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  • Martin Berauer – Comment rester centré sur son Travail

    Bonjour les grooveurs créatifs,

    L’invitée d’aujourd’hui est Martin Berauer

    Aujourd’hui, je vous présente un nouvel épisode de la série Conversation de Pig dans lequel on va parler d’organisation de sa routine de pratique et de passer à l’action pour apprendre les lignes de basse qu’on a toujours rêvé de jouer.

    Martin est un bassiste vraiment BadAss.

    Il joue aussi bien du Jazz, que de la musique arabe, indienne, du groove, etc…

    Je t’invite à prendre le temps d’écouter son jeu posé et Fat.

    Si tu aimes le jeu de basse avec une cinquième corde grave, tu vas prendre ton pied.

    Tu vas apprendre plein de chose qui te serviront ad vitam aeternam.

    Si tu veux te faire un cadeau et te rendre service.

    Écoute cet épisode jusqu’au bout et écoute aussi tous les fichiers audios fournis dans cet article 😉

    Je te souhaite une excellente écoute.

    ——->>>>>>> Partagez cet article sur les réseaux sociaux afin qu’il puisse aider, et encourager d’autres amateurs de basse motivés à progresser ! 🙂

    Conversation de Pig avec Martin Berauer

    Martin Berauer, né en Autriche en 1981, étudie la basse électrique à l’Université Anton Bruckner à Linz et au Centre des Musiques de Didier Lockwood à Melun.

    Installé en France depuis 2005, il est membre de nombreux groupes de Jazz, de Musiques du Monde et de musiques actuelles en tant que bassiste et contrebassiste.

    Ces dernières années il s’est produit dans des festivals et des salles de concert les plus réputées en Europe, aux Etats-Unis, Angleterre, Afrique, Inde, Japon et en Russie.

    De part son amour pour les musiques du mondes mais aussi le Jazz et les musiques improvisées il a collaboré avec des musiciens et des groupes d’horizons très divers comme Gwylim Simcock, Mike Walker, Thomas Gould, Sabrina Romero, le «Grand Orchestre Jean-Jacques Justafré» Carol Tristano, Amzik, Özlem Bulut, Akli D, Cherif Soumano, Felix Sabbal-Lecco, Jeff Boudreaux, Amen Viena, Steven McCraven, Shakir Khan, Bholoja, Bernhard Schimpelsberger, Chris Henderson, et bien d’autres encore.

    Il a également été invité à partager son expérience musicale dans des stages et Masterclass en France, Autriche, Afrique du Sud et en Inde et est actuellement professeur de basse au CRR d’Amiens.

    Voici une liste des Topics que nous avons abordés :
    • L’importance de relever la musique (que ce soit sur papier, à l’oreille ou les 2).
    • Ron Carter.
    • Comment progresser musicalement.
    • L’attitude et l’éthique d’un musicien.
    • Comment rester « centré » en étant musicien accompagnateur.
    • Apprendre des rythmiques complexe avec Pandit Suresh Talwalkar.
    • L’artiste Mahan Mirarab que Martin accompagne.
    • Ressources dont nous avons parlé durant la conversation avec Martin Berauer
      • Bernhard Schimpelsberger
      • La Magie du Konnokol et des TALA à la basse
      • Ressources complémentaires

        Durant la conversation avec Martin Berauer au moment de faire le montage du Podcast, je me suis rendu compte qu’il y avait des coupures dans le son.
        J’ai donc demandé à Martin s’il pouvait rejouer ce qu’il avait fait lors de ce LIVE.
        Je le remercie affectueusement pour sa gentillesse de nous avoir accordé de son précieux temps pour nous partager ses grooves redoutables.

        Métrique en 15/8

        Le morceaux s’appelle « Mori », de Mahan Mirarab.

        Métrique en 13/8
        Nesraf – Métrique en 11/8
        Vidéo du Maître tabliste dont Martin Berauer parle dans le Podcast

        Quelle chance d’avoir pu apprendre à jouer rythmiquement auprès d’un tel grand maître indien.

        Pour contacter Martin
        • Pour joindre Martin sur Facebook
        • La chaîne YouTube de Martin
        • Témoignage de Martin Berauer

          Université GROOVE LIKE A PIG

          Nous aurons très certainement le privilège d’accueillir Martin berauer dans l’université GROOVE LIKE A PIG pour animer quelques masterclass.

          Je vous en reparle très vite, raison de plus pour rejoindre l’université GROOVE LIKE A PIG maintenant en cliquant ici : groovelikeapig.com 🙂

          Abonnez-vous et mettez un avis honnête sur les Podcasts Conversation de Pig

          Merci d’avoir écouté l’épisode de cette semaine du podcast BassistePro Show — Conversation de Pig.

          Si les informations de nos conversations et entretiens hebdomadaires vous ont aidé à la basse, rendez-vous sur iTunes, abonnez-vous à l’émission et laissez-nous un avis honnête.

          Vos commentaires et vos retours nous aideront non seulement à continuer à fournir un contenu formidable et utile, mais ils nous aideront également à atteindre des amateurs de basse motivés encore plus incroyables comme vous !

          Et en plus, je pourrais lire vos commentaires dans un prochain épisode pour vous remercier chaleureusement de vive voix.

          Pour écouter d’autres épisodes : Cliquez ici.

          ——->>>>>>> Quels sont les prochains artistes/bassistes que tu souhaites voir prochainement dans les Conversation de Pig ? Dis-le moi dans les commentaires (ci-dessous) ! 🙂

          Blog BassistePro.com – Cours de musique

          APPRENDRE LA MUSIQUE AVEC DES PROS PASSIONNÉS

          École de musique GROOVE LIKE A PIG® : groovelikeapig.com

          La Plus Grosse Communauté Francophone des Musiciens Motivés et Bienveillants qui Veulent Passer au Niveau Supérieur.

          40 min
        • Jennifer Eskidjian – Les Droits des Artistes

          Bonjour les grooveurs créatifs,

          Aujourd’hui, je vous présente un nouvel épisode de la série Conversation de Pig dans lequel on va parler du Droit de la Musique et notamment des Droits des Artistes.
          L’invitée d’aujourd’hui est Jennifer ESKIDJIAN

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          Conversation de Pig avec Jennifer Eskidjian

          Jennifer ESKIDJIAN est juriste et formatrice en Droit de la Musique ainsi que l’auteur du Blog droit-de-la-musique.com.

          C’est la juriste la plus cool que je connaisse. Nous travaillons ensemble depuis 2007.

          Elle a créé le blog droit-de-la-musique.com pour permettre aux musiciennes et musiciens d’être équipés et bien préparés pour entreprendre une longue et riche carrière.

          Voici une liste des Topic que nous avons abordés :
          • Les droits des artistes, musiciens, bassistes…
          • Mythes, légendes et bullshit de l’industrie musicale.
          • Artiste salarié ou Artiste entrepreneur indépendant.
          • Est-ce compatible d’être artiste et entrepreneur ?
          • La responsabilité des artistes et de leur carrière.
          • Pour contacter Jennifer ESKIDJIAN
            • Masterclass avec Jennifer
            • Blog Droit De La Musique.
            • Page Facebook : Droit De La Musique
            • Ressources dont nous avons parlé durant la conversation avec Jennifer
              • La SACEM, La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique est une société de gestion des droits d’auteur française
              • ADAMI
              • Témoignages de Jennifer Eskidjian

                Université GROOVE LIKE A PIG

                Nous aurons très certainement le privilège d’accueillir Jennifer Eskidjian dans l’université GROOVE LIKE A PIG pour animer quelques masterclass.

                Je vous en reparle très vite, raison de plus pour rejoindre l’université GROOVE LIKE A PIG maintenant en cliquant ici : groovelikeapig.com 🙂

                Abonnez-vous et mettez un avis honnête sur les Podcasts Conversation de Pig

                Merci d’avoir écouté l’épisode de cette semaine du podcast BassistePro Show — Conversation de Pig. Si les informations de nos conversations et entretiens hebdomadaires vous ont aidé à la basse, rendez-vous sur iTunes, abonnez-vous à l’émission et laissez-nous un avis honnête. Vos commentaires et vos retours nous aideront non seulement à continuer à fournir un contenu formidable et utile, mais ils nous aideront également à atteindre des amateurs de basse motivés encore plus incroyables comme vous ! Et en plus, je pourrais lire vos commentaires dans un prochain épisode pour vous remercier chaleureusement de vive voix.

                Pour écouter d’autres épisodes : Cliquez ici.

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                École de musique GROOVE LIKE A PIG® : groovelikeapig.com

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                32 min
              • Benjamin Dubray, la Créativité d’un Saxophoniste pour les Bassistes

                Bonjour les grooveurs créatifs, aujourd’hui, je vous présente une interview d’un invité un peu spécial, il n’est pas du tout bassiste, même s’il gratouille la guitare basse comme il aime le dire.

                Si vous aimez le saxophone, les musiques improvisées, le jazz à la guitare basse, Charlie Parker, John Coltrane, etc… Cet interview de Benjamin Dubray du Blog SaxophonistePro.com – Cours de saxophone est pour vous.

                Vidéo YouTube Interview Benjamin Dubray

                Téléchargez vos Bonus Suivez-moi sur YouTube
                Vidéo YouTube Improvisation avec Benjamin Dubray

                On a aussi fait une petite jam pour le fun, ça faisait longtemps que nous n’avions pas eu le temps de jouer ensemble.
                J’espère de tout cœur pouvoir refaire cela au plus vite.

                Téléchargez vos Bonus Suivez-moi sur YouTube

                ——->>>>>>> Avez-vous déjà eu la chance d’accompagner un saxophoniste en concert ? Si oui, dites-moi tout dans les commentaires !

                Transcription Texte de la vidéo Youtuve Benjamin Dubray

                Johann Berby : Bonjour les grooveurs créatifs !

                Alors je me retrouve aujourd’hui dans un lieu un tout petit peu particulier. Je suis chez Benjamin Dubray du blog SaxophonistePro.com.

                Comment ça va Benjamin ?

                Benjamin Dubray : Super ! Super content d’être avec toi.

                Johann Berby : Pareillement, plaisir partagé !
                Alors pour les auditeurs du blog BassistePro.com qui ne te connaissent pas, est-ce que tu pourrais s’il te plait te présenter ?

                Benjamin Dubray : Bien sûr. Donc moi c’est Benjamin Dubray, je suis saxophoniste et l’auteur du blog SaxophonistePro.com. Je joue du saxophone alto principalement depuis très longtemps maintenant.

                Johann Berby : D’accord. Et est-ce que tu as commencé directement avec cet instrument ou tu as commencé, je ne sais pas, en faisant par exemple du solfège ou de la clarinette ou un autre instrument ?

                Benjamin Dubray : Alors quand j’ai commencé la musique, à l’époque on devait faire une année de solfège avant de commencer un instrument.
                Donc j’ai commencé dans une école de musique traditionnelle.

                Johann Berby : Tu fais partie de ces élèves qui ont été traumatisés par ce parcours.

                Benjamin Dubray : Traumatisé oui et non. J’en n’ai pas fait 3 – 4 avant non plus comme ça a pu être le cas vraiment il y a très longtemps. Et ouais effectivement j’ai fait ça et ensuite la seconde année j’ai commencé le saxophone.

                Johann Berby : D’accord donc tu étais vraiment motivé quoi. Parce que beaucoup d’élèves abandonnent au bout d’un an de solfège.

                Benjamin Dubray : C’est vrai, mais j’avais faim.

                Johann Berby : Non parce que c’est un gros pourcentage. Non mais c’est bien ! D’accord. Et pourquoi le saxophone du coup ?

                Benjamin Dubray : Alors le saxophone c’est assez simple en fait. Un jour mon père est revenu de l’usine avec une chaîne Hifi qu’on n’avait pas du tout à la maison. Donc il revient avec une chaîne Hifi et un coffret de 5 disques dans lequel il y avait que des saxophonistes. Il y avait John Coltrane, Dexter Gordon, Gerry Mulligan, Stan Getz tout ça.

                Johann Berby : Que du lourd !

                Benjamin Dubray : Ouais. Et à partir du moment où il a mis le disque dans la chaîne je me suis dit « Mais qu’est-ce que c’est ça ? ». J’avais 6-7 ans. Et il me dit que c’est du saxophone. Et moi je me dis « Je veux faire ça. ».

                Johann Berby : Monstrueux. Révélation.

                Benjamin Dubray : Ouais ouais. Et lui hyper gentiment me dit « D’accord je t’inscris à l’école ».

                Johann Berby : Chouette.

                Benjamin Dubray : La chance quoi, de ma vie !

                Johann Berby : Ouais cool ! Et du coup tu as commencé directement à faire du jazz en improvisé ou alors tu as eu un parcours classique et seulement quelques années après tu t’es mis au jazz ? Comment ça s’est passé ?

                Benjamin Dubray : Alors en fait, dans les écoles de musique, c’est toujours comme ça maintenant d’ailleurs, on apprend le saxophone classique en premier. Donc moi j’ai appris tout le répertoire classique.

                Mais je me suis quand même vite à improviser. J’allais dans les petits orchestres de variété, les orchestres qui trainaient dans l’école et tout ça, moi ça me plaisait toujours. Parce que c’est ça que j’écoutais quoi. En fait j’attendais le moment où je pourrais ne plus faire que ça à un moment donné.

                Mais ça a été une super bonne école parce que voilà, on apprend à lire, on lit très bien, on apprend à avoir une technique très solide, on apprend à souffler correctement dans l’instrument.

                Ça a aussi des avantages que je ne peux pas nier, parce que j’ai dû recommencer pas mal de choses ensuite mais bon c’est tout, c’est mon parcours c’est comme ça. Et après une fois que j’ai pu pouvoir décoder de ce que je voulais faire, évidemment je suis devenu un saxophoniste de jazz improvisateur à 100%.

                Johann Berby : D’accord. Et as-tu eu des maitres du coup dans le classique ? D’ailleurs tu parlais de Coltrane tout ça. As-tu eu des maitres comme ça ou du même niveau que tu idolâtrais ? Qui t’ont inspiré et qui t’inspirent encore peut-être ?

                Benjamin Dubray : Bah bien sûr. Il y a d’abord le plus grand des plus grands, le mec qui a révolutionné le saxophone classique et qui l’a amené à son paroxysme en France, c’est Marcel Mule, que tous les saxophonistes connaissent. Maintenant c’est très vieille école mais ça a avancé les choses. Ça a avancé beaucoup depuis. Mais évidemment Marcel Mule.

                Ensuite moi j’ai eu la chance d’avoir des cours avec Pierre Grzeskowiak qui est un immense saxophone classique, peu connu mais avec un son incroyable, vraiment c’est un mec qui joue beau à crever.

                Et puis finalement le grand patron maintenant en France aussi qui est Claude Delangle qui est professeur au CNSMDP de Paris, qui est un saxophoniste génial aussi.

                C’est des mecs que j’ai écouté quoi.

                Johann Berby : C’est intéressant. Et donc tu as eu l’occasion du coup de pouvoir prendre des cours. Tout à l’heure tu parlais de ton professeur qui a un son énorme. Est-ce que tu as eu l’occasion de voir les autres en masterclasse ou… ?

                Benjamin Dubray : Ouais ouais ouais. J’ai fait ça aussi avec Jean-Yves Fourmeau qui fait partie des grands patrons de la discipline aussi. Des mecs de son quatuor du coup, il y avait Joel Bato, je me rappelle gens comme ça, parce que je trainais dans les concours de saxophone et tout ça à l’époque.

                Johann Berby : Tu avais quel âge sans indiscrétion ?

                Benjamin Dubray : J’ai commencé à faire des concours vers 13-14 ans je pense.

                Johann Berby : Cool ! Moi je jouais encore à la voiture, c’est bien !

                Benjamin Dubray : 13 – 14 – 15 – 16 ans, j’en ai fait jusqu’à 18 – 19 ans et puis après ça a commencé à ne plus me plaire. Le milieu ne me plaisait plus. Le milieu classique et tout ça, c’est terminé.

                Johann Berby : D’accord. Ouais super intéressant. Et du coup en jazz hormis les quelques maitres que tu as cité tout à l’heure est-ce que tu as eu d’autres maitres comme Cannonball ?

                Benjamin Dubray : Ah c’est sûr que Cannonball, Charlie Parker, voire derrière moi évidement parce que Cannonball je l’écoute depuis que j’ai 6 – 7 ans. Je me rappelle mon père achetait des cassettes, tu vois à l’époque, donc je les passais en boucle.

                On a dû la racheter quelques fois celle-ci parce que les bandes s’usaient je me rappelle. Je mettais ça partout, j’apprenais, je la mettais dans ma bagnole. On les mettait partout quoi.

                Parker évidemment, et puis bon des mecs plus modernes y’en a aussi beaucoup. Le truc c’est que c’est difficile à citer. Moi j’aime tout, je ne suis pas très très difficile quoi.

                J’écoutais Steve Coleman, il m’a influencé beaucoup. Kenny Garrett évidemment, je pense que c’est vraiment un mec qui a autant d’influence que Coltrane en avait à l’époque. C’est un mec qui a révolutionné le saxophone alto complètement. Il a changé de game comme on dit.

                Johann Berby : Tu m’étonnes. Du coup quelles ont été par exemple les rencontres vraiment décisives dans ton parcours ? Tout style confondu, que ce soit classique, jazz, parce que j’imagine aujourd’hui que tu écoutes d’autres genres de musiques ou peut-être que tu pratiques d’autres genres de musiques. Est-ce que tu peux partager ça avec nous ?

                Benjamin Dubray : Bien sûr ! Alors je pense que la rencontre la plus, y’en a eu quelques-unes mais vraiment la plus décisive ces dernières années, j’ai eu la chance de travailler avec Russell Gunn qui est un trompettiste très connu, qui fait, si vous ne le connaissez pas, c’est quelqu’un qui fait partie de la nouvelle génération des trompettistes comme Roy Hargrove ou Wynton Marsalis, c’est un mec qui travaillait là-dedans. Il a été nominé aux Grammy plusieurs fois.

                Et donc il a produit les 2 derniers disques de JLCO dans lequel je joue, et ça, ça a été vraiment une rencontre décisive parce que moi c’est un mec que j’ai étudié quand j’étudiais le jazz, la musique urbaine et tout ça tu vois.

                Et le fait de rencontrer une idole comme ça, ça a tout changé !

                Il a démystifié beaucoup de choses. Il m’a fait du bien, beaucoup, humainement, il m’a permis de voir les choses différemment, de prendre plus confiance aussi et puis j’ai eu la chance de faire des tournées avec lui donc jouer avec un mec pareil qui a une aura comme ça qui dégage en 2 – 3 notes quelque chose d’incroyable, ça change tout.

                Le fait de pouvoir être à côté d’eux ça change absolument tout quoi. Ressentir toutes ces énergies qui sont énormes. Moi ça m’a bouleversé.

                Johann Berby : Quelque part c’est au-delà de l’inspiration ce que tu vis en fait.

                Benjamin Dubray : Exactement ouais.

                Johann Berby : Génial ! Et du coup pour rester dans les genres musicaux, quels sont les genres musicaux par exemple qui t’influencent en ce moment ? Qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?

                Benjamin Dubray : En ce moment, j’ai toujours écouté beaucoup les musiques afro-américaines, pas que le jazz mais tous ces dérivés maintenant, comme le gospel, le gospel moderne.

                J’écoute aussi tous les trucs de jazz hiphop moderne, comme Robert Glasper bien sûr, dont Derrick Hodge le fameux bassiste qui est juste incroyable.

                J’écoute beaucoup aussi des groupes comme Snarky Puppy, Sanders cat aussi, bassiste incroyable.

                C’est tous les trucs du moment, ceux qui cartonnent et pas pour rien. Parce que ça c’est monstrueux. Ça j’écoute beaucoup aussi. J’écoute tous les mecs qui jouent avec. Cory Henry, le claviériste qui est loin.

                Johann Berby : Du lourd !

                Benjamin Dubray : Ouais voilà, je m’inspire de ça.

                Johann Berby : Et puis c’est très très chaud, c’est pas juste des supers musiciens parce qu’ils ont de la technique, c’est vraiment musical, c’est chaud, c’est inspirant, on a les frissons tout de suite.

                Benjamin Dubray : C’est exactement ça !

                Johann Berby : C’est assez démentiel !

                Benjamin Dubray : Voilà ça c’est mes principales influences du moment.
                Et donc pour parler de saxophone c’est aussi Casey Benjamin qui est le saxophoniste de Robert Glasper, pour moi qui est absolument incroyable, qui a un son de fou, qui développe les effets, qui joue avec le vocodeur, qui fait plein de choses avec le saxophone, et ça, ça m’inspire beaucoup.
                Et d’ailleurs je devrais m’y mettre très prochainement.

                Johann Berby : Yes ! Cool ! Donc là, comme on est sur une chaine YouTube de bassistes, qu’est-ce qu’un saxophoniste attend d’un bassiste par exemple ?

                Benjamin Dubray : Alors moi ce que j’attends d’un bassiste, la première des choses, c’est qu’il me mette en confort. J’ai besoin de confort.

                Johann Berby : Et c’est quoi que tu appelles le confort ?

                Benjamin Dubray : J’ai besoin qu’il ait un tempo hyper rigoureux déjà tu vois. Premièrement qu’il fasse ce qu’on demande à un bassiste, en tout cas moi c’est ce que j’ai envie de demander à un bassiste, c’est-à-dire jouer le tempo et les lignes de basse. Parce que j’ai joué avec des bassistes aussi qui ont vite tendance à faire le « boulot des autres », ils vont commencer à mettre des lignes dans tous les sens, des plans, des trucs, des machins qui vont bouger, qui vont perdre un petit peu comme ça, qui pourrait même perdre l’orchestre tu vois le problème.

                Et ça, alors quand tu connais bien ça ne me dérange pas. Mais en premier lieu c’est ça que j’attends. J’attends du mec qu’il soit rigoureux rythmiquement et qu’il fasse le job de bassiste. Qu’il me joue les bonnes basses, les bonnes lignes, et tout correctement.
                Et déjà, c’est pas si facile que ça.

                Johann Berby : Non c’est sûr. Et en deuxième lieu du coup ?

                Benjamin Dubray : En deuxième lieu qu’il soit à l’écoute de ce que je joue tout le temps, en permanence, et qu’il puisse avec moi évoluer au gré de la musique, au gré de l’improvisation, et qu’il puisse propulser le soliste dans la direction dans laquelle il veut en tout cas. Qu’il aide à propulser le soliste, et c’est idem pour le batteur par exemple. C’est exactement ce que j’attends. Pour moi la base c’est la batterie et la basse.

                Johann Berby : C’est le même instrument, la même vision.

                Benjamin Dubray : C’est exactement ça. Les 2 doivent être d’abord hyper connecté et puis voilà. Moi c’est ce que j’attends d’un bassiste.

                Johann Berby : Ok excellent. Et est-ce que tu as des recommandations de bassistes par exemple pour tous les bassistes qui nous écoutent là actuellement en tant que saxophoniste, justement par rapport aux attentes que tu viens de partager avec nous ?

                Benjamin Dubray : Oui, alors des bassistes, moi je suis un grand fan de Jaco, je l’ai toujours été.

                Johann Berby : Bienvenue au club !

                Benjamin Dubray : Donc bien sûr Jaco, écoutez Jaco, relevez Jaco, mangez, dormez Jaco, c’est hyper important parce que ça fait partie des grands. Et puis, moi j’ai un énorme penchant, il est contrebassiste et bassiste, pour Christian McBride évidemment. Je crois que tout le monde devrait jouer comme Christian McBride.
                Si je devais faire un groupe de rêve ce serait avec Christian McBride je pense, qu’il joue la basse ou la guitare.

                Johann Berby : Ouais c’est monstrueux.

                Benjamin Dubray : Lui aussi c’est un mec qu’il faut écouter absolument. Après j’aime bien les groupes que vous êtes. J’adore Johann évidemment ! On se connait depuis très longtemps donc un mec comme toi par exemple, j’adore. Je recommande ! Et pas pour rien, parce que toi aussi tu fais partie de tout ce que je viens de dire là.

                Tu axes le fait que la basse avant tout ça doit groover, jouer en place, avec des belles lignes, simples, et qui font le boulot. Moi j’aime tous ces mecs-là.

                Johann Berby : Merci ! Je vais sortir les mouchoirs…

                Benjamin Dubray : Non mais c’est tout, c’est vrai !

                Johann Berby : D’accord. Merci. Je sais pas quoi dire… Du coup est-ce que tu aurais un exercice harmonique ou mélodique à partager justement pour les bassistes ? Un truc que j’aime justement c’est de ne pas avancer la basse que comme un bassiste en fait.

                Je sais pas si c’est clair. Du coup avec cette manière de penser, est-ce que toi tu aurais un exercice que tu penses qui serait super important que les bassistes pratiquent, notamment pour développer ce que tu disais tout à l’heure, l’écoute, la sensibilité, propulser le soliste, l’assise rythmique tout ça ?

                Benjamin Dubray : Pour l’assise rythmique je pense qu’il faut, je ne vais pas réinventer la roue en vous disant ça, mais il faut acheter un métronome et s’en servir.

                Johann Berby : Il faut que ce soit le meilleur pote du bassiste.

                Benjamin Dubray : Voilà c’est ça. Et pas que non plus c’est sûr, ça c’est la première chose. Et c’est vrai qu’on ne le répètera jamais assez. Utilisez votre métronome.

                Après il y a des exercices à faire en groupe aussi. Moi je pense par exemple prendre la basse et se focaliser par exemple sur l’intention. Ça c’est un truc que j’aime bien. Se focaliser sur l’intension dans les notes en rapport avec ce que va vous apporter le soliste.

                C’est le pouvoir de l’intention. C’est méga important parce que ça se sent tout de suite. C’est des petites choses. On a l’impression que c’est rien mais ça se sent tout de suite dans un groupe.

                Johann Berby : Ça fait tout.

                Benjamin Dubray : Ça fait tout. C’est hyper important. Je ne suis pas professionnel de la basse même si je gratouille légèrement, mais ça peut passer par les différentes positions de la main.
                Pour le son, quels sons à envie de sortir le soliste ? qu’est-ce que moi je peux apporter dans ce son-là.

                Johann Berby : Se mélanger en termes de sons.

                Benjamin Dubray : Exactement. Comment est-ce que je peux mettre ce saxophoniste dans les meilleures conditions. Ça c’est bien.

                Pour l’harmonie évidemment il y a un exercice que je recommande et que je recommande aussi sur le blog SaxophonistePro.com, que vous pourrez trouver facilement en cherchant l’article qui s’appelle « Apprendre les triades d’un saxophone ».

                C’est un exercice simple dans lequel on va jouer des triades do mi sol en do. On va s’amuser à augmenter la quinte. Un do mi sol, do mi sol dièse, do mi la, do mi si bémol, à chaque fois on va la faire monter la note d’un demi ton et on va se retrouver sur l’accord suivant. Donc on va passer en fa.

                C’est toujours part quarte, et en renversement. Et ça c’est un super exercice parce que, je ne sais pas si les bassistes font ça, mais ça permet d’apprendre toutes les triades dans tous les tons.

                Johann Berby : On doit le faire à la base mais peu le font malheureusement.

                Benjamin Dubray : Et ça c’est un exercice qui marche super bien et que moi j’adore faire. Et je crois que c’est valable pour tous les instruments. Si tu veux des exercices que les bassistes ne font pas forcément.

                Johann Berby : C’est génial, c’est super. J’ai exactement la même vision que toi. Les arpèges, la pratique des triades, ça aide à te libérer. C’est un travail qui peut paraitre des fois ingrat et on peut besogneux.

                Benjamin Dubray : Ça l’est parce que c’est aussi un travail mental énorme.

                Johann Berby : Et en termes de créativité on peut développer un peu sa créativité. C’est exponentiel. C’est sans fin. C’est à l’infini. C’est ça qui est fou.

                Benjamin Dubray : Attends attends, dans l’improvisation il y a des tonnes de références comme ça, il y a même des spécialistes de triades qui basent leur improvisation que là-dessus.
                La magie des triades c’est un peu un monde sans fin ouais.

                Johann Berby : C’est génial j’adore. Je suis trop content. Cool ! Je suis très heureux que tu ais pu répondre à ces questions.

                Je vous remercie d’avoir écouté ce podcast de l’interview de Benjamin Dubray du blog SaxophonistePro.com.

                On va mettre en-dessous dans la description un lien vers son blog.

                Donc je vous invite vivement et fortement à suivre ce phénomène, vous n’allez pas être déçu ! Vous allez apprendre énormément de choses.

                Je te remercie Benjamin pour ton invitation chez toi dans ce merveilleux lieu rempli de joie. On est au milieu de nulle part, dans la nature. Y’a rien ! Y’a même pas de vache !

                Donc je te remercie, c’est génial. Et puis on se retrouve bientôt. D’ailleurs on va vous préparer une petite improvisation, on ne sait même pas encore ce qu’on va faire mais on va improviser. On se connait depuis longtemps donc on va laisser la magie venir.

                J’adore ces moments de coolitude, dans la musique c’est super rare et ça fait du bien.

                Je vous remercie d’avoir regardé cette vidéo et d’avoir écouté ce podcast.

                En complément vous êtes libre de télécharger gratuitement tous les bonus qui se trouvent sur le blog BassistePro.com.

                J’ai aussi un cadeau de bienvenue pour tous les débutants. J’ai créé une formation gratuite pour bien débuter la guitare basse. Donc je vous invite à cliquer sur le lien qui se trouve en-dessous dans la description pour pouvoir rejoindre des milliers de bassistes motivés qui ont rejoint cette formation.

                Je vous donne rendez-vous tout de suite de l’autre côté.

                N’oubliez pas que vous êtes toujours à juste 2 doigts de progresser.

                Et d’ici là, bonne écoute, bon groove, et…

                Benjamin Dubray : Groove Like a Pig !

                Blog BassistePro.com – Cours de musique

                APPRENDRE LA MUSIQUE AVEC DES PROS PASSIONNÉS

                École de musique GROOVE LIKE A PIG® : groovelikeapig.com

                La Plus Grosse Communauté Francophone des Musiciens Motivés et Bienveillants qui Veulent Passer au Niveau Supérieur.

                18 min
              • (Ep.2) Michel Guay, le chant du sitar indien

                Dans le Podcast d’aujourd’hui je tiens à partager avec vous l’interview d’un musicien professionnel exceptionnel.

                Interview de Michel Guay

                Apprendre à travailler des parties de sitar indien à la basse est un super exercice à faire pour développer sa technique main droite à la basse et apprendre à faire chanter sa guitare basse.

                Imiter à la basse électrique un autre instrument comme le sitar Indien vous aidera énormément pour

                • Sublimer vos mélodies.
                • Développer votre musicalité.
                • Amplifier votre jeu de nuances aux doigts.
                • Élargir votre vocabulaire rythmique et mélodique à la guitare basse.
                • Établir des groove solide dans toutes les métriques.
                • Construire un discours musical.
                • Découvrir un univers empli de subtilités et d’émotions.
                • Par ailleurs, que diriez-vous d’avoir les conseils avisés d’un spécialiste de musique indienne. Avoir les instructions et explications d’un maître généreux et humble pour vous aider dans votre quête de progression musicale à la basse ?

                  Et le tout, sans avoir besoin de vous mettre à la musique indienne. Cela vous dirait ?

                  Ce musicien extraordinaire et atypique remplie d’une sensibilité comme on en voit peu n’est autre que l’incroyable joueur de sitar indien, Michel Guay.

                  Podcast Gratuits sur iTunes

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                  RESSOURCES MUSICALES

                  Voici toutes les références qui ont été citées dans le podcast par Michel Guay

                  • Le site internet de Michel Guay
                  • Album de ravi Shankar et Yehudi Menuhin CD (Amazon)
                  • Album de ravi Shankar et Yehudi Menuhin Mp3(Amazon)
                  • Ramdas Chakravarty
                  • Mushtaq Ali Khan
                  • Balechandran Patekar
                  • Jaipura Atrauli Gharana
                  • Musique de Bollywood
                  • Shastri Sangeet
                  • Shastra (les écrits)
                  • Margee Sangeet (Marg = Voie)
                  • Zubin Merta
                  • Rajan Parrikar
                  • Kesarbai Kerkar (grande chanteuse)
                  • Kân (l’inflexion d’une note)
                  • Mînd est une inflexion plus grande d’une note
                  • Vilayat Khan
                  • Aussi, si vous désirez aller plus loin dans vos connaissances concernant la musique indienne, je vous invite à lire les articles suivants :

                    • Tala (système cyclique en musique carnatique)
                    • Jouer du 9/8 à la basse ! KurukSetra de Trilok Gurtu
                    •  

                      Cours de basse⎥Blog BassistePro.com –
                      Cours de basse⎥Apprendre la guitare basse avec un Pro
                      Un québecquois au sitar

                      Michel guay est une musicien incroyable, un sitariste hors pair, et un excellent chanteur.

                      Je vous invite à souscrire à la chaîne Youtube de Michel Guay pour lui transmettre tout votre soutien et tout votre amour de la musique. La qualité de ses conseils est juste hors-norme, et est au delà d’un genre musical.

                      Je ne vais pas vous spoiler l’interview…
                      Je vous laisse ouvrir vos oreilles et vous en rendre compte à travers ce podcast.

                      Une fois que vous avez vu la vidéo cliquez ici pour rejoindre GRATUITEMENT des milliers de bassistes motivés et bienveillants à passer au niveau supérieur en vous abonnant à la chaîne Youtube !

                      VIDEOS BONUS OFFERTES PAR MICHEL GUAY

                      —->>> Cliquez ici pour avoir accès aux vidéos BONUS offertes par Michel Guay <<<—-

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                      – APPRENDRE LA GUITARE BASSE AVEC UN PRO –
                      GROOVE LIKE A PIG

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                      Photos by 2018 ©Tofu Designs

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                      Transcription texte – Podcast interview de Michel Guay joueur de sitar indien

                      Bonjour les grooveurs créatifs, bienvenue dans ce deuxième épisodes des Podcasts du Blog BassistePro.com – Cours de basse.

                      Je suis Johann Berby, votre hôte.

                      Ce Podcast est présenté par le Blog BassistePro.com, le blog des bassistes motivés pour apprendre à jouer de la guitare basse et aller au niveau supérieur.

                      Je tenais d’abord à vous remercier parce que vous étiez plus d’une centaine à avoir écouté, et téléchargé le premier épisode, alors mille merci pour votre soutien et vos nombreux messages.

                      Aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir vous présenter un invité d’honneur exceptionnel, il n’est pas bassiste, mais chanteur et sitariste. Son instrument est donc le Sitar Indien, le même instrument que Ravi Shankar !

                      Ce Podcast fait d’ailleurs partie d’une série qui va s’appeler : les interviews atypiques du blog BassistePro.com, ces interviews concerne des musiciens non bassistes, mais tous les conseils qui seront abordés aideront énormément les bassistes à progresser et à avoir une vision musicale à 360°.

                      D’ailleurs, si vous avez des suggestions d’artistes non bassiste complétement atypique que vous souhaiteriez voir à travers le Blog BassistePro.com, n’hésitez pas à les mettre en commentaires.

                      Je vous laisse sans plus attendre avec notre superbe invité.

                      Allez c’est parti on y va.
                      Wouuuuuuwwwww
                      (Rires)

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Bonjour Michel, comment vas-tu ?

                      Michel Guay : Bonjour, ça va très bien merci.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Peux-tu te présenter pour les personnes qui ne te connaissent pas ?

                      Michel Guay : Hum d’accord, heu, donc, Michel Guay, je suis canadien d’origine, et je fais de la musique classique indienne, que j’ai appris en Inde pendant une période de 12 ans avec 3 maîtres de lignées ancienne, puisque c’est une tradition orale où on apprend de maître à disciple comme ça, de génération en génération.

                      Donc, je suis à Paris depuis une petite vingtaine d’année, et j’ai travaillé dans plusieurs milieu musicaux, j’ai fais beaucoup de fusion, mais aussi de la confusion.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : (rires).

                      Michel Guay : J’ai travaillé dans le jazz, un peu de rock, dans la pop, j’ai fais des enregistrements pour toutes sorte de chose euh, bizarre et des pubs et du poulet Knorr au curry. Maintenant, après de nombreuses aventures, je reviens à ma musique de prédilection, autant en concert que dans l’enseignement.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Très bien.

                      Michel Guay : Parce que j’ai pris sur moi, heu, ce rôle de transmettre, cette connaissance qui m’a tant ému et qui m’a tant, je dirais changé ma vie en quelque sorte, donc là, je cherche à émouvoir les autres comme j’ai été ému moi-même et à transmettre cette connaissance pour que les autres, ces jeunes et moi jeunes, puissent apprendre et en faire autant.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : C’est beau et noble, bravo ! (rires)

                      Michel Guay : Bha…

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Peux-tu nous présenter s’il te plaît ton instrument ?

                      Michel Guay : D’accord ! Donc, mon instrument de prédilection, c’est le sitar donc à ne pas confondre avec la cithare, qui est un autre instrument. Donc le sitar, c’est un instrument à corde pincée qui appartient à la famille des luths à manche long.

                      Donc sur celui-ci il y a 19 cordes.

                      J’ai 6 cordes principales ici, et j’ai 13 cordes en dessous, des cordes sympathiques, qui résonnent en sympathie avec les notes qu’on joue.

                      Et on peut jouer, horizontal c’est-à-dire sur les frettes comme une guitare ou une basse et on joue aussi verticale, puisqu’on a la possibilité de tirer cinq notes dans chaque frette.

                      Parce que cet instrument est conçu pour imiter le chant

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : C’est beau

                      Michel Guay : Et puis, puisque le chant c’est la source de la musique.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Absolument.

                      Michel Guay : En Musique indienne tous les instruments sont conçus pour imiter ce chant-là, donc tous les glissements qu’on voit entre les notes, les mînds où on va toucher ces micro-tons qu’on appelle des shrutis , qui font ressortir l’émotion.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : c’est énorme.

                      Michel Guay : On doit pouvoir les toucher quand même entre 2 notes. Parce que la tradition dit qu’il y a 22 micro-tons sur la gamme.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Sur quelle gamme ?

                      Michel Guay : Sur n’importe quelle gamme, on parle pas de gamme dans l’absolue en musique indienne, on prend la tonique où on là, par exemple les femmes vont chanter en sol ou en la, les hommes généralement autour de ré, do, do# et à partir de là on va, on regarde les intervalles, on a les intervalles naturelles seconde tierce, quarte etc…

                      Et par exemple entre la tonique et la deuxième note, le premier et le deuxième degré, on estime qu’il y a quatre shrutis. C’est-à-dire qu’il y a quatre endroits. Donc je peux avoir un Ré bémol mais tu peux avoir un ré super bémol.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Ah, c’est génial !

                      Michel Guay : Et tu peux avoir un ré naturel, mais tu peux avoir un ré naturel un peu plus bas

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Ah ouais, diminué ou augmenté.

                      Michel Guay : Mais pas encore bémol, c’est-à-dire que, Par exemple dans le raga Bageshri, qui est une raga, qui est une gamme mineure, pour nous, de notre point de vue, le ré est dit  tri shruti, c’est-à-dire qu’il y a trois micro-tons là, donc il va être un peu plus bas.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Non c’est très beau, je vous invite vraiment à découvrir tout ça.

                      Comment es-tu venu à jouer de cet instrument magnifique qu’est le sitar?

                      Michel Guay : C’est une longue aventure. J’ai entendu Ravi Shankar la première fois…

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Ah, je comprends !

                      Michel Guay : Au théâtre Outremont.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Là je comprends.

                      Michel Guay : Et puis j’avais 15 ans je crois, je ne comprenais pas vraiment ce que j’entendais, mais j’ai beaucoup aimé l’atmosphère et ce que j’ai beaucoup aimé aussi c’est que… À l’époque on était en 77 probablement, et puis à cette époque-là tu sais, les gens qui allaient dans les concerts ils se défonçaient, donc il y avait toujours un nuage bleu au plafond, et là le petit bonhomme, le petit monsieur est arrivé avec beaucoup d’aplomb, et beaucoup d’autorité et il a dit :

                      « Pour nous cette musique est sacrée ceux qui veulent fumer peuvent sortir. »

                      Et là toute l’industrie de la contestation s’est arrêtée, les cheminées ont changées de place, sont parties, et là je me suis dit : cette idée de la musique comme une expérience, une pratique spirituelle, c’est quelque chose qui est tout à fait.

                      Selon mon expérience de la musique, déjà en tant qu’adolescent quand j’écoutais des morceaux, même en jazz ou… Et j’écoutais les yeux fermé, c’était vraiment une expérience je dirais quasiment mystique.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Absolument.

                      Michel Guay : Donc, j’ai beaucoup aimé sa manière de présenter, après j’ai entendu les enregistrements qu’il avait fait avec Yehudi Menuhin qui était aussi…

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Woah excellent !

                      Michel Guay : Et puis pour moi tu vois c’est, pour nous c’est une porte d’entrée puisque la musique indienne pure et dure au début…

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : C’est pas très accessible.

                      Michel Guay : C’est pas toujours accessible, mais Menuhin avec son vibrato à l’occidental et tout qui reprend les mêmes gammes des ragas, tout d’un coup ça nous communique …, on a une traduction, si tu veux. Ne serait-ce qu’avec le touché occidental et le vibrato d’une gamme tout à fait indienne qu’on a arriverait peut-être pas à identifier aussi facilement là pendant la première fois de la part d’un musicien indien.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : D’ailleurs je vous invite à découvrir ses albums qui sont paru aux éditions Deutsche Grammophon, donc voilà Ravi Shankar et Yehudi Menuhin c’est vraiment super, incroyable, des super morceaux en tout cas à apprendre à la basse et vous allez voir, c’est excellent à travailler.

                      Du coup est-ce que tu peux continuer à nous parler de ton parcours et surtout à nous… à nous expliquer qui était ton maître, ce qu’il t’a apporté humainement, spirituellement, émotionnellement, musicalement en fait tout.

                      Michel Guay : Après cette expérience-là, d’avoir vu Ravi Shankar et écouté les enregistrements de fusion avec Menuhin, il s’est passé trois ans où je suis parti en voyage, à 16 ans j’ai quitté le Canada, j’en avais marre !

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Quel courage !

                      Michel Guay : Je faisais de la guitare classique et puis j’en ai eu marre de la partoche parce que je me disais, ça c’est le langage de quelqu’un qui parle pas d’après mon cœur, j’ai eu envie de trouver un langage, un idiome musical qui me permettait de m’exprimer moi mais qui aussi, qui était aussi enraciné dans quelque chose de concret, et pas n’importe quel Free… Donc quelque-chose qui était connecté aux émotions, très intimement connecté aux émotions, donc pendant trois ans j’ai voyagé Europe, Afrique, Moyen-Orient, finalement j’arrive en Inde, c’est après trois grands voyages et donc j’arrive… Je pars à 16 ans, j’arrive à 19 ans en Inde, et puis j’me dis : là il faut apprendre quelque chose parce que c’est une grande culture on va pas juste faire le touriste !

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Ah c’est sûr, il y a de quoi faire.

                      Michel Guay : Ce serait vraiment bête de gaspiller son temps comme ça, et puis là j’ai décidé, il y avait la possibilité de faire de la médecine traditionnelle mais la musique bien sûr je l’avais déjà, dans le cœur et dans les doigts.

                      Et donc j’ai voulu apprendre le sitar. Mais je m’étais dit, que j’allais apprendre cela en quatre mois… Même deux mois.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Star Académie

                      Michel Guay : Deux mois ouais, j’allais apprendre ça fastoche. C’est des cordes, c’est pareil. Et puis après deux mois je me suis dit : Ouais peut-être qu’il me faut encore deux mois, donc j’ai fait encore deux mois, et puis le gars qui me renseignait au tout début, c’était un prof, c’était pas un grand maître mais c’était quelqu’un qui était multi-instrumentaliste, qui s’y connaissait bien. Et lui il est parti, on l’a importé en France, et ensuite en Angleterre, et je me suis retrouvé sans maître, et là j’ai rencontré un italien qui dit : (accent italien) Ma qu’est-ce que tu fais ?

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Comme ça !

                      Michel Guay : Avec ce monsieur, il faut aller à Bénarès rencontrer le vrai maître, la vraie tradition. Alors j’ai été à Bénarès, et là c’était en 81, en Automne 81, et j’ai fait la tournée des maîtres, j’ai été les entendre, leur parler, j’en ai trouvé un qui faisait une musique vraiment d’après ce que je recherchais, qui appartenait à une ancienne lignée qui s’appelait Ramdas Chakravarty.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : D’accord.

                      Michel Guay : Qui est décédé aujourd’hui. Et j’ai commencé à prendre des cours avec lui.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Excellent, c’est super… Et les cours ont duré combien de temps, ton d’apprentissage ?

                      Michel Guay : Avec Ram j’ai appris pendant six années, donc je le voyais trois fois par semaine, en même temps j’étais à la fac de musique puisqu’il me fallait une affiliation officielle pour avoir le visa d’étudiant en Inde, parce que ce n’était pas évident, ce qui m’a permis d’avoir des bourses.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Le visa d’étudiant c’est compliqué.

                      Michel Guay : Donc je prenais mes cours trois fois par semaine avec Ram en privé chez lui.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Très bien.

                      Michel Guay : Et j’allais à l’université quatre jours par semaine. Et ça, ça a duré six ans, après j’ai voulu allé voir le doyen de cette lignée-là, qui s’appelait Mushtaq Ali Khan.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : On mettra toutes les références sur le blog, pour que les gens puissent aller faire des recherches si ça les intéresse vraiment.

                      Michel Guay : C’est important de mentionner leurs noms parce qu’ils nous lèguent quelque chose.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Absolument, d’énorme.

                      Michel Guay : Qui n’a pas de prix c’est énorme, ça nous fait vivre, ça nous donne un sens, donc Mushtaq Ali Khan je l’ai vu pendant deux ans, alors lui il m’a dit « t’arrête tout ce que tu faisais avant », il m’a fait tout recommencer à zéro.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Woah ! la classe ! c’est génial…

                      Michel Guay : Et c’était la grosse déprime, mais je l’ai pris comme la prescription d’un docteur, tu sais qui te dit : « Tu prends tel médecine, t’arrête ton whisky le soir ».

                      J’ai suivi à la lettre pendant deux ans, je me suis remis aux gammes, ma femme de l’époque se plaignait en disant : « il ne fait plus que des gammes maintenant ! alors qu’il jouait si bien avant ». Mais c’était un passage très nécessaire pour avoir la technique, se remettre en cause, et…

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : C’est bon pour l’humilité et…

                      Michel Guay : Pour l’humilité, et après deux ans Mushtaq Ali Khan est décédé. Après ça j’ai été voir un maître de chant qui s’appelait B.C. Patekar, donc le maître de chant il appartenait à une lignée qui s’appelait la Jaipura Atrauli Gharana, mais lui-même était de Bombay et il enseignait à l’université de Bénarès.

                      Et là c’était encore où c’était le palier supérieur, parce que j’arrivais à la source justement, on parlait de la source de la musique qui est le chant.

                      Et en musique indienne plus encore, que je crois, que n’importe quelle autre musique, c’est absolument nécessaire de connaître le chant, pour faire chanter ton instrument.

                      Parce que c’est le chant qui va te faire comprendre l’émotion que tu dois jouer, pour pas que tu deviennes ce … technicien, de chez Picard.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Surgelé !

                      Michel Guay : Surgelé, le technicien surgelé…

                      Michel Guay : J’adore !

                      Michel Guay : Qui a pas d’émotion et qui fait que frimer quoi ! parce que ce gars-là, il va jouer et puis il va t’impressionner, mais quand tu vas rentrer chez toi tu vas dire : «  Merde, je pourrai jamais jouer comme ça alors en fait t’es déprimé quand tu le vois, alors que le gars qui donne l’émotion, l’émotion que tu ressens c’est la tienne, donc tu rentres avec quelque chose en plus.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Et pour les gens qui ne connaissent absolument pas, pour les auditeurs qui ne connaissent absolument pas la musique indienne et qui, pour eux la musique indienne c’est la musique de restaurant indien tu sais, justement ce chant suraigüe.

                      Comme ça, tu peux nous expliquer ce que tu fais exactement, quel est le style que tu pratiques, que tu joues, est-ce qu’il y a une différence avec ce qu’on entend dans les restaurants, ou alors est-ce que c’est vraiment quelque chose…

                      Michel Guay : Ça dépend quel restaurant.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Parce que tu vois c’est rigolo, c’est une question qu’on m’a beaucoup posé aussi ces dernières années, les gens forcément quand on n’est pas éduqué à cette musique-là, on ne peut pas savoir, par exemple tu vois quand on écoute de la musique classique on ne peut pas savoir forcément faire la différence, la distinction entre la période romantique, la période baroque, la période classique, enfin quand on est pas éduqué à ça, donc est-ce que tu peux nous expliquer dans quel mouvement de musique indienne tu es ?

                      Michel Guay : Pour les voix en falsette c’est très simple, les voix en falsette c’est la musique de film. C’est la musique de Bollywood. Donc ça ça n’a rien à voir avec la musique indienne classique qu’on appelle Shastri Sangeet Qui est la musique que je joue, que j’ai apprise. Donc il y a une musique, on va dire, les grandes catégories, c’est la musique populaire d’un côté et ça c’est les voix en falsette, a musique de Bollywood, et ça comprend aussi la musique folklorique puisque beaucoup de musique de Bollywood sont issue des folklores.

                      Et de l’autre côté t’as ce qu’on appelle Shastri Sangeet, shastra c’est les écrits si tu veux, le Sangeet, le knaka, des vieux écrits, qui datent de plusieurs siècles, et dont on dit que la musique est basée sur ces Shatras-là, donc il y a des critères bien déterminés depuis cette époque-là qui font qu’une musique est plutôt classique et pas populaire, et une appellation encore plus spécifique à cette musique-là, la shastri Sangeet, la Margi Sangeet , Marg qui veut dire « voie » donc c’est la musique de la voie.

                      Donc cette musique-là, contrairement à la musique populaire, qui est plutôt anecdotique.

                      On estime qu’à cause du pouvoir du son et de la vibration, qu’il a une qualité spirituelle, on dirait en théologie, une qualité sotériologique.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Tu peux nous traduire ça ?

                      Michel Guay : C’est-à-dire que la musique peut nous sauver.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Oh, absolument !

                      Michel Guay : La musique peut nous sauver, peut nous amener à ce qu’on appelle « moksha » dans la philosophie indienne, on va très loin, moksha c’est la libération hein, ou l’illumination, maintenant moi je cherche juste à payer le loyer mais il y a des bénéfices secondaires évidement, que l’on a en pratiquant cette musique au quotidien.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : C’est super riche tout ça ! J’adore !

                      Est-ce que tu pourrais nous parler de ta carrière de sitrariste, on dit sitariste ?

                      Michel Guay : Ouais.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Ça se dit ? guitariste, sitariste bassiste…

                      Et parce que du coup est-ce que c’est facile …

                      Michel Guay : De musiciste sinon !

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Est-ce que c’est facile de vivre de la musique en tant que sitariste, qu’on soit indien ou pas, parce que tu n’es pas indien, donc est-ce que tu as rencontré des difficultés par rapport à ça, du fait que tu sois non-indien, et quelles sont les difficultés que tu as le plus rencontré justement pour pouvoir en vivre, justement comme c’est un instrument qui est complètement atypique ?

                      Michel Guay : Et bien d’abord c’est une musique qui n’est pas accessible à tout le monde,

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Ça c’est sûr.

                      Michel Guay : La musique indienne et l’Inde évoquent un certain … fantasme, évoquent un certain fantasme chez les gens, que ce soit la question du yoga, de la spiritualité, que ce soit la question exotique, qui appartient plutôt au folklore, donc je me suis déjà fait devancer pour des plans de concert, par des gars qui jouaient depuis deux ans, qui mettaient un turban et puis qui arrivaient de leur bled, au Rajasthan.

                      Parce que les gens qui écoutent Ils sont dans le…,

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : génial, enfin c’est pas génial mais bon.

                      Michel Guay : Enfin c’est la réalité, les gens qui ne connaissent, ils sont dans le fantasme, ils ont envie de voyager sans payer le billet d’avion, ça fait qu’ils font venir le gars avec le turban, et puis les castagnettes…

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : La touche d’exotisme,

                      Michel Guay : Et d’ailleurs un de ces gars que je connais, qui est très gentil, moi j’ai rien contre lui, je me dis tout le monde doit gagner sa vie et il y a une place pour tout le monde, il me dit : « excuse-moi Michel, j’ai commencé à jouer le sitar quand je suis arrivé à Paris, parce que je me suis rendu compte du potentiel. »

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Ben oui mais, c’est intelligent.

                      Michel Guay : Donc il y a cette difficulté-là, n’étant pas de cette origine-là, et donc la question de l’exotisme aussi, parce que tu peux faire du jazz sans être afro-américain.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Ça c’est vrai.

                      Michel Guay : Tu peux faire du blues sans être descendant d’esclave, tu avais Gary Moore qui jouait très bien à la guitare. Tu peux t’appeler Yo yo Ma et jouer des suites de Bach au violoncelle, personne te pose de questions : « pourquoi tu fais ça, pourquoi tu joues pas du koto ».

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : C’est clair !

                      Michel Guay : Tu peux t’appeler Zubin Merta et être le chef d’orchestre philarmonique de New York de 1978 à 1991 et personne te dis : Pourquoi tu vas pas chez toi jouer du sitar ? » parce qu’il venait de Bombay. Donc pour moi la musique indienne, je la pratique comme quelqu’un pratiquerait le jazz ou le blues ou une musique classique d’ici.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Super réponse

                      Michel Guay : Ce n’est plus une question ethnique, exotique, c’est plus du folklore, on est dans l’expression pure, et plus vite on aura reconnu ça, plus vite on amènera la musique indienne dans cette sphère de l’héritage universel.

                      Comme toi aujourd’hui, tu vas en Inde enseigner le jazz à des petits indiens, ils se posent pas la question, ils se disent pas : « Est-ce que je vais avoir des problèmes psychiques ? Si je chante du jazz en anglais !»

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : C’est clair ! Dièse 11 (#11)

                      Michel Guay : « Oulah ! l’accord ! »

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Oui c’est sûr.

                      Michel Guay : Donc on se pose pas la question quand c’est dans ce cas-là, c’est comme je disais à Rajan Parrikar qui est un gars qui a appris beaucoup de musique, c’est un informaticien très doué mais il est aussi, on va dire critique musical, et il dit pourquoi est-ce que quand c’est de la musique indienne, quand c’est Mozart c’est de la musique classique et quand c’est de la musique indienne c’est de l’ethnomusicologie.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : C’est vrai ça, les étiquettes.

                      Michel Guay : Mozart c’est de l’ethno aussi. Parce qu’il appartient à un peuple, il appartient à sa caste, il appartient à sa tribu aussi je veux dire, c’est quelque chose de très spécifique, non seulement localisée en Europe, à l’intérieur de l’Europe un endroit très spécifique, et dans une période de l’histoire très spécifique.

                      Donc on est encore dans la vision ethnographique de la musique indienne, et on doit… l’émanciper de ça, et ça c’est le public, les gens qui l’écoutent et aussi les institutions qui ont une responsabilité

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Enorme

                      Michel Guay : Pour faire ça, pour nous émanciper. C’est comme je disais à un ami, il écoutait une grande chanteuse, Kesarbai Kerkar, qui est décédée il y a longtemps.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Je ne connais pas !

                      Michel Guay : il y a que les afficionados qui la connaissent, mais lui il me disait, c’est un français, il me disait : « mais quand tu l’écoutes tu n’est plus dans la musique indienne ni dans la musique non-indienne, tu es dans l’expression pure ».

                      Donc c’est ça qu’on essaye de rejoindre, la difficulté c’est ça, c’est l’ethnographisme et le folklorisme… l’exotisme.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Ouais génial, super réponse j’adore.

                      Pour les bassistes qui seraient intéressés d’étudier le sitar, ou en tout cas d’apprendre des choses par le sitar, quel conseil pourrais-tu donner, déjà en terme de référence à écouter ?

                      Et puis aussi, est-ce que tu aurais un exercice que tu pourrais nous montrer, par exemple : Tiens si vous êtes bassiste travaillez vos gammes, puisqu’on parlait des gammes tout à l’heure, je suis un amoureux du travail des gammes aussi, mais pour créer des groove avec ça, mais comment on pourrait.., quel exercice tu donnerais aux bassistes, par exemple : Tiens vous allez travailler votre sens de la mélodie comme un chanteur, comme ça, parce qu’au sitar on pratique comme ça, donc vous faites ça sur votre basse, transposez en fait. Je sais pas si la question est assez claire ?

                      Michel Guay : La question est multiple en fait, c’est pour ça, une question peut solliciter dix réponses.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Je t’en prie, fais-toi plaisir.

                      Michel Guay : Pour un bassiste, sur la basse d’abord, parce que est-ce que c’est une fretless ou est-ce que c’est une… ?

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : On va partir du principe que c’est une basse classique fretté.

                      Michel Guay : Ok

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Et électrique.

                      Michel Guay : Parce que sur une basse, tu fais pas de bend.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Ah si, tu peux faire des bends

                      Michel Guay : Tu fais des bends. Donc il y a une réalité dans la musique indienne, et ça tous les chanteurs, tous les instrumentistes vont te le dire.

                      Pour faire vivre le râga, pour que ça devienne un râga, il faut que ça soit autre chose qu’une gamme. Et donc la première chose c’est l’inflexion de la note et la première inflexion de la note s’appelle kân.

                      Par exemple,

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Vas-y encore, je t’en prie.

                      Michel Guay : Ça c’est le kân.
                      Je peux faire.
                      Ça c’est la matière première, on a une gamme avec la quarte augmenté, ok ?
                      Mais si tu veux que ce soit un râga.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : C’est juste trop beau ! J’adore !

                      Michel Guay : Donc c’est ça qui fait vivre la musique,

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Bravo

                      Michel Guay : C’est cette inflexion-là. D’ailleurs je dirais dans la limite, excuse-moi de t’interrompre tout le temps.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Non je t’en prie

                      Michel Guay : Je dirais que dans la limite tout est possible, que ce soit frette ou fretless, essayez de trouver ces inflexions-là, le kân c’est une petite inflexion, le mînd c’est beaucoup plus grand. Le kân c’est l’inflexion simultanée, la technique de l’attaque à la droite, et simultanée avec le glissé, à gauche.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Génial, magnifique.

                      Michel Guay : Au lieu de faire ça :
                      Tu fais :
                      Etc

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Woah ! c’est une jolie réponse, Musicale ! j’adore ! Super ! Je sais plus ce que je voulais te poser comme question, j’ai oublié…

                      Oui, dans ton parcours professionnel, il y a-t-il des choses dont tu es très fier, dans le sens tu as pu apporter des choses supplémentaires, de manière positive, par rapport au sitar, je veux dire on essaye tous, les musiciens professionnels, d’une manière ou d’une autre, d’apporter notre pierre à l’édifice pour faire avancer les choses positivement, que ce soit en terme de pédagogie, ou en terme de transmission émotionnelle, de direction artistique, donc quelle est la chose dont tu es le plus fier, que tu as légué en fait ?

                      Michel Guay : Je dirai fierté c’est un drôle de mot, parce que…

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Oui, mais c’est pas

                      Michel Guay : La barre est toujours au-dessus de la tête.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : C’est sûr, on apprend toujours.

                      Michel Guay : Y’a pas de quoi être fier parce que chaque fois que tu t’imagines que t’as accomplie quelque chose, y’a un gars qui a 14 ans qui est déjà dix longueurs en avant, mais je dirais peut-être que pour la question de fierté, je dirais que c’est quelque chose qui s’est passé récemment, j’ai commencé à avoir des élèves qui ont eu beaucoup de talent.

                      Et je les ai mis sur scène deux ou trois fois déjà dans les quelques années, et j’ai ressenti, j’imagine que ça doit être la fierté parce que j’étais très content et c’était pas moi qui jouait. Alors ça devait être ça. le fait de transmettre ça, cette joie, cette vibration c’est quelque chose, c’est pas juste une connaissance, c’est pas de l’information,

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Bien sûr

                      Michel Guay : C’est une connaissance et puis c’est aussi…

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Ce n’est pas du « entertainment »

                      Michel Guay : C’est pas de l’entertainement, on communique quelque chose, d’une vie aussi, parce que tu distilles ta musique dans ta vie aussi. Et l’eau de vie que tu fais boire à tes élèves, ça va aussi éveiller quelque chose chez eux, donc j’imagine que si il faut employer le mot fierté ça serait l’enseignement.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Et si c’était pas le mot fierté ?

                      Michel Guay : Il faut trouver un autre mot.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Jolie réponse, jolie pirouette !

                      Michel Guay : Ah tu m’as dit qui écouter pour les bassistes je reviens à la question d’avant.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Oui, S’il te plait.

                      Michel Guay : T’as posé deux questions en fait.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Absolument.

                      Michel Guay : Parce qu’on a parlé de Ravi Shankar qui a initié notre conscience occidentale.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Oui absolument, qui a ouvert,

                      Michel Guay : Qui a ouvert la voie, mais musicalement il était pas tout seul.

                      Il y avait un grand musicien que j’ai vu, le premier concert que j’ai vu de lui, les deux heures m’ont fait six mois de cours concentré, qui s’appelait Vilayat Khan.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Woah la chance !

                      Michel Guay : Et donc c’est comme ça, je me suis assis là, et puis j’étais ébahi, et puis j’ai compris plein de chose, pas juste sur la musique indienne, mais sur la musique tout court.

                      Sur le sitar bien évidement, mais aussi sur le rôle de l’artiste, on revient à cette question :

                      Est-ce que tu montres ou est-ce que tu donnes ton or ?

                      Est-ce que tu montres : Hein hein ! moi j’ai un truc que toi t’as pas et puis tu te casses. T’y arriveras jamais !

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : c’est cheap !

                      Michel Guay : Où est-ce que t’es un gars comme Vilayat Khan qui, pourtant un grand virtuose, il joue deux trois notes et puis il te regarde comme ça en jouant, il va jouer quelque chose de très simple comme ça :

                      Et puis c’est un cadeau, qu’il te fais, il fait pas un truc que t’es pas capable de faire, c’est comme si il t’ouvre une espèce de Taj Mahal dans ton petit cœur et puis tu rentres chez toi avec tout ça, c’est à toi, il te donne. Donc Vilayat Khan cette révélation-là, c’est quoi la différence entre donner et montrer, quand tu donnes après.

                      Par exemple moi j’vais beaucoup, j’ai beaucoup, j’ai encore beaucoup le traque quand je joue, parce que c’est une grande musique.

                      Mais si tu donnes quelque chose, personnes peux te reproché de donner quelque chose, tu peux donner qui va te le reprocher, mais si tu essaies de montrer que tu es le meilleurs, là tu peux te planter, et puis ça va te rendre nerveux.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : C’est clair !

                      Michel Guay : A moins d’être le meilleur

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Et puis c’est inutile, non mais je pense pas qu’on… On est jamais le meilleur, comme tu disais tout à l’heure, Il y a toujours un mec de 14 ans, 10 ans ou 8 ans qui va arriver et qui va faire. wouw, Et puis c’est fini.

                      Michel Guay : Et là tu rentres chez toi après

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : C’est clair, Donc voilà…
                      Du coup dans ce Podcast, c’est génial, Michel, nous fait l’honneur et le cadeau de nous offrir un bonus spécialement pour les bassistes, donc l’interview est terminé, je vous remercie d’avoir regardé cette vidéo, en complément vous êtes libre de télécharger gratuitement les bonus qui se trouvent dans la description, et pour avoir accès aux bonus, le lien se trouve aussi dans la description, d’ici là bonne écoute, bon groove et…

                      GROOVE LIKE A PIG !

                      Et Merci Michel

                      Michel Guay : Merci.

                      Johann Berby (Blog BassistePro – Cours de basse) : Un énorme merci à vous les grooveurs créatifs d’avoir écouté ce podcast, et vraiment, prennez le temps d’aller voir ce que fais Michel Guay : son jeu est super musical et c’est vraiment un musicien hors pair. Vous retrouverez ce podcast en ligne sur le Blog BassistePro.com en tapant : BassistePro.com/podcast-michel-guay

                      En complément, vous êtes libre de télécharger gratuitement les bonus qui se trouvent sur le blog BassistePro.com, et de rejoindre la communauté de bassistes motivés et bienveillants, alors concernant ces bonus, ce sont des exercices pratiques accompagnés d’une vingtaine de vidéos pédagogiques pour vous accompagner pas à pas à réaliser des progrès avec votre guitare basse.

                      Rejoignez une centaine de bassiste motivés et bienveillants.

                      À toute de suite de l’autre côté.

                      D’ici là, bonne écoute, bon groove et…
                      GROOVE LIKE A PIG

                      Wouwww, (rires)

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                      /Blog BassistePro.com – Cours de musique

                      APPRENDRE LA MUSIQUE AVEC DES PROS PASSIONNÉS

                      École de musique GROOVE LIKE A PIG® : groovelikeapig.com

                      La Plus Grosse Communauté Francophone des Musiciens Motivés et Bienveillants qui Veulent Passer au Niveau Supérieur.

                      31 min
                    • [Podcast] (Ep. 1) Bienvenue et présentation

                      Pour écouter le podcast en live, lancez tout simplement le lecteur au dessus de ce post.

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                      Bonjour à tous et bienvenue dans ce podcast du Blog BassistePro.com

                      Chers lecteurs, j’inaugure avec ce post mon tout premier podcast.

                      Pourquoi un podcast ?

                      Je pense aux plus pressés d’entre vous qui n’ont pas le temps de lire les chroniques, articles en entier ou même de les lire tout court.

                      Vous pourrez grâce aux podcasts du blog bassistepro.com écouter les articles lors de vos déplacements en voiture, en métro, en train ou tout ce que vous voulez, et découvrir ainsi les meilleurs exercices musicaux -à la guitare basse- des chroniques de livres musicaux exigeants mais aussi des interviews avec des professionnels de la musique, que ce soit des musiciens que j’ai pu accompagner à travers le monde, des collègues, des amis ou tout simplement des bassistes de renommée et de talent.

                      Je pense vraiment qu’écouter des podcasts pendant nos temps de déplacement est un des meilleurs moyens de gagner du temps tous les jours.

                      Ceci est mon tout premier podcast alors s’il vous plaît je vous demande d’être indulgent.
                      Tous commentaires et feedbacks seront très appréciés.

                      J’ai la chance et le privilège d’être en relation avec énormément de bassistes talentueux et bienveillant, si vous souhaitez que le blog BassistePro.com réalise une interview d’un de vos bassistes préférés, n’hésitez à le mettre en commentaire.

                      Allez c’est parti, on y va !

                      Merci beaucoup pour l’intérêt que vous portez au Blog BassistePro.com
                      D’ici là, bonne écoute, bon groove et… GROOVE LIKE A PIG

                      – APPRENDRE LA GUITARE BASSE AVEC UN PRO –
                      GROOVE LIKE A PIG

                      Transcription texte du podcast de bienvenue et de présentation

                      Bonjour est bienvenue dans ce tout premier podcast du blog bassistepro.com

                      Je souhaite d’abord me présenter

                      Je m’appelle Johann Berby, je suis réunionnais, je viens donc de l’île de la Réunion pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore ce petit bout de paradis sur terre.

                      Comment ai-je commencé la musique ?

                      Avant d’être bassiste et musicien, j’étais danseur pendant 12 ans. Je rêvais depuis ma plus tendre enfance de devenir un musicien à cause de Michael Jackson, mais mes parents préféraient que je fasse de la danse au lieu de faire de la musique. Du coup, j’ai commencé la guitare basse à l’adolescence, mais la musique a toujours été dans mon sang et mon esprit, je l’ai vécu à travers la danse.

                      J’ai commencé l’apprentissage de la guitare basse à l’âge de 17 ans à Maubeuge chez les ch’ti. Je ne viens pas d’une famille d’artiste, malheureusement. D’ailleurs, pour le moment, je suis le seul artiste de la famille. Mon père était monteur mécanicien et ma mère assistante familiale.

                      Je suis devenu musicien professionnel à l’âge de 21 ans, et je voyage à travers le monde pour accompagner des artistes tous style confondu depuis que j’ai 22 ans.

                      J’ai commencé la guitare basse à l’adolescence en autodidacte avec des groupes de garage. Avec ces groupes nous écoutions essentiellement du métal et du rock, des groupes comme Korn, Soufly, Sepultura, Deftones, Machine Head, il y avait aussi les Red Hot Chilly Peppers, Limp Bizkit, Lofofora, Pleymo, Mass hysteria, Soft Machine, MUSE, Oneyed Jack, enfin bref tout un tas de groupe, je me rappelle de MUSE aussi (rires), enfin bref ..tout un tas de groupes où la musique bouge bien et où les lignes de basses sont assez challenges à jouer quand on est bassiste débutant.

                      Donc c’était quand même super (rires), cette période, c’est un super souvenir et c’est justement
                      l’une des choses les plus importante en fait à mon sens. Il faut que ça bouge il faut que ça groove que tous les musiciens d’un groupe réuni ne fasse qu’une seule entité musicale !

                      Et c’est vraiment l’une des choses qui me séduit le plus dans le rock, la funk, les musiques d’Afrique et dans d’autres genres musicaux.

                      Mes études musicales

                      Après avoir joué du métal et écumé toutes les scènes du nord pas de calais, en fait du haut de France (rires) pendant 1 an, j’ai commencé à m’ennuyer dans les groupes dans lesquels je jouais.

                      Je trouvais que je faisais toujours la même chose, et bien souvent dans les mêmes tonalités c’était vraiment pas marrant (rires) ni même créatif au bout d’un moment. Du coup j’ai essayé quelques professeurs de basse jusqu’à ce que je rencontre Eric Plantain, qui est devenu mon maître à la guitare basse et qui est devenu un bon un ami.

                      J’ai pris des cours particuliers, à raison d’une fois par semaine avec lui si ma mémoire est bonne,
                      et en tout cas en 3 mois de cours avec lui c’est comme si je jouais de la basse depuis 4 ans, vraiment les progrès que j’avais alors réalisés étaient vraiment énormes, c’était incroyable, tant sur l’instrument qu’en théorie de la musique dont je n’avais entendu parler de toute ma vie avant ma rencontre avec Eric en fait (rires). Voilà…

                      C’est suite à ma rencontre avec Plantain, que je me suis intéressé beaucoup plus à la musique classique, et au jazz et après, bien plus tard aux autres musiques dans le monde.

                      En suivant ses conseils je me suis inscrit dans un centre de musiques actuelles pour suivre une formation professionnelle.

                      Ce centre s’appelle le CMA. Du coup cette école m’a fait découvrir l’harmonie, les concepts autour de ça, et franchement waouh c’est vraiment un truc de fou, c’était un nouveau monde en fait qui s’ouvre à moi j’étais aux anges (rires), je suis encore rempli d’émotions quand j’y pense (rires) mais c’est waouhhh (rires).

                      En parallèle, j’ai réussi à rentrer à l’école nationale de musique de Valenciennes en classe de contrebasse classique, ce qui m’a permis d’apprendre à lire la musique, à reconnaître les notes de musique et à m’intéresser d’avantage à l’orchestration et à l’écriture musicale.

                      À cette même époque, j’ai passé une audition à Maubeuge avec tous mes amis musiciens pour rejoindre une formation d’un an à raison d’une séance par mois avec Vincent Ségal qui était d’ailleurs à cette époque le bassiste et violoncelliste de Matthieu Chedid, plus connu sous le nom de -M-.

                      Avant de m’inscrire pour cette résidence d’un an, j’avais déjà eu l’occasion de voir Ségal sur scène à la Luna à Maubeuge avec -M- mais je n’avais pas du tout aimé ce concert, je trouvais que Vincent était très froid sur scène, en plus, il faisait un peu la tête parce que les jeunes de Maubeuge pogoter sur les chanson de Mathieux Chedid.

                      Ma première impression n’était donc pas positive, mais comme je souhaitais réellement m’améliorer et surtout améliorer mon jeu de basse, je me souviens mettre dis qu’il fallait que je m’inscrive à cette résidence d’un an, et qu’au pire, si vraiment je n’aime pas ce que l’on y fait pour une raison x ou y, et bien d’arrêter directement et tout simplement ! (rires)

                      L’audition d’entrée pour la résidence s’était très bien passé, sauf que j’étais arrivée très en retard. Vincent m’avait posé tout un tas de question sur la musique, ce que j’écoutais à ce moment là, et ce que je travaillais. Il m’a ensuite demandé de jouer au pied une clave cubaine 2-3 (tac tac – tac tac tac – tac tac – tac tac tac) et de jouer une ligne de basse par dessus, ce que j’ai immédiatement fait !

                      Et en fait, sans le savoir, je venais à l’instant de réussir le test d’entrée pour la résidence d’un an. C’était complètement génial, waouw champagne !

                      C’était complètement génial ! Waouh champagne ! C’est vraiment un super souvenir ça aussi (rires).
                      J’étais super méga content, ma maman était très fière de moi et continuait de m’encourager.
                      Vous imaginez en plus grandir à Maubeuge qui est quand même un bled paumé chez les cht’is (rires) et réussir une audition pour étudier pendant un an une fois par mois avec un des meilleurs musicien français et tous ses amis ! Ça a été super encourageant : vraiment ça j’en garde un souvenir extrêmement positif.

                      C’est aussi l’une des chose que j’enseigne à mes élèves, peu importe d’ou on vient, rien n’est jamais scellé dans la vie, il faut avoir un bon état d’esprit, être un bon bosseur, rester généreux et humble, ensuite les portes s’ouvriront quand elle devront s’ouvrir (rires). On veut toujours aller plus vite (rires). Il faut laisser le temps faire les choses.

                      Pour revenir à la résidence, lors de cette résidence musicale d’un an, Vincent venait chaque mois avec un nouveau guest (pardon), avec un nouvel invité (pardon). Il y avait bien évidemment Seb Martel, Dj Shalom, Sarah Murcia,.. ben oui il y avait aussi Cyril Atef forcément (rires). Et nous avions tous découvert d’ailleurs Ibrahim Maalouf à cette époque là, qui n’était pas encore la superstar qu’il est aujourd’hui, donc ça c’est un super souvenir aussi. J’entends par là qu’il était connu mais que dans un petit circuit de musiciens pro, et non du grand public comme il l’est aujourd’hui. Vraiment ça j’ai pu suivre son évolution, c’est quand même quelque chose d’incroyable, tous mes respects pour ce Monsieur.

                      Je peux aisément dire que cette rencontre (avec Vincent Ségal) à changé ma vie à tous jamais ! À un tel point qu’à l’heure où je vous parle, je suis toujours à l’affût de ce que fais Vincent et je me régale toujours de sa musique qui n’a de cesse de m’inspirer.

                      Et pour les copains en plus, Vincent a réussi à ouvrir notre état d’esprit musical et a nous démontrer de nombreuses fois l’importance de s’intéresser aux autres cultures dans le monde, la force que cela donne à un musicien et tout ce que ça apporte de positif et de riche dans un projet en fait. Voilà… et tout simplement j’ai envie de dire vive le métissage musical (rires).

                      Voilà, je vous rappelle encore une fois qu‘on vivait tous à Maubeuge, et que pour ceux et celles qui ne connaissent pas Maubeuge , je vous invite à aller voir sur Google, vous ne serez pas déçu du voyage (rires).

                      En tout cas, tout ça pour dire que pour moi, la nécessité d’avoir une culture la plus large possible et de l’améliorer constamment en la complétant par exemple en voyageant est devenu quelque chose de vital, je n’arrive pas à imaginer ma vie autrement.

                      Par exemple acquérir de la connaissance auprès d’un maître, de valider et compléter cette connaissance sur scène, en ayant de l’expérience, et de compléter cette connaissance lors de voyage, pour moi c’est mille fois plus intéressant, très personnel, mais quand même mille fois plus intéressant que de faire n’importe quelle grande université musicale.

                      Certes, on a pas de diplôme à la fin, mais on a beaucoup de chose à raconter humainement, et émotionnellement donc musicalement (rires).

                      Mon parcours professionnel

                      Je vais vous parler un petit peu de mon parcours professionnel, comme c’est un podcast de présentation, et que je souhaitais vraiment me présenter à vous.

                      Je suis arrivé à Paris, du coup, quand j’avais à peine 20 ans.
                      Je suis venu tout simplement parce que c’est la capitale et comme beaucoup d’artistes et de musiciens j’espérai que ma carrière décolle en habitant là bas, youhouuuuu (rires).

                      Mais quelques mois auparavant -donc là c’est moins drôle- ma famille et moi venions de perdre mon petit frère Sébastien, qui était âgé à peine de 17 ans, décédé noyé en région parisienne, donc je dois vous avouer que de venir vivre à Paris, a été pour moi une bataille mentale et psychologique.

                      Mes parents en plus étant en plein divorce à ce moment là, j’étais livré à moi-même dans cette jungle parisienne, et de plus n’ayant ni ami ni famille à Paris, je me sentais vraiment seul dans cette grande ville froide où les gens ne se disent même pas bonjour dans la rue, donc bon… enfin bref (rires), tout le monde connaît Paris (rires) pour sa chaleur humaine (rires).

                      J’ai eu énormément de galères d’argent pendant presque 2 ans, je ne pouvais compter que sur moi même, j’avais moins de concerts que quand je vivais dans le nord, de la France, ça c’est indiscutable.

                      J’ai dû jouer dans la rue avec ma contrebasse et faire tout un tas de choses assez humiliantes pour espérer avoir quelques euros pour manger le soir même ou essayer de payer mon loyer au mieux et subvenir à mes besoins les plus élémentaires.

                      Et à côté de ça en parallèle j’allais dans les clubs parisiens tous les soirs pour essayer de rencontrer des musiciens et de développer un réseau professionnel ou des relations humaines en tout cas intéressantes.
                      Mais mon expérience des clubs parisiens à cette époque n’était pas vraiment positive ni mème constructive pour être complètement honnête.

                      Je n’étais vraiment pas bien dans ce milieu, je ne me sentais pas du tout à ma place : fallait être macho, jouer vite et fort, pour impressionner « youhou trop bien ».

                      Du coup je me suis dit « waouh mais c’est quoi ce délire qu’est ce que je fais là, est ce que je veux vraiment devenir un musicien professionnel et vivre de la musique ?»

                      Je voyais des gens se dire être amis et quand l’un avait à peine le dos tourné l’autre le critiquait le salissait, ils faisaient des blagues où on ne savait pas si c’était honnête ou pas.

                      Enfin bref je me disais « mais qu’est ce que je fais ici waouh si c’est ça le monde de la musique et si il faut faire ça pour percer, avancer, espérer faire une carrière de musicien accompagnateur, je veux plus jamais faire de musique dans ma vie, c’est horrible, je ne veux mème plus en entendre parler, et je ferai autre chose » (rires).

                      Dans ma tête à ce moment c’est exactement ce que je me disais tous les jours quand je me réveillai parce c’était une période qui était tellement dure que voilà je me disais « waouh si c’est la vie, non il faut faire autre chose » (rires), j’étais sur le point d’abandonner complètement la musique en fait.

                      Et un jour une artiste (Florence Comment) me contacta pour arranger son album et m’occuper (pardon) de la direction artistique et musicale de son album.

                      Donc il fallait en fait que j’aille en Inde pour 2 mois de travail que j’aille répéter que je dirige les musiciens en studio, bien évidemment tous frais payés, que je joue de la basse que je chante, tout ça …

                      Donc je me suis dit pourquoi pas parce que de toute façon il n’y avait rien d‘intéressant qui m’attendait à Paris (rires) à ce moment là. Donc soyons fous, soyons opportuniste.

                      Et en arrivant là bas c’est comme si une nouvelle vie ou une nouvelle chance, je sais pas, s’offrait à moi : c’était une espèce de cleanage énergétique, c’était un truc assez improbable, je sais pas comment vous expliquer en fait ce sentiment positif, chaleureux et constructif.

                      Parce que des fois on peut avoir la sensation que oui tout est beau quand on est en voyage, mais c’était pas ce sentiment là, parce que voila j’ai l’habitude de voyager, j’ai réfléchi dans le passé plusieurs fois à ça et c’est pas cette émotion là, c’est pas ce sentiment là en fait.

                      C’était vraiment genre « non il faut pas, il faut pas que j’arrête la musique » donc voilà, bien que, en plus, je ne sois pas croyant en Dieu – en plus vu le monde dans lequel on vit, enfin bref…

                      Mais là bas j’ai ressenti une énorme force une énergie positive qui me poussait à continuer la musique et à garder mon état d’esprit de partage et de curiosité des autres, du monde … enfin bon c’est très mal dit mais j’espère que vous comprenez ce que je veux dire (rires).

                      J’ai alors fait changer mes billets d’avion parce que je devais rester pour seulement 2 mois et j’ai décidé de rester pour l’intégralité de mon visa qui était de 6 mois

                      Et en parallèle du travail pour lequel j’étais là bas c’est à dire la direction artistique et musicale, je me suis mis à étudier tout de suite très sérieusement les musiques classiques d’Inde du nord et d’Inde du sud, parce que déjà j’étais très bien accompagné c’est à dire que dans l’équipe de musiciens dans laquelle je faisais partie il y avait Mr Guillaume Barraud qui est quand même un super grand flûtiste bansouri français que je vous invite à aller découvrir si vous ne connaissez pas.

                      Il y avait Sanket Naik mais il n’est pas du tout connu en France, il est très connu en Inde dans les réseaux de musique de films Bollywwod etc…

                      Donc, j’ai commencé de suite pam avec la bonne équipe et ça ça fait quand même une différence énorme, et (rires) voilà je suis pris d’émotions je n’arrive pas à trouver mes mots et à organiser du coup mes mots (rires).

                      Mais tout ça pour dire que… et bien (rires) c’est un avantage en fait d’avoir un entourage super positif comme ça mais surtout le gros avantage voilà c’était d’avoir un système d’apprentissage musical extraordinaire qui n’est d’autre que le système musical indien.

                      Si vous ne connaissez pas la musique indienne je vous invite vraiment à vous intéresser à la manière dont on apprend cette musique et surtout comment on utilise les mathématiques pour faire du rythme. C’est très mal dit comme ça mais je vous expliquerai ça au fur et à mesure parce que mon but de toute façon n’est pas de vous enseigner la musique indienne mais de vous montrer tous les points positifs qu’il y a dans chaque culture.

                      Vraiment je tiens à mettre un point d’honneur là-dessus parce que je me suis amusé à voyager et je continue à voyager pour ça : voilà j’adore étudier les cultures c’est différent de l’approche d’un ethnologue – ou d’un ethnomusicologe pardon.

                      J’étudie les systèmes de culture, leur système d’apprentissage, les grooves, les modes comment ça fonctionne, vraiment c’est une passion, et voilà j’essaye de mettre tout ce gros cafouillis de bordel de cultures (rires) dans ma guitare basse et de créer des grooves avec tout ça.

                      En gros c’est mon concept dit de manière très vulgaire et voilà (rires).

                      Pour revenir à l’Inde et à ce voyage, l’artiste pour qui je travaillais m’a alors introduit à de grands musiciens indien tels que Zakir Hussain, Sultan Khan, Hariprasad Chaurasia dont j’allais écouter gratuitement les classes de transmissions orales tous les matins où j’étais libre, ça m’a énormément aidé, ça a débloqué beaucoup de choses dans ma compréhension de la musique indienne et l’utilisation des modes, mais ça on on reparlera plus tard dans d’autres podcasts.

                      Ce voyage en inde m’a fait beaucoup de bien, donc vous imaginez bien vu que j’en parle avec autant d’émotions et d’enthousiasme et d’amour !

                      Encore une fois j’insiste : être entourés de gens positifs pour construire des choses sur le long terme c’est vraiment important, il faut vraiment faire un gros tri autour de soi, que vous soyez amateur, que vous soyez professionnel, ou que vous soyez juste un passionné, qui joue dans son garage avec ses copains, si vous n’avez pas les bons amis changez tout de suite !

                      Des fois il vaut mieux jouer pendant quelque temps tout seul – je dis pas qu’il faut jouer tout seul tout le temps – il vaut mieux jouer seul, de temps en temps, le temps de rencontrer les bonnes personnes plutôt que d’être toujours mal entouré et ça, ça va faire la différence dans, comment dire ça, dans la manière dont vous allez jouer votre instrument.

                      Parce que tout ça ça vous affecte : c’est inconscient et c’est important d’en avoir conscience pour le coup (rires) !

                      Tout ça pour vous dire que quand je suis rentré en France, j’ai pris une 2ème autre sage décision, c’était d’arrêter de fréquenter certains musiciens et clubs à Paris et de repartir à zéro.

                      Et là autre chose magique qui s’est passée : le jour où j’ai pris cette décision dans ma tête, et ben à ce moment précis, euh voilà je sais pas il s’est passé un truc de fou, ma carrière a décollé , pam ! voilà c’est magique (rires) !

                      Pourtant je suis vraiment pas religieux ni croyant mais en tout cas je crois en l’univers, en la nature et au karma, à toutes ces choses là. Et quand on se détache de choses, il nous arrive de belles choses et des fois on est pas prêts pour ces belles choses , et on insiste on insiste on insiste on insiste et en fait non il faut pas insister, il faut juste se détacher et c’est ce qu’on désirait tant qui vient à nous.

                      Je ne sais pas comment vous le dire mieux que ça (rires) !

                      Et aujourd’hui en tout cas je m’estime très chanceux et heureux de pouvoir gagner ma vie en accompagnant des artistes confirmés ou en développement que ce soit en live ou en studio, je m’éclate beaucoup aussi en arrangeant des maquettes et albums pour des artistes qui débutent.

                      Pour vous citer par exemple un peu les gens avec qui j’ai collaboré ces dernières années : j’ai eu la chance de collaborer / travailler avec : Trilok Gurtu, Shankar Mahadevan, Jan Garbarek et c’est vraiment l’un de mes saxophonistes et mélodistes préférés, ce mec est un génie, Oumou Sangaré, Yaël Naïm & David Donatien, Fatoumata Diawara, Vieux Farka Touré, Mory Kanté, Prabhu Edouard, Baba Sissoko, Blick Bassy, Catherine Potter, Rosemary Standley, Juan Carmona, Cheikh Lo, Sonia Wieder Atherton, Mayra Andrade, Victor Deme, Mamani Keita, Les Tambours De Brazzaville (musique du congo), Niladri Kumar, mon maître Sibiri Samaké, enfin bref y’a vraiment une liste assez conséquente et je ne dis pas ça pour me la raconter mais je m’estime chanceux et heureux d’avoir pu collaborer et travailler avec tous ces artistes là, et de continuer à travailler avec des nouveaux artistes notamment hors Europe actuellement.

                      Et pour l’année prochaine en 2018, les États-Unis donc ça c’est encore quelque chose de nouveau, c’est super.

                      Quoi dire d’autres pour présenter mon parcours professionnel : je voyage constamment dans le monde entier pour accompagner des artistes euh mais surtout ce que ça m’a appris tout ça c’est de sortir de ma zone de confort et apprendre à m’adapter sur le tas et savoir jouer tous styles pour mieux accompagner les artistes, en fait peu importe leur styles puisqu’à la base, je vous rappelle que j’ai quand commencé dans un garage à Maubeuge, et à Jeumont (rires) en jouant du métal, du rock pour ensuite étudier la musique classique et le jazz et pour ensuite faire 10 ans de musique indienne (Inde du Nord et Inde du Sud) bien que je ne soit absolument pas un spécialiste de cette musique mais c’est une musique que j’adore tout comme j’aime la funk, tout comme j’aime le blues.

                      Je pense que quand on étudie pleins de genres musicaux, vraiment non seulement on ouvre ses chakras, mais je sais pas, on se donne aussi la possibilité de pouvoir faire d’autres choses !

                      Voilà c’est très mal dit encore une 1re fois je m’excuse, c’est mon 1er podcast donc je vous avais demandé au début d’être un petit peu indulgent (rires), s’il vous plaît, je travaillerai mieux mes prochains podcasts en tout cas pour un 1er podcast, je veux vraiment me présenter à vous tel que je suis réellement et ça sera toujours comme ça de toutes façons pour les prochains podcasts … mais voilà je souhaite que vous sachiez tout (rires) !!!

                      Et du coup vous allez me dire ok Johann, c’est super mais…

                      Pourquoi BassistePro.com ?

                      J’enseigne la musique en master class, en cours privés, via skype ou via des séminaires à l’étranger, depuis de nombreuses années.

                      J’ai aussi enseigné en tant que professeur permanent en Inde dans l’une des plus grande universités du sud.

                      J’ai rencontré des étudiants au Pérou, au Chili, au Canada, en Europe et en Asie enfin bref, partout où je suis allé dans le monde.

                      Je me suis lié d’amitiés avec tous ces étudiants et comme je n’aime pas être le professeur avec son rempart d’égo et de connaissances, je me définis comme un guide, voilà, ce que j’aime, c’est guider les gens.

                      Vous avez compris l’idée, vous êtes intelligent ;-). Quoi dire d’autre ?

                      J’avais depuis quelques temps l’idée de créer un blog sur la basse pour pouvoir continuer ce partage avec le plus grand nombre de bassistes et musiciens mais je n’osais pas vraiment, j’avais peur, j’avais honte, j’avais peur que l’on me juge, j’avais toutes ces barrières psychologique.

                      C’est marrant parce qu’on peut faire son métier, et être a l’aise sur scène et tout ça, et puis on va avoir peur des qu’on fait quelque chose de nouveau, notamment internet pour moi, faire un podcast c’est nouveau.
                      Voilà je sors de ma zone de confort ! Et je me dis, bravo c’est génial hein (rires).

                      Ce sont mes étudiants qui m’ont poussé à lancer le blog bassistepro.com et j’ai d’autres amis notamment à la batterie et dans d’autres instruments qui tiennent aussi un blog, eux aussi m’ont poussé et m’ont dit « c’est bon Johann, vas y fais le, tu pourrais aider plein de gens avec tout ce que tu as vécu et tout ce que tu es en train de vivre, partage ça, ça peut encourager plein de gens, donc fais le !»

                      Voilà comment est né le projet du blog bassistepro.com.

                      Dans ce blog je partagerai avec vous toutes mes astuces pour vous aider dans votre apprentissage de la guitare basse que ce soit en théorie de la musique, en rythme, en harmonie et tout autre sujet annexe et complémentaire à tout cela (rires).

                      Pour finir

                      Si vous souhaitez en savoir plus sur qui je suis, vous pourrez trouver toutes les informations sur le Blog BassistePro.com dans la partie A Propos ou tout simplement sur mon site internet Johann Berby

                      Je vous remercie d’avoir pris le temps d’écouter ce podcast de bienvenue et de présentation.

                      N’hésitez pas à commenter ce podcast et à partager ce podcast si cela vous a plu.

                      Ce n’est que le début d’une longue série de podcast à venir.

                      Et vous pouvez aussi recevoir gratuitement vos bonus en les télécharger via le formulaire dans la barre latérale.

                      Voilà, je vous dis à très très bientôt, d’ici là, bonne écoute, bon groove et Groove Like a Pig

                      /Blog BassistePro.com – Cours de musique

                      APPRENDRE LA MUSIQUE AVEC DES PROS PASSIONNÉS

                      École de musique GROOVE LIKE A PIG® : groovelikeapig.com

                      La Plus Grosse Communauté Francophone des Musiciens Motivés et Bienveillants qui Veulent Passer au Niveau Supérieur.

                      27 min

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