Mardi 10 juin 2025 à 18h30HORS LES MURS ⇢ à la Seine Musicale (Boulogne-Billancourt)Avec Alexandre Lévy, artiste et directeur artistique de la compagnie aKousthéa, Faye Formisano, artiste et réalisatrice sur l’installation "Silence(s), paysages du vide", Valerie Rozec, docteur en psychologie de l’environnement, elle travaille au Centre d’Information sur le Bruit (CIdB),et Maya Gratier professeure de psychologie du développement à l’Université Paris Nanterre et directrice adjointe du laboratoire Ethologie, Cognition, Développement.Les échanges seront animés par Coralie Schaub, journaliste à Libération, spécialisée dans les thématiques environnementales. Autrice de "François Sarano, réconcilier les hommes avec la vie sauvage."---Dans notre société surstimulée, le silence est-il devenu un luxe ? Depuis quelques années, notamment à la suite de l’apparition du Covid, nous observons un exode urbain, une tendance des citadin·e·s à s’installer à la campagne pour retrouver le calme. Mais alors pourquoi ce besoin de silence ? Pourquoi aspirons-nous à fuir le bruit ? Depuis longtemps, le silence est perçu comme sacré, synonyme de paix intérieure, on en retrouve l’expression dans les monastères, à travers notamment le mode de vie des moines. Des pratiques silencieuses comme la méditation sont aujourd’hui de plus en plus courantes et des études montrent leurs bienfaits pour lutter contre le stress et l’anxiété mais aussi pour améliorer la concentration ou la gestion de la colère. En effet, le rôle du silence intervient depuis notre plus jeune âge puisqu’il aide au développement cognitif. L’apprentissage de la langue, des émotions est plus propice dans un environnement silencieux et il permet une meilleure concentration. Mais alors quelle place accorder au silence dans notre éducation et notre épanouissement personnel ? Comment préserver ou recréer des espaces de calme, pour soi et les autres, dans un monde saturé de sollicitations ?