Dans ce cinquième et dernier épisode, la compositrice Graciane Finzi revient sur une part essentielle de son travail : les œuvres pédagogiques et les opéras écrits pour les enfants et les adolescents. À travers cet échange, elle évoque la relation singulière qu’elle entretient avec les jeunes interprètes, dans un rapport de transmission fondé sur l’écoute, la considération et le partage, où tout le monde y gagne.
L’entretien revient notamment sur plusieurs œuvres marquantes de ce répertoire, parmi lesquelles Là-bas peut-être, opéra en trois actes conçu comme un spectacle total mêlant danse, chant, vidéo, sons fixés, accordéon, percussions africaines et ensemble instrumental.
Sont également évoqués Le Clavier fantastique, inspiré d’une nouvelle de Jules Verne, ainsi que Quand un enfant voyage, œuvre lyrique sur un livret de son mari Gilbert Levy. Ces créations, interprétées par des centaines d’enfants aux côtés de maîtrises et d’orchestres professionnels, ont donné lieu à de nombreuses représentations à travers la France.
Au fil de la conversation, Graciane Finzi mentionne son amitié avec la compositrice Isabelle Aboulker, elle aussi très engagée dans la création musicale destinée à la jeunesse.
L’épisode revient par ailleurs sur l’ampleur et la diversité du catalogue de la compositrice, fort de près de 180 œuvres. Graciane Finzi y partage son regard sur la manière de nommer la musique d’aujourd’hui : elle se reconnaît peu dans l’expression « musique contemporaine », préférant dire « nouvelle musique classique ».
Toujours très présente dans le paysage musical actuel, la compositrice affirme n’avoir jamais considéré le fait d’être une femme comme un obstacle à son parcours ou à la diffusion de son œuvre, même si elle confie un regret : celui de ne pas avoir vu son Concerto pour piano et orchestre inscrit au programme pour son 80ème anniversaire.
Enfin, Graciane Finzi évoque sa manière de percevoir l’orchestre : un monde en mouvement, vivant, face auquel le soliste avance seul, entouré des autres, une métaphore de la vie elle-même.
Un dernier entretien traversé par les souvenirs, où la parole de la compositrice se déploie avec sensibilité, confiance, liberté, sourire et générosité.
🎵 Musiques :
. Graciane Finzi — Free Quartet (1984) pour violon, alto, violoncelle et piano
Christophe Giovaninetti, violon ; Karine Lethiec, alto et direction artistique ; Florent Audibert, violoncelle ; Maria Perrotta, piano
. Graciane Finzi — Winternacht (2018) pour violon et piano, d’après la 3e sonate de Brahms, mouvement IV « Presto »
Agnès Pyka, violon ; Laurent Wagschal, piano
. Isabelle Aboulker — Le Lion devenu vieux (2018), mélodie pour voix et piano
Julia Kogan, soprano ; Isabelle Aboulker, piano
. Graciane Finzi — Miniatures (2022), œuvre pédagogique pour piano
Interprété par de jeunes pianistes lors de la résidence d’écriture de la compositrice Graciane Finzi
. Ludwig van Beethoven — Sonate pour piano nº 17 en ré mineur, opus 31 nº 2 « La Tempête », mouvement III « Allegretto »
Alfred Brendel, piano
. Graciane Finzi — Impression Tango (2008), extrait de l’album TrANsGressiOns
SpiriTango Quartet (Fanny Azzuro, piano ; Thomas Chedal, accordéon ; Benoît Levesque, basse ; Fanny Stefanelli, violon), avec Vassilena Serafimova, percussions.
🎧 Mastering : Emmanuel Marcoux — Audio Linea Studio
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