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Or


Ce fut une succession d'événements extraordinaires. Alors même que Paul Kagame et Félix Tshisekedi signaient un accord de paix à Washington, sous le regard de Donald Trump, les troupes rwandaises préparaient apparemment une nouvelle offensive vers Uvira, la deuxième ville du Sud-Kivu. La prise d'Uvira couperait le Burundi de la ligne de front, un enjeu stratégique majeur, comme plus de 12 000 soldats burundais ont été déployés aux côtés de l'armée congolaise.
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La province du Sud-Kivu n’a plus, une nouvelle fois, de chef-lieu sous contrôle de Kinshasa. Le 10 décembre, l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenue par le Rwanda, s’est emparée de la ville d’Uvira, capitale provisoire du Sud-Kivu depuis la chute de Bukavu en février.
Cette percée militaire intervient moins d’une semaine après l’entérinement à Washington, le 4 décembre, d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Cette escalade démontre encore une fois la fragilité des processus en cours et l’urgence de finaliser les pourparlers de Doha. Mais la conclusion du processus de Doha suffira-t-elle à contenir une rébellion qui bénéficie toujours d’un soutien de Kigali ?
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Le jeudi 4 décembre, alors que les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame étaient à Washington pour confirmer l’accord de paix et discuter d’investissements dans la région des Grands Lacs, les combats faisaient encore rage autour de Kamanyola à la frontière entre les deux pays.
Ceci illustre le paradoxe de la cérémonie, en présence de Donald Trump : plus de cinq mois après la signature de l’accord de paix par les ministres des Affaires étrangères, il peine toujours à produire des effets tangibles dans l’est de la RDC. Faut-il, malgré tout, espérer une amélioration ces prochains mois ?
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Le 17 novembre, un accident, survenu sur le site minier de Kalondo, dans la province du Lualaba, a causé la mort d’au moins 40 personnes. Ce drame a remis sous les projecteurs les faiblesses structurelles du secteur minier artisanal. Pourtant, cette économie, quoique largement informelle, fait vivre des centaines de milliers de ménages. Pourquoi est-il si difficile de réformer ce secteur ?
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Le 15 novembre, le gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont signé à Doha un accord cadre, faute de s’entendre sur un accord global et inclusif. Des huit protocoles, mentionnés seuls deux ont été signés et ne sont toujours pas mis en œuvre, alors que six devront faire objet de négociations sur les deux prochaines semaines. En clair, Doha a permis de signer quelque chose, sans vraiment s’accorder sur le fond. Et c’est dans ce contexte que l’annonce d’un dialogue à Lomé, le 17 janvier 2026, tombe.
Plusieurs questions demeurent cependant : que signale cette annonce sur la suite de la crise ? Le Qatar va-t-il jeter l’éponge ? L'UA est-elle prête à récupérer la médiation ? Est-ce deux processus concomitants ? Est-ce que Doha va attendre les conclusions de Lomé en janvier pour se poursuivre ?
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C’est une « dĂ©claration personnelle » qu’elle aurait sĂ»rement voulu Ă©viter. Mais face Ă la violence des attaques sexistes dont elle est la cible, ThĂ©rèse Kayikwamba Wagner a publiĂ©, le 7 novembre, un communiquĂ© pour dĂ©noncer le harcèlement autour de sa grossesse et de sa vie privĂ©e. Alors que la ministre des Affaires Ă©trangères porte le front diplomatique de la crise sĂ©curitaire dans l’Est, la polĂ©mique, elle, ne porte pas sur ses actions politiques, mais sur son intimitĂ©. Et c’est tout le problème : quand il s’agit d’une femme, on dĂ©place le dĂ©bat politique vers le contrĂ´le social du corps fĂ©minin.Â
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Le 5 novembre, Jacquemain Shabani, ministre de l’Intérieur a instruit les assemblées provinciales de voter une résolution suspendant toute pétition et motion de défiance ou de censure compte tenu de la situation sécuritaire dans l’est du pays. Cette décision fait suite à la correspondance de la présidence de la République du 28 octobre, lui confiant la mission d’interdire toute motion ou pétition contre les membres des gouvernements provinciaux ou des bureaux des assemblées provinciales selon le cas. Toutefois, ce rôle politique assigné au ministre de l’intérieur relève-t-il de ses attributions ?
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Depuis près de quatre ans, plusieurs processus de médiation ont été initiés pour tenter de trouver une issue à la crise du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans la plupart de ces initiatives, les acteurs internationaux et régionaux ont mis en avant la nécessité d’un cessez-le-feu entre les belligérants. De Luanda à Doha, accords et déclarations ont successivement appelé à l’arrêt des combats. Mais sur le terrain, la réalité est toute autre et les affrontements se poursuivent. Quelle est la pertinence de ces cessez-le-feu ?
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Le jeudi 16 octobre, Kinshasa s’est figée. La place Victoire, habituellement bouillante et animée, s’est transformée en théâtre d’un désordre inédit. Une tentative de braquage à l’agence Rawbank a suffi pour paralyser l’un des points chauds de la capitale : tirs nourris, cris, circulation bloquée, véhicules blindés, militaires et policiers déployés dans la panique. En quelques minutes, ce lieu emblématique a sombré dans le chaos, exposant les failles sécuritaires où la précipitation tient lieu de stratégie. Mais que retenir d’un tel événement ? Plus que le braquage lui-même, c’est la manière dont l'intervention a été menée qui interroge.
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À l’occasion de la deuxième édition du Global Gateway Forum, le 9 octobre à Bruxelles, le président Félix Tshisekedi a improvisé, durant son discours, un appel à une « paix des braves » à son homologue rwandais Paul Kagame, présent dans la salle. Le rejet de cette « main tendue » ne s’est pas fait attendre. Deux jours plus tard, s’adressant à la diaspora congolaise dans la même ville, le chef de l’État a, à son tour, rejeté la main que lui tendent certains acteurs politiques congolais réclamant un dialogue interne et inclusif. Parallèlement, l’ancien président Joseph Kabila a réuni à Nairobi, les 14 et 15 octobre, autour de lui une frange des forces socio-politiques et mis sur pied le « Mouvement sauvons la RDC ». Kabila sollicite de nouveau un dialogue national.
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