Podcast Historique Hystérique

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Podcast Historique Hystérique episodes

  • Demain : H + ?
    Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur la psychologie, l’être humain, son cerveau, sa pensée, ses émotions, ses relations. Le temps que vous compreniez, il sera trop tard : nous serons confrontés au transhumain (symbol : H+), puis au posthumain, totalement étranger à la nature humaine, inouï, imprévisible. Non content d’échapper à la sélection naturelle, de vivre au-delà de sa période de reproduction, de vaincre bon nombre de virus, de voguer plus vite qu’un poisson, voler plus haut qu’un oiseau, l’Homme va prendre en main sa propre évolution. Il ne sera pas seulement réparé, ni augmenté, mais transcendé.
    A lire
    Ray Kurzweil, Terry Grossman. Serons-nous immortels ? – Oméga 3, nanotechnologie, clonage…
    Miguel Nicolelis. Objectif télépathie : Tout ce que votre cerveau pourra bientôt faire sans que vous l’ayez même imaginé
    6 min
  • Aujourd’hui, partout : L’aurore des technopsys
    B-R-A-I-N : Brain Research through Advanced Innovative Neurotechnologies. Soit « recherches sur le cerveau grâce aux innovations neurotechnologiques avancées ». Parrain : Barack Obama, président des Etats-Unis. Un projet commun au NIH (Institut national de la santé), à la DARPA (département de la défense), la NSF (fondation nationale pour la science), et des organismes privés. Objectif : produire l’image en temps réel de centaines de milliers de neurones connectés (encore 80 à 100 000 milliards, et on verra le bout pour simuler un cerveau humain vivant…). De leur côté, le Human Connectome Project et le Human Brain Project européens visent la création d’un cerveau artificiel sur lequel explorer des simulations de symptômes ou de fonctionnement « normal » alternatif. Bon courage.
    A lire
    Jérôme Brunelin, André Galinowski, Dominique Januel, Emmanuel Poulet (Dir.). Stimulation magnétique transcrânienne : Principes et applications en psychiatrie
    Laurent Alexandre. La mort de la mort
    5 min
  • Charlottesville, 2015 : Le Reproducibility Project
    En 2012, on frissonne : Brian Nosek, professeur de psychologie à l’université de Virginie, annonce qu’il va coordonner la réplication de 100 expériences dont les résultats ont été publiés en 2008, dans trois revues de psychologie sociale et cognitive à comité de lecture. Après trois ans de travaux menés par 270 chercheurs volontaires, le verdict est peu glorieux : 61 % des expériences n’ont pas confirmé leurs résultats. En tout cas, pas de façon aussi nette que l’établissaient les psychologues d’origine, pourtant consultés lors des réplications pour s’assurer que leurs hypothèses et protocoles étaient bien respectés. Une telle marge d’erreur humaine fait désordre. La course à la publication dans des revues prestigieuses garantissant un maximum de citations dans des articles ultérieurs, a-t-elle faussé le système ?
    A lire
    Pascal Pansu, Nicole Dubois, Jean-Léon Beauvois. Dis-moi qui te cite, et je saurai ce que tu vaux : Que mesure vraiment la bibliométrie ?
    5 min
  • Paris, 2014 : La fierté des fous
    Etouffée, valorisée, sacralisée au fil des contextes, la parole des malades a toujours constitué un enjeu majeur des débats psychiatriques. Avec les mass media et particulièrement l’expansion fulgurante d’Internet, elle s’exprime avec une ampleur, une qualité et une exigence revendicative telles que le modèle paternaliste du bon médecin éclairé guidant l’égaré à travers les brumes de la folie a tout à fait volé en éclats. Et non plus tamisée, reformulée, interprétée ou instrumentalisée par des psys, des intellectuels ou des politiques, mais directe et foisonnante. Qui l’eût cru ? Le malade est devenu expert. Il entend expliquer ce qu’il vit, participer aux recherches, juger les traitements qui lui sont appliqués, lutter contre toute forme de stigmatisation, et parfois refuser qu’on le considère comme souffrant. Depuis 2014 il existe même une Mad Pride française, sur le modèle de la Gay Pride, pour déstigmatiser les malades.
    A lire
    « La parole aux patients ! » Le Cercle Psy, hors-série n°3, 2014.
    5 min
  • Arlington County, 2013 : DSM : c’est assez ?
    Ces dernières années, le DSM s’est attiré de nouveaux adversaires de taille. Le plus emblématique, et le plus embarrassant pour les défenseurs de la classification, n’est autre qu’Allen Frances (1942- ), professeur émérite de psychiatrie à la Duke University et ci-devant maître d’œuvre de… la quatrième édition du DSM, parue en 1994 ! Pendant 3 ans, Allen Frances ne cessera de vilipender publiquement l’élaboration de la cinquième édition, finalement parue en mai 2013 avec retard, et après 14 ans de travaux. A l’en croire, il y a quelque chose de pourri au royaume de l’APA.
    A lire
    Allen Frances. Sommes-nous tous des malades mentaux ?: Le normal et le pathologique
    Jerome C. Wakefield, Allan V. Horwitz. Tristesse ou dépression ? : Comment la psychiatrie a médicalisé nos tristesses
    5 min
  • Dartmouth, 2009 : L’épouvantable affaire du saumon zombie
    Craig Bennett, étudiant en neurosciences, est d’humeur badine. Ce bon folâtre règle son IRM sur des denrées achetées à l’épicerie. Il essaye avec un saumon et là, ô surprise, le poisson mort manifeste une trace d’activité cérébrale ! Il vient d’obtenir un exemple cocasse des faux positifs (trouver quelque chose alors qu’il n’y a rien) que l’on peut obtenir avec l’imagerie pour peu qu’on se dispense d’appliquer une procédure statistique dite de comparaisons multiples. Hélas, cette même procédure peut escamoter des données authentiques en produisant des faux négatifs (ne rien trouver, alors qu’il y a quelque chose). Il arrive que quand elle ne dit pas n’importe quoi, on puisse faire dire n’importe quoi à l’imagerie cérébrale…
    A lire
    Fabrice Guillaume. Le cerveau n’est pas ce que vous pensez : Images et mirages du cerveau
    Elena Pasquinelli. Mon cerveau, ce héros – mythes et réalité
    5 min
  • Londres, 2002 : L’année des hippocampes plastiques
    En 1949, le neuropsychologue canadien Donald Hebb (1904-1985) montre que l’activation simultanée de neurones renforce leurs connexions. Ce sont elles, et pas les neurones proprement dits, qui stockent l’information, réactivable suivant les contextes, plus vite et plus fort à chaque sollicitation. Dans les années 1950, David Hubel (1926-2013) et Torsten Wiesel (1924- ) constatent que si on coud l’œil d’un chat à sa naissance, la partie du cerveau concernée est réquisitionnée pour traiter l’information perçue par l’œil intact : le cerveau s’adapte tout seul. Au tournant du siècle, l’imagerie cérébrale (voir p. ) apporte des confirmations éclatantes chez l’humain. En 2002 Eleanor Maguire, de l’University College de Londres, souligne que chez les chauffeurs de taxi londoniens, la partie de l’hippocampe gérant la localisation spatiale s’agrandit à mesure qu’ils apprennent par cœur les quelques 25 000 rues de la capitale.
    A lire
    Stanislas Dehaene. Les Neurones de la lecture: Préface de Jean-Pierre Changeux
    6 min
  • Philadelphie, 2000 : La psychologie positive
    Symboliquement, c’est en janvier 2000, dans un numéro spécial de American Psychologist, organe officiel de l’American Psychological Association (APA) que  Martin Seligman (1942- ) appelle à la création d’une psychologie « positive ». Et il est alors président de l’APA, ce qui ne saurait nuire quand on ambitionne de lancer une nouvelle vague en psychologie… Qu’est-ce que la psychologie positive ? Une psychologie qui entend non pas uniquement positiver, loin de là, mais définir scientifiquement ce qui nous rend heureux (et qui se veut donc autre chose que le développement personnel, qu’elle regarde de haut). Son autre fondateur n’est autre que la terreur des correcteurs orthographiques, Mihaly Csikszentmihalyi (1934- ), d’origine hongroise, professeur à l’université de Chicago puis de Clairmont.
    A lire
    Martin Seligman. La force de l’optimisme
    Mihaly Csikszentmihalyi. Vivre
    5 min
  • Harvard, 1999 : Le gorille invisible
    Ulrich Neisser (1928-2012)i superpose plusieurs films montrant des joueurs de basket et prouve qu’une femme déambulant avec un parapluie peut passer inaperçue aux yeux des spectateurs. Mais l’expérience elle-même est passée inaperçue aussi… Une génération plus tard, une variante de l’expérience orchestrée à Harvard par Christopher Chabris (1966- ) et Daniel Simons (1969- ) décroche le jackpot. Cette fois le film présente une seule partie de basket, traversée en temps réel par un gorille qui se frappe la poitrine puis exécute quelques pas de danse avant de quitter le terrain. Pour peu que les spectateurs soient occupés à compter les balles échangées par certains joueurs, la moitié d’entre eux ne voient pas le gorille ! Ce qui illustre le phénomène dit de cécité attentionnelle.
    A lire
    Christopher Chabris, Daniel Simons. Le Gorille Invisible – Quand nos intuitions nous jouent des tours
    Jean-Philippe Lachaux. Le Cerveau attentif: Contrôle, maîtrise et lâcher-prise
    5 min
  • Seattle, 1995 : Le piège des faux souvenirs
    Elizabeth Loftus (1944- ) a 44 ans lorsque son oncle lui a révélé qu’adolescente, elle a découvert le cadavre de sa mère noyée. Ce qu’elle avait complètement occulté. Tout à coup, les souvenirs lui reviennent. Mais vérification faite, la scène est totalement impossible. Évidemment, le phénomène la fascine. Elizabeth Loftus apporte la preuve définitive qu’il est possible, souvenirs à l’appui, de convaincre quelqu’un qu’il a vécu un traumatisme. Elle est aujourd’hui considérée comme la femme psychologue la plus influente du XXe siècle. Et les faux souvenirs sont devenus un sujet d’expérimentation classique en psychologie de la mémoire.
    A lire
    Elizabeth Loftus, Katherine Ketcham. Le syndrôme des faux souvenirs
    5 min

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La psychologie à travers les siècles. Par Jean-François Marmion, psychologue, journaliste et rédacteur en chef du Cercle Psy.