[Emission L'effet Papillon]
Moi, président :
Moi président, je relirais attentivement Machiavel.
Moi président, je ne voudrais pas être celui, dans la mesure où je ne
peux pas me représenter, qui aura le Pen comme successeur. Mon
ego ne pourrait pas le supporter et l’Histoire ne retiendrait que çà de
Macron président.
Moi président, je me garderais bien de dire que la foule n’a pas de
légitimité. Voilà qu’il a une distinction entre la foule et le peuple ? Si
nous avons une démocratie représentative çà ne veut pas dire que le
peuple s’exprime une fois tous les cinq ans et que le restant du temps
il devient la foule et doit se taire.
Partant, je changerais la constitution en demandant au peuple s’il
veut un régime présidentiel ou parlementaire. Il n’est que temps face
à des institutions qui datent de De Gaulle et montrent leurs limites.
Face à la grogne, à un parlement qui n’est qu’une pétaudière genre
quatrième république, un gouvernement pour qui la démocratie
c’est le 49-3, je dissoudrais, cyniquement, l’Assemblée Nationale.
Soit je sors des nouvelles élections avec une majorité, donc je
redeviens légitime, soit l’opposition gagne provoquant une
cohabitation.
Moi président je choisis alors le premier ministre et le gouvernement
qui ira avec dans la parti nouvellement majoritaire.
Si c’est le FN je propose le poste à Le Pen, soit elle accepte, soit elle
refuse.
Si elle accepte, alors j’aurai 4 ans pour démonter les errances du FN
et son incapacité à gouverner au sein de l’UE. Elle sera face à ses
responsabilités programmatiques. Elle signera sa future défaite.