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Or


Derrière le divertissement familial et les succès au box-office, le cinéma de Steven Spielberg cache une grille de lecture beaucoup plus mystique et prophétique qu'il n'y paraît. Philippe-Henri Rambaud vous propose de plonger dans les arcanes du septième art en recevant l'écrivain et critique de cinéma Marc Obregon.
Autour du thème « Spielberg : rêve et science-fiction », notre invité dresse une passerelle fascinante entre les chefs-d'œuvre du réalisateur — de Rencontres du troisième type à la guerre des mondes — et l'actualité brûlante du « Disclosure Day », cette attente contemporaine d'une révélation officielle sur la vie extraterrestre. Fort de son actualité littéraire riche, marquée par la sortie de son diptyque d'anticipation Omega Town (Les Éditions du Verbe Haut) et sa participation au récent ouvrage collectif consacré à Maurice G. Dantec (Éditions Nouvelle Marge), Marc Obregon livre une analyse sur notre rapport au virtuel, au mythe et au sacré à l'ère technologique.
{Les mobiles} Calder les abandonne à présent au milieu de la nature, dans un jardin, près d’une fenêtre ouverte, il les laisse vibrer au vent comme des harpes éoliennes ; ils se nourrissent de l’air, ils respirent, ils empruntent leur vie à la vie vague de l’atmosphère {…} Le mobile de Calder ondule, hésite, on dirait qu’il se trompe et qu’il se reprend. J’ai vu, dans son atelier, une batte et un gong suspendus très haut dans les airs ; au moindre souffle, la batte poursuivait le gong qui tournait sur lui-même ; elle prenait du champ pour frapper, s’élançait et passait à côté, comme une main maladroite et puis, au moment où l’on s’y attendait le moins, elle arrivait droit dessus et l’atteignait au centre, avec un bruit affreux.
(Jean-Paul Sartre, Alexander Calder : Mobiles, Stabiles, Constellations, cat. exp. Paris, Galerie Louis Carré, 1946)
Dans le Bouddhisme Zen, on dit : « si quelque chose ennuie au bout de deux
(John Cage {Los Angeles, 1912 – New York, 1992}, Silence, Conférences et écrits, 1968)
La bande dessinée est-elle le vecteur d'une paresse intellectuelle contemporaine et du déclin de la lecture classique, ou constitue-t-elle au contraire une forme d'art majeure et un formidable tremplin vers l'imaginaire ? En compagnie du scénariste François Rivière et de la philosophe Bérénice Levet, le plateau confronte deux visions de l'esthétique et de la transmission culturelle. Un débat exigeant sur la place de l'image, le statut de la parole écrite et les mutations de notre rapport au récit.
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