guerre de terrain, où l’extension de l’économie de marché avait pour corollaire une réduction du champ d’intervention de l’État et du poids de ses dépenses et de ses prélèvements. Que voyons-nous 40 ans plus tard ? [...]"