Aussi loin que Shaïnez s'en souvienne, le karaté kyokushinkaï fait partie de ses racines et elle n'imagine pas une seule seconde vivre sans. Shaïnez a une détermination inébranlable, des tibias (que je soupçonne être) en béton et la foi de croire en ce rêve qui l'anime pour devenir première mondiale. Le talent n'a rien à faire dans cette histoire, ce sont des milliers d'heures passées à répéter inlassablement les mêmes gestes, s'imprégner des préceptes du kyokushinkaï jusqu'à que cette rigueur et cet acharnement révèlent tout leur sens.